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CHAPITRE XII

qu'on exécutait à Notre-Dame de Paris en 1848, et, en 1874, architecte diocésain d'Angoulême, de Périgueux et de La Rochelle. En cette qualité, il exécuta des restaurations à la cathédrale d'Angoulême, à Saint-Front de Périgueux et à Saint-Michel de Bordeaux dont il refît la tour et la flèche; puis, construisit dans cette même ville Saint-Ferdinand et Sainte-Marie de la Bastide; il fut aussi l'architecte de Saint-Martial et de Sainl-Ausone à Angoulême, des églises des Barris, à Périgueux, de Mussidan, de Faux, de Bergerac, de Bassens, de Langoiran, de Valaysac, de Bégadan, A Paris, architecte, en 1866, de l'institution des Jeunes Aveugles, membre de la Commission des monuments historiques, en 1871 , inspecteur général des édifices diocésains, Abadie avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur, en 1856, officier en 1869, membre de l'Institut en 1875 et mourut à Chatou le 2 août 1884, laissant inachevée l'église du Sacré- Cœur de Montmartre, dont les travaux furent confiés à Daumel, d'abord, ensuite à Laisné, dont on va lire ensuite la biographie.

Nous avons donné plus haut celle de l'un des successeurs d'Abadie comme architecte de l'église du Sacré-Cœur, M. Daumet ; l'architecte de l'édifice fut ensuite Charles Jean Laisné, né à Fontenay-sous-Bois en 1819, élève de Huvé et de Lenormand, second grand prix d'architecture en 1844. Comme coopérateur à la ollection des archives des monuments Chisloriques, il a publié des dessins relatifs à l'abbaye d'Ourscamp (Oise), de Notre-Dame d'Étampes(Seine-et-Oise), de Saint-Pierre de Caen, etc., qui lui valurent une médaille au Salon de 1852. Nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts en 1863, il fut décoré en 1864 et exécuta les travaux du pont du Gard en collaboration avec Questel, à Notre-Dame de Dijon et à la cathédrale de Sens; architecte de la cathédrale de Gap, conçue dans le sentiment des anciennes églises romanes en 1886, il procéda aussi à l'installation de l'école normale de Cluny (Saône-et-Loire), ainsi que des lycées de Cognac et de Guéret. Nous avons dit plus haut qu'il fut l'architecte à Paris de la nouvelle Ecole de pharmacie et du lycée Janson-de-Sailly. Nous rappelons également ici pour mémoire que les églises de la Trinité, de Saint-Ambroise et de Saint- Joseph eurent pour architecte Ballu père.

Les églises Saint-Pierre de Montrouge (remarquable par l'absence des voûtes que l'architecte a remplacées par des charpentes

appareilles divisées en caissons peints et dorés) et Notre-Dame d'Auteuil qui se rattache franchement au style roman interprêté librement par l'artiste, furent construites, de 1860 à 1868, par M. Joseph Émile Auguste Vaudremer, né à Paris le 6 février 1829, que nous avons déjà présenté au lecteur comme architecte des lycées Buffon et Molière à Paris. Élève de Blouet et de l'École des beaux-arts en 1847. M. Vaudremer a obtenu le premier grand prix en 1854, a été décoré en 1867 et est membre de l'Institut depuis le 22 mars 1879. Architecte seclionnaire de la ville de Paris, il y a construit, outre les édifices que nous venons de citer, La maison d'arrêt de la rue de la Santé (1865) et restauré, dans le même temps, la façade latérale de Saint-Germain-l'Auxerrois; il dirigea la construction du temple protestant de la rue Julien-Lacroix et le groupe scolaire de la rue d'Alésia. En province, M. Vaudremer a élevé à Beauvais le palais épiscopal situé en face de la cathédrale, édifice bâti sur pilotis qui a coûté près de 300,000 francs, et le lycée de Montauban conçu dans le même sentiment que ses lycées de Paris.

Un édifice religieux qui rappelle les constructions du Nord et se compose d'une nef unique ogivale flanquée de chapelles détachées est l'église de la Sainte-Famille, rue de Charonne, élevée en 1 880 par M. Coulomb, dont nous ne pouvons donner que le nom.

Deux pères jésuites onl fourni les plans, vers 1880, de l'église du Jésus attenant à la maison mère de la rue de Sèvres, numéro 35, les PP. Martin el Tournesac, Le P. Martin était d'ailleurs déjà connu comme auteur du tombeau de sainte Genevièveplacé àSaint-Élienne-du-Mont, délicat réseau debronze doré orné de feuillages qui dissimule, sans le cacher, le sarcophage où sainte Geneviève fut inhumée.

La chapelle des Baptistes de la rue de Lille ouverte en 1873 el le temple évangélique de l'Étoile conçu dans le style ogival fleuri, inauguré en 1874, sont les œuvres d'un architecte étranger, M. Hansen.

Né à Paris en 1834, M. Alfred Aldrophe, élève de Bélanger et de l'École spéciale de dessin, fut d'abord attaché aux travaux d'architecture du chemin de fer de l'Est. En 1855, il était chargé du service de l'inslallalion de l'Exposition universelle de Paris, puis, en 1862, nommé architecte de la commission près l'Exposition universelle de Londres. Sous-inspecteur, dès 1855, des travaux

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