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CHAPITRE XIV

pris sa retraite avec le titre d'ingénieur en chef du génie civil. Ses principaux travaux sont : l'appropriation de l'ancien Hôtel des monnaies (Zecca) en bureau des Postes, l'établissement du cimetière de San Miniato al Monte, la construction de la synagogue, en collaboration avec Vincent Micheli et Marco, la décoration de la ville, lors de la réception à Florence de Victor- Emmanuel et à l'occasion des fêles du centenaire de Dante; hors de Florence, une fontaine monumentale à Prato (Toscane), le théâtre et la restauration de l'église Sainte-Marguerite à Cortone, l'hospice de Pietra Sanla, le théâtre de Campi Bisenzio, l'établissement thermal de San Venere avec le casino qui en fait partie. Falcini est mort en 1885, laissant un grand nombre de dessins de monuments romains.

Emilio de Fabris, né en 1808, mort en 1883, n'a pas vu la fin du travail considérable qu'il avait commencé en 1875, dix ans après l'acceptation de son projet; il s'agissait de remplacer la façade élevée au xvme siècle, de Santa Maria dei Fiori; on doit encore à Fabris le tombeau élevé au Tasse dans l'église Saint- Onufre, à Rome; c'est tout ce que nous avons pu savoir de lui.

Plus complèle sera la biographie de M. Giuseppe Poggi, l'auteur de la célèbre Viale dei Colli (allée des Coteaux). Né à Florence en 1810, il a d'abord été chargé des travaux exécutés pour prévenir les inondations de l'Arno et de ses affluents, de la démolition de l'enceinte nord de Florence, de la construction des jardins qui entourent ce côté de la ville, de la « Viale dei Colli », de l'égout collecteur tant de l'ancienne que de la nouvelle Florence, du Champ de Mars, de la loggia de Michel-Ange et des rampes de l'ancienne porle San Nicolo (le monument qui réunit les chefs-d'œuvre de Buonarroti) ; l'aménagement de la place San Nicolo et de la place de Porta alla Croce, dite aujourd'hui « Beccaria», les bâtiments de la place Cavour ; enfin la décoration proposée pour la place Victor-Emmanuel au Cascine. Et ensuite la restauration de plusieurs palais florentins ; celle du plafond de l'église dell' Annunziata, ainsi que le projet de son clocher en cours d'exécution. Hors de Florence il fut l'architecte des bains de Casciano et fit des études pour la transformation de la place Saint-Charles, à Turin, en Panthéon des hommes illustres. M. Poggi, octogénaire, a conservé toute son activité et toute son énergie.

Giuseppe Castellazzi, né à Vérone en 1836, fut élève de l'université de Parme et de l'académie des beaux-arts de Venise dont il a été le dernier pensionnaire à Rome. Il publia le résultat de ses voyages artistiques sous le titre de Ricordi di arrhitettara orientale et exerça, à son retour, sa profession à Venise où il restaura l'escalier du palais Contarini dal Bovolo. Nommé en 1874 professeur d'architecture à l'académie de Florence, il restaura la Loggetta del Bigallo, sur la place du Dôme à Florence, ainsi que l'église de S. Trinita. Mais il mourut subitement en 1888, sans avoir pu achever celte restauration.

C'est à Florence, sa ville natale, que M. Giuseppe Boccini naquit en 1840 et fit ses études d'architecture. Ses travaux à Florence sont : le cimetière évangélique commencé en 1877, l'église épiscopale américaine et plusieurs tombeaux, puis, hors de Florence, la caisse d'épargne d'Imola, commencée en 1879.

Le collaborateur de Falcini, lors de l'érection de la synagogue de Florence, M. Vincente Micheli, est florentin. Professeur d'architecture à l'académie de Florence à laquelle il soumit un projet d'agrandissement remarquable des hôpitaux de la ville, il est l'architecte du Ponte Nuovo de Pise, du théâtre de Carrare et du pont de Santa Croce, sur l'Arno, etc.

M. Félix Francolini est né à Florence le 9 juin 1809 et fut élève de l'académie des beaux-arts de celte ville, où il resta jusqu'à l'année 1831, y enseignant l'architecture comme professeur adjoint. Il cultiva avec succès la gravure sur cuivre ; secrétaire de l'académie florentine des beaux-arts, il en fut élu président après le décès d'Ëmilio Fabris. Les travaux qui furent contiés à M. Francolini sont très nombreux; ici nous nous bornerons à citer parmi les plus importants : l'établissement des abattoirs publics et le marché aux bestiaux de Rifredi, aux environs de Florence.

Après avoir passé en revue les artistes contemporains des cités les plus importantes du Nord de l'Italie (nous donnerons une place à part à la ville de Turin), descendons vers le sud et examinons quelles furent les œuvres architecturales que Naples a vu s'élever depuis le commencement du siècle. C'esl dans celte ville que l'école de Borromini avait fait le plus de prosélytes; aussi tous les édifices du xvme siècle y portent la marque des exagérations les plus insensées de l'architecture fantaisiste du

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