CHAPITRE XIV
lion définitive de l'École eut lieu le 1er novembre 1804. Nous ignorons d'ailleurs les dates de mort et de naissance de ces artistes.
Un mot seulement sur Luigi Mirri, né à Forli en 1747, qui vint à Rome pour étudier l'architecture dans l'atelier de Giansimoni ; il éleva en 1818 laMadonnadelFusco, ainsi que les palais Orcelli et Romagnoli. Il entreprit également de déblayer une grande partie des Thermes de Titus et publia le résultat de ses travaux dans deux volumes imprimés en 1876.
Rafaël Sterne se vit confier en 1817 par le pape Pie VII la construction de la nouvelle aile du musée du Vatican, dite le « Braccio Nuovo » , décorée de colonnes et de mosaïques antiques, ouverte en 1822. Les dates de naissance et de mort de Sterne nous sont inconnues.
La basilique de Saint-Paul hors les murs avait été détruite par un incendie en 1823, après que son portail eût été restauré par un élève de Fontana, Alexandro Specchi, auquel on devait déjà le palais des Jésuites dans le Gorso; trois architectes furent alors chargés de la réédification de l'édifice : Pietro Bosio, Pietro Camporése et Pasquale Belli, qui se mirent au travail. De Bosio et de Camporése nous ne savons rien et pas beaucoup plus de Belli, si ce n'est que de 1820 à 1822, il travaillait au palais du Belvédère, et qu'il mourut en 1833. Après la mort de Belli, Léon XII nomma directeur unique de la construction le chevalier Luigi Poletti, de Modène, mort en 1870. L'édifice inauguré en 1864 reproduit les dispositions présentes et les proportions de la basilique primitive, Divisé en cinq nefs par quatre-vingts colonnes corinthiennes de granit, à base et chapiteau de marbre blanc, il présente une façade principale percée de sept portes et, derrière la tribune du chœur, un haut clocher de style lombard s'élève au-dessus de l'abside.
Aide-architecte des travaux de reconstruction de Saint-Paul depuis 1837 et nommé architecte en chef en 1869, Virgilio Vespignani naquit en 1808 et mourut en 1822. Rome lui doit le plan de l'église du Sacré-Cœur, dans le Castro Praetorio, dont la première pierre fut posée le 18 août 1879. Ses travaux avant 1870 avaient été les portes Solaria, Pia, San Pancrazio; il travailla également à la restauration de Saint-Jean de Lalran, que son fils continua après lui, à la basilique libérienne de Saint- Pierre et au Campo Verano, le plus grand cimetière de Rome.
M. Vici André Busiri est né à Rome en 1817. Tout jeune, il étudia la peinture, mais bientôt s'adonna à l'architecture dans les ateliers de Tortolini, Seneri, Cavalieri et Folchi. Ses études achevées, il se mit au service de Pie IX qui le chargea de plusieurs travaux importants : le percement du quartier Mastaï, au Trastévère, et la fontaine isolée, la maison canonicale, la restauration et la décoration de la basilique Sainte-Agnès, hors la porte Pia, la restitution dans le style original de la chapelle de Saint- Thomas, à la Minerve, et de l'abbaye de Grottal'errala. M. Busiri érigeait en outre les deux collèges américains, dont l'un sert actuellement à l'usage du ministère de l'instruction publique. Il érigea plus tard les pénitenciers de Velletri, Frascati et Tivoli, et donna des projets relativement à la reconstruction de Saint- Jean de Latran, dont quelques-uns ont été exécutés depuis. M. Busiri dirigea aussi la reconstruction du presbytère et de Notre-Dame délia Quercia, près Vilerbe, un des monuments les plus complets de la Renaissance italienne. Lauréat du concours ouvert à Turin pour la construction d'un grand hospice qu'il exécute, il est architecte du Vatican, membre de plusieurs académies et notamment de l'académie de Saint-Luc, où il occupa pendant quelque temps la chaire de l'architecture. Il est également l'auteur dans la villa Penfidi, à Rome, du monument élevé à la mémoire des Français, pendant le siège de Rome en 1819.
Né à Spoleto en 1817, Giovanni Montiroli était tout jeune encore lorsqu'il se rendit à Rome pour étudier l'architecture à l'académie de Saint-Luc. Il n'avait pas encore achevé ses cours que l'architecte Canina, dont on va lire la biographie, lui offrit une place dans son atelier et en fit son plus dévoué collaborateur. Fort de ses éludes sur l'art antique, il put accepter l'offre que lui fit son maître de restaurer dans le style classique le château d'Alnwink, propriété du duc de Northumberland en Angleterre, où il resta pendant douze années. De retour en Italie, Montiroli commença, en 1858, une élude sérieuse de la restauration de Sainle-Marie-des-Anges, puis, en 1872, il imagina de modifier les Thermes de Dioclétien transformés, on le sait, en édifice religieux par Michel-Ange; il concourut également pour le projet du monument à élever à Viclor- Fmmanuel. Membre de plusieurs académies, il emploie activement sa verte vieillesse.