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CHAPITRE XIV

pays nalal et présenta un projet lors de la construction d'un théâtre à Vienne (qui ne fut jamais exécuté) et d'uneéglise à Nice. Architecte de la compagnie des chemins de fer Lombardo- Vénitiens, il était parvenu à la première classe de son grade lorsqu'en 1836 il fut nommé architecte de la basilique de Saint- Marc où il exécuta divers travaux; à Venise, il restaura les églises de Saint-Silvestre et de Casciano et reconstruisit la façade de l'hôpital civil (ancienne Scuola di S. Marco), il éleva des églises à Carpanedo, à San Dona de Piave, à Fossalsa de Piave et, à Rovigo, la synagogue ; mais c'est surtout comme architecte de théâtres que se lit connaître Meduna : ainsi il réédifia avec son frère le théâtre délia Fenice après l'incendie qui le détruisit en 1836, il fut l'architecte des théâtres de Ravenne et de Spalatro; puis restaura et transforma les théâtres de Vérone, de Vicence et de Rovigo. Enfin, parmi les travaux de Meduna à Lonigo et Padoue, citons les écuries du comte Papadopoli.

Gênes compte plusieurs architectes : celui de l'église SanMarino comprenant trois nefs avec un péristyle hexastyle s'appelait Antonio Serra: c'était, on le voit, un classique; il appliqua les principes qu'il avait adoptés à presque toutes ses constructions, et mourut en 1845.

Le chevalier C. Barbarino attacha son nom à la construction de l'ancienne façade de l'église San Ciro, à l'autel de l'église de la Madonnadel Remedio ainsi qu'à celui élevé dans la chapelle del Sacramento du Dôme; puis il bâtit le théâtre Carlo Felice ouvert le 7 avril 1828 et construisit la grande salle du palais di Marini, la villa di Franchi et fit à Gênes de nombreuses améliorations.

César Parodi fut à la fois ingénieur et architecte et entra d'abord dans la carrière de l'enseignement ; c'est ainsi qu'ayant passé heureusement son examen pour l'agrégation des sciences physiques et mathématiques à l'université génoise, il fut chargé d'abord du cours de géométrie descriptive; puis, en 1853, du cours d'architecture et de construction. Mais la chaire qu'il occupait ayant été supprimée, il refusa d'accepter celle qu'on lui offrait à l'institut technique supérieur de Milan et à l'école qu'on se proposait de fonder, à ce moment, à Ferrare dans le but de former des ingénieurs hydrauliciens. Il renonça définitivement à l'enseignement théorique par l'école et ouvrit un atelier où se m. 26

firent recevoir nombre de jeunes ingénieurs lombards, vénitiens, romains que les événements politiques cbassèrent alors de leur résidence, pendant que plusieurs compagnies de chemins de fer italiens se l'attachaient comme ingénieur. De 1873 à 1883, M. Parodi a signé des œuvres vraiment architecturales : des hôpitaux et des maisons ouvrières parmi lesquelles celles qu'il a construites à Gênes peuvent servir de type à toutes les constructions de cette nature ; l'hôpital de Saint -Raphaël à la Coronata près de Gênes (qui n'a pas encore été inauguré) et celui de Saint-André-Apôtre ne sont pas seulement des établissements dans lesquels se trouvent réunies toutes les améliorations réclamées par les lois de l'hygiène, ce sont de véritables édifices où l'architecture remplit un rôle considérable. Nous devons dire d'ailleurs que l'Italie doit le dernier de ces hôpitaux à la générosité de la duchesse de Galbera. M. Parodi n'a jamais été un écrivain et on ne peut guère citer de lui que le véritable plaidoyer qu'il écrivit en faveur du projet d'amélioration du port de Gênes, projet adopté d'ailleurs par le gouvernement et exécuté, grâce au don de vingt millions fait parle duc de Galbera. Chargé de plusieurs fonctions publiques et grand- officier de l'ordre des SS. -Maurice- et- Lazare, M. Parodi réside à Gênes, estimé et honoré de tous ses concitoyens.

Vérone doit à l'architecte J. Barbieri, d'après Dupays, son cimetière qui date de 1855, remarquable par sa structure qui consiste en un quadrilatère entouré de portiques de tous les côtés avec des murs d'une épaisseur telle que les bières peuvent y être logées sans faire saillie sur les galeries où circulent les cortèges et les visiteurs.

Giacomo Franco, qui est architecte du « dôme » de Lonigoprès de Vicence, édifice qui rappelle le style lombard des églises de Vérone, et de la synagogue de Vérone qui n'a d'ailleurs jamais été achevée, n'a point passé par les écoles. Né à Vérone le 11 février 1818 et dessinateur par vocation, il apprit l'architecture chez un ingénieur architecte de ses amis et commença par travailler pour l'ouvrage de M. J. Gailhabaud, « l'Architecture du ve au xviue siècle », puis pour la publication de Verdier, qui n'eut pas de succès. On lui doit également « l'Ossuaire de Custozza», monument élevé sur la colline de Belle-Vue de 1875 à 1879 en souvenir des deux batailles livrées par les troupes

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