CHAPITRE XIV
taine réputation comme architecte de la façade du sanctuaire de la Vierge de Rho et du palais de la Villa royale, pour le comte Ludovico Belgiojoso (1790), mais pourtant le plan qu'il présenta en 1805 ne fut pas adopté et il mourut le 13 mars
Carlo Amati commença en 1806 la construction en marbre blanc du toit de la cathédrale, restaura diverses parties de la façade et présenta un projet comprenant deux clochers à placer aux deux côtés de cette façade. On lui doit aussi un projet pour terminer la cathé.drale de Pavie, et Milan lui doit l'église Saint-Charles-Borromée en forme de rotonde, élevée pour remplacer l'ancienne église des Servites. Il a laissé divers ouvrages : Antichita di Milano (Milan, 1831), Mémoires sur les colonnes antiques (Milan, 1831).
Luigi Canonica, son contemporain puisqu'il naquit en 1764, éleva à Milan en 1 805, sous la domination française, un immense amphithéâtre dit YArena, de 326 mètres sur 125 mètres et pouvant contenir 30,000 spectateurs. On pouvait en quelques heures l'inonder, et c'est ainsi qu'en 1807 Napoléon y assista à des régates fort bien organisées. La porta Vercellina, élevée en 1803 à l'occasion de l'entrée de Napoléon dans Milan, eut également pour architecte Canonica. Du reste, outre l'amphithéâtre que nous venons de mentionner, les palais de Milan et de Monza ainsi qu'un nombre considérable d'édifices dans l'Italie du nord ont été construits par lui. Canonica est mort, membre de l'Académie de Milan, en 1844, après avoir eu d'ailleurs, d'après Wiebeking, un collaborateur dévoué dans l'architecle Bettoli dont on cite seulement le nom.
Un autre classique fut Felice Pizagalli, Milanais connu pour avoir achevé, en 1830, l'église de S. Pontivolo. Nous n'en connaissons pas davantage sur la vie de cet artiste.
Une autre arène ou amphithéâtre fut construit à Manloue en 1819 et ouvert au public en 1821 par un architecte de Forli nommé Giuseppe Cantoni sur lequel nous n'avons d'ailleurs aucun renseignement.
L'architecte de la Porte orientale de Milan, œuvre de 1827, qui consiste en deux pavillons carrés d'ordre dorique ornés de statues et de bas-reliefs, fut Rodolfo Nantini, de Milan, qui avait fait à Rome ses études d'architecture. Professeur au lycée
impérial de Brescia dont il avait dessiné le cimetière monumental avec un phare et médaille d'or au Salon de 1855, il se fit encore connaître par la construction de plusieurs maisons particulières et des tombeaux, notamment celui de la famille Bonomini sur la roule de Brescia à Vérone, édicule de style go- Ihique très pur. Nous ignorons d'ailleurs les dates de naissance et de mort de cet architecle.
Le cimelière monumental de Milan qui fut l'objet d'un concours ouvert par la municipalité en 1860 a été confié au lauréat de ce concours, M. Carlo Maciachini, né à Induno Olona, dans le Milanais, en 1817. D'abord simple charpentier dans son pays natal, puis élève sculpteur sur bois dans l'atelier de Gregori, de Pavie, il vint à Milan avec l'intention d'y étudier l'architecture, ce qu'il fil sans le secours d'aucun maîlre, et il est aujourd'hui classé comme l'un des premiers arlistes de l'Italie. Il fut, en effet, l'architecte de la coupole de la cathédrale de Pavie et delà coupole de l'église du « Calcio », puis de la façade de l'église du « Carminé »,à Milan, et d'un grand nombre d'églises moins importantes. Créateur de l'école milanaise des arts industriels, il donne encore à celte œuvre tous ses soins, malgré son âge qui lui assure le droit de prendre un repos bien mérité.
Non moins considérable est l'œuvre de M. Giovanni Ceruti, né à Valpiana (Piémont) en 1842, mais qui étudia l'architecture à Milan même, aux cours de l'école polytechnique. Architecle, dans celte ville, du bâtiment de l'Exposition nationale de 1881, édifice de style vénelo-byzantin, svelte et léger, à la façade polychrome, aux arcades gracieuses que supportent de délicates colonnettes, il érigea ensuite la fontaine d'Aqui dite « la Bollente » et le Muséum municipal d'histoire naturelle qui est le premier des édifices de ce genre en Italie. La chapelle funéraire élevée par Ceruti à la famille du duc Visconti di Modrone mérite aussi d'être citée.
La Porta Nuova de Milan est l'œuvre de Giuseppe Zanoia, qu'il éleva en 1813 sur le modèle de l'arc de triomphe romain. Zanoia était né en 1752 à Omégna (lac Majeur) ou à Gênes. Il est certain que, dans .sa jeunesse, il se destina à l'étal ecclésiastique, mais que les connaissances en architecture qu'il possédait déjà permirent de l'attacher comme professeur à l'académie des beaux-arts de Milan, dont il devint le secrétaire. Auteur de