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CHAPITRE XIV

divers ouvrages littéraires, Zanoia mourut à Omégna, le 16 octobre 1817.

Le Milanais Achille Sfondrini fut un architecte de théâtres. Né en 1836, il embrassa la profession d'architecte en 1862, conslruisait en 1870 le théâtre de Salô et, en 1872, restaurait le théâtre Carcano à Milan. En 1880 était inauguré à Rome le théâtre Constanzi dont l'architecture lui fit Je plus grand honneur : il exécuta également Je théâtre d'Alexandrie (Egyplej. M. Sfondrini est membre de plusieurs sociétés savantes.

D'origine lombarde, Ange Colla avait été un compagnon de Garibaldi, en 1848; ce fut surtout un restaurateur d'édifices anciens parmi lesquels nous citerons : un des côtés de l'église du Monastère Majeur, de l'intérieur de Saint-Jean aile Case Rosse; celle de la petite église de San Calinero, en style lombard, et de Saint-Jean in Conca du même style, et celle du palais « Gotico » de Plaisance, bijou architectonique du moyen âge italien ; enfin, le plan du palais Marino, résidence de la municipalité milanaise. Nous avons à citer également ses projets de la façade du palais Marino, de Sainte-Marie-des-Grâces, du château de Porla-Giovia et delà façade de la basilique milanaise, projets qui, pourtant, ne furent pas acceptés. Colla construisit d'ailleurs un grand nombre d'éclitices particuliers dont nous n'avons pas à nous occuper ici et mourut à Milan en 1892.

Plus jeunes que les précédents, quoiqu'ils jouissent déjà d'une certaine notoriété, sont les architectes milanais MM. Lucca Beltrami et Giuseppe Brentano. Le premier naquit à Milan en 1855. D'abord élève de l'école polytechnique et de l'académie des beaux-arts de sa ville natale, il suivit ensuite les cours de l'Ecole des beaux-arts de Paris, puis fut quelque temps sous-inspecteur des travaux de l'Hôtel de Ville. De retour dans sa patrie, il fut nommé professeur adjoint d'architecture à l'académie de Milan et prit part à plusieurs concours, notamment à celui ouvert pour la réfection de la cathédrale. Il est l'architecte du palais de l'exposition permanente de cette ville et de la synagogue. Inspecteur régional et choisi par ses concitoyens pour les représenter à la Chambre des députés, M. Beltrami a écrit sur l'architecture plusieurs ouvrages estimés dont nous ne connaissons pas les titres. Quant à M. Brentano, également né à Milan, le 14 avril 1862, ej élève

de l'école polytechnique, ainsi que de l'académie des beaux-arls de son pays, il avait obtenu le premier prix (40,000 fr.) lors du concours pour la façade de la cathédrale; malheureusement, une mort prématurée (arrivée le 31 décembre 1889) est venue anéantir toutes les espérances qu'on avait pu fonder sur son jeune talent.

Mais l'œuvre architecturale la plus complète du siècle que puisse montrer avec fierté la ville de Milan est, assurément, la galerie Victor-Emmanuel, sur la place du Dôme. En forme de croix latine d'une longueur de 195 mètres et d'une largeur de 14m,50, ce passage (car c'est un passage) présente, au point d'interseclion, une coupole d'une hauteur de 50 mètres et des vasistas espacés de façon à assurer la ventilai ion de toutes les parties de l'édifice. C'est à la suite d'un concours que Giuseppe Mengoni, né à Bologne, posa en 1865 la première pierre de la galerie Victor- Emmanuel qui lui assura une notoriété européenne mais dont il ne vit pas l'achèvement, ayant été précipité d'un échafaudage mal établi, le 30 décembre 1867, à la veille de l'inauguration. Mengoni fut également l'architecte des bâtiments de la caisse d'épargne de Bologne et d'un marché couvert à Florence.

Comme Milan, la ville de Florence compte un certain nombre d'architectes de talent parmi ceux que le siècle a vu naître. Mais la situation de capitale du nouveau royaume d'Italie qu'elle conserva quelques années, avant 1870, ne semble pas avoir exigé la création d'édifices civils nouveaux. Quoiqu'il en soit, nousen commencerons la liste par Niccola Matas, l'architecte de la façade de l'église Santa Croce, àFlorence, d'après, disent quelques auteurs, un dessin de Cronaca retrouvé par lui dans la galerie des Offices; cette façade fut achevée en 1863; il n'en est pas moins vrai que les projets de Matas pour le cimetière de San Miniato al Monte et pour la façade de Sainte-Marie-des-Fleurs prouvèrent, dans leur temps, la valeur de cet architecte. Il nous reste à dire que né à Ancone le 6 décembre 1798, il est mort à Florence en 1872.

Mariano Falcini, qui naquit le 10 mai 1804 à Campi Bisenzio, près Florence, fit ses premières études d'architecture à l'académie des beauv-arls de cette ville et put les continuer à Rome, comme pensionnaire du gouvernement italien. A son retour à Florence, nommé architecte adjoint des bâtiments royaux, il a

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