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CHAPITRE XIV

connaître par la réparation du pont romain d'Alcantara, sur le Tage, dont on connaît l'auteur, C.-L. Lacer (voir volume 1er) ; mais il en a respecté le plan primitif, remplaçant seulement par le lion de Caslille l'aigle sculpté sur l'arc de triomphe élevé au milieu du pont.

Citons encore : le couvent d'Atoclia, à Madrid, fondé en 1523, rebâti sous Ferdinand VII, de 1803 à 1833, par Isidro Velasquez; le palais épiscopal de Logrono, construit en 1855 par M . Francesco Henriquez-Ferrer , né à Grenade, élève de Maestro de San Juan, et le bâtiment destiné à l'exposition des beaux-arts élevé à Madrid en 1867 par M. Indo, plutôt ingénieur qu'architecte. Un Français, Couvrechef, né à Mathieu, près Caen, d'abord tailleur de pierres, avait fait péniblement ses études d'architecture à notre École des beaux-arts. Devenu cependant architecte des bâtiments de la Couronne, il fut envoyé en 1857 par l'impératrice Eugénie en Biscaye, avec la mission d'y restaurer le châteBu d'Artéagaety mourut pendant l'exécution des travaux.

M. Ortès ou Ortiz Villajos a posé en 1865 la première pierre de l'église de Buen Succeso, à Madrid, inaugurée le 25 mars 1868, ainsi que l'hôpital qui y est attenant. Nous ne connaissons pas les autres œuvres de Villajos.

Annibal Alvarez y Buquel, fils d'un sculpteur, était né en 1810 à Rome où son père était retenu par d'importants travaux Il puisa dans la copie des monuments antiques le goût qu'i. montra ensuite pour l'architecture et compléta ses études dans l'atelier d'Isidro Velasquez. Après un séjour de trois années en Italie, il revint en Espagne en 1839 et fut alors nommé membre de l'académie de San Fernando dont il fut bientôt l'un des professeurs les plus distingués. Alvarez fut successivement architecte en chef du Sénat et du ministère de la Gobernacion, vice-président de la Junte consultative, de la police urbaine et des édifices publics. Comme membre de la Junte consultative des prisons, il fournit au gouvernement espagnol un projet de pénitencier très étudié qui, s'il ne fut pas exécuté, n'en a pas moins été fort estimé des hommes compétents de l'époque. Chargé, en 1846, de présenter un projet d'asile d'aliénés et ceux de quatre hospices à ériger à Madrid, il ne put exécuter que l'hospice de la Princesse, et encore les travaux de construction de cet édifice furent-ils notablement réduits par le manque de fonds.

Auteur aussi du monument funéraire du marquis de Espeja,* dans le cimetière de Saint-Louis, et de la Banque de Fomenlo, Alvarez est mort à Madrid le 5 avril 1870.

Le Portugal nous fournit également peu de noms d'architectes contemporains.

Professeur suppléant d'architecture à l'académie de Lisbonne, en 1843, M. Pereira Santos, né vers 1800, bibliothécaire de l'académie de Lisbonne, et Joseph da Costa Sequeira, contemporain de Sanlos, concoururent inutilement au projet demandé pour l'érection du théâtre du Rocio et de la municipalité.

Plus heureux que les précédents, Joachim Possidonio Narcisse da Silva, dirigea les constructions nouvelles du palais de Las Nécessidades,en. 1846, auquel on pourra reprocher une certaine exagération de décoration.

Nommé architecte de l'Infantado, Manoel da Sousa fut chargé de l'éreclion de ce palais en 1827 ; il est, en outre, l'architecte de plusieurs édifices publics dont nous ne pouvons donner l'énumération. Francesco da Sousa, chevalier de l'ordre du Christ, élève de son père, lui succéda dans l'exécution des travaux faits par lui au Patriarchat et au palais des Trois Ordres militaires; il est mort à Lisbonne en 1814, à l'âge de soixante ans. Un dernier membre de la famille des Sousa, professeur à l'académie royale, Francesco Sousa, fut l'architecte de l'église du Patriarchat et chargé de l'exécution de plusieurs constructions publiques : nous ignorons la date de sa mort. Enfin, nous ne pouvons quitter l'Espagne sans dire quelques mots d'un architecte espagnol bien connu de ses contemporains, Dom Francisco Daniel Molina, auteur, en 1851, à Barcelone, d'une fontaine monumentale élevée à la mémoire d'un conseiller à la cour de Barcelone.

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