‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 162 sur 276 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

3,100,000 francs. Du reste, dans la construction du lycée Voltaire, M. Train a usé des mêmes procédés qui lui ont permis une décoration susceptible de modifier heureusement l'aspect généralement triste des édifices de cette nature. On lui doit enfin l'asile de la rue Portalis et le dessin d'un autel en orfèvrerie qui se voit dans l'église Saint-Augustin.

Le collège municipal Rollin fut commencé également en 1869, mais les travaux interrompus pendant la guerre ne furent repris qu'en 1871 et l'édifice fut inauguré en 1879. 11 eut pour architecte Napoléon Alexandre Roger, né à Paris le 5 mars 1806, élève de Hurtault et Moutier, médaillé de l'École des beaux-arls, architecte de la Ville de Paris de 1833 à 1872. Roger fut médaillé aux expositions internationales de Vienne et de Paris et est mort, chevalier de la Légion d'honneur, le 21 décembre 1883.

Le dépôt des phares et celui de l'École des ponts et chaussées, avenue d'Iéna, furent construits, vers 1851 ,par Alphonse Joseph Hugé, né à Paris, le 7 juin 1820. Membre du Conseil d'architecture, membre de la Société centrale et chevalier de la Légion d'honneur, Hugé est mort en 1887.

M. A. de Baudot, déjà connu par la construction de l'église de Rambouillet, commencée (dans le style ogival), le 14 avril 1868, et de l'église de Privas en 1879, de la Rochemeller (Nièvre), de Sambin (Loir-et-Cher), de Saint-Flovier (Indre-et-Loire), et de la flèche de la cathédrale, à Clermont-Ferrand, a donné les plans du lycée Lakanal à Sceaux et du lycée de Tulle (Corrèze). 11 a restauré le château de Rlois, la chapelle de Vincennes, la cathédrale du Puy, l'église Saint-Laumer, les bains et la fontaine de Louis XIII à Rlois, les églises de Rrevès, d'Aubozine, de Reaulieu, d'Arnac-Pompadour (Corrèze) et de Preully (Indre-et- Loire), etc., etc. M. de Raudot est architecte du gouvernement, inspecteur général des travaux diocésains, membre de la Commission des monuments historiques et de celle des lycées et collèges. Professeur du cours d'architecture ouvert au Trocadéro depuis six ans, M. de Raudot a donné plusieurs articles à la « Gazette » et à « l'Encyclopédie de l'architecture > .

M. Paul Emile Gout, né à Paris, le 1er mars 1852, directeur de celle publication et des parties qui s'y rattachent, critique d'art distingué, a construit, en 1889, le lycée Racine, rue du Rocher, remarquable par l'emploi du fer qu'y a introduit l'ar-

chitecte. Nous retrouverons M. Paul Gout, architecte diocésain, à l'occasion de ses nombreux travaux à Soissons, en Bretagne, dans le Lot, etc.

M. Emile Vaudremer dont nous aurons également occasion de reparler, lorsque nous présenterons au lecteur les édifices religieuxélevésàParispendant cette seconde période, fut l'architecte de deux lycées déjeunes fdles; du lycée Buffon, rue du Ranelagh — et du lycée Molière, puis d'un lycée à Montauban, fondé sur les mêmes principes que ceux construits par lui à Paris.

L'Ecole professionnelle des aveugles, à Paris, fut construite par M. Paul Blondel, né à Paris, le 6 janvier 1847, grand prix de Rome de 1876; il a déjà exécuté de nombreux travaux à Mulhouse; un dispensaire, deux hôtels, le diaconat, la bibliothèque — la Caisse d'épargne de Mayenne et un dispensaire à Paris. M. Blondel, officier d'Académie et chevalier de la Légion d'honneur, décoré de l'ordre de Charles 111 d'Espagne, professeur d'architecture et ancien auditeur au Conseil des bâtiments civils, fait partie de la Société centrale depuis 1884.

Parmi les architectes des nombreuses écoles communales ou municipales de Paris, nous citerons Sulpice Alexandre Eugène Chat, décédé le 19 décembre 1879, à l'âge de soixante et un ans, qui a restauré et agrandi en 1809, au moyen de conslructions nouvelles en façade sur la rue Turbigo, l'école municipale Turgot construite primitivement rue du Vert-Bois et achevé la mairie du IIIe arrondissement.

René Demimuid, entré à l'École centrale des arts et manufactures en i 855 el sorti de cette école en 1858, embrassa ensuite la profession d'architecte et devint élève de l'Ecole des beaux-arts. Architecte de la nouvelle Ecole centrale (couvrant toute la surface de l'ancien marché Saint-Martin), de la Société des ingénieurs civils, cité Rougemont et de l'école municipale rue d'Argenleuil, il est mort subitement à Paris le 7 janvier 1881, laissantà un ancien élève, comme lui, de l'Ecole centrale, M. Denfer, le soin d'exécuter (en deux années) le projet de reconstruction de cet établissement. Citons encore : M. Hédin, auquel on doit le groupe scolaire de la rue Barbanègrc (1875) ; M. Louis Pierre Hérard, né à Vaugirard, le 21 janvier 1815, auquel on doit l'établissement scolaire du boulevard des Amandiers, inauguré en 1867; M. C.-G. Huillard, né à Paris, élève

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