CHAPITRE IL
existent toutes encore; il nous suffira de les citer : de 1824 à 18.44, l'église de Saint- Vincent-de-Paul (en collaboration avec Le Père), la restauration d'une porte de l'église Saint-Remi à Reims; de 1833 à 1840, les embellissements de la place de la Concorde et des Champs-Elysées ; de 1838 à 1839, la rotonde du panorama Langiois dans les Champs-Elysées; de 1839 à 1840, le cirque des Champs-Elysées; de 1844 à 1846, la caserne des sapeurs-pompiers établie dans l'ancien couvent des Bernardins; le tombeau de la comtesse Potocka et celui des familles Le Père et Hittorfî au cimetière du Nord; de 1848 à 1851,1a mairie du Panthéon, faisant pendant à l'École de droit (Voir biographie de Guénepin); de 1852 à 1854, le cirque du boulevard du Temple et l'école communale de la rue des Prêlres-Saint-Germainl'Auxerrois; en 1856, la maison Eugène-Napoléon fondée pour l'éducation de trois cents jeunes filles pauvres; le projet des hôtels qui bordent le rond-point de l'Arc-de-Triomphe-del'Etoilc ; le grand hôtel duLouvre(en collaboration avec Armand, Pellechet et Rohault de Fleury); de 1857 à 1859, la mairie du Louvre et le presbytère de Saint-Germain-l'Auxerrois ; de 1859 à 1860, le presbytère de Saint-Vincent-de-Paul; de 1816 à 1865, le théâtre de la Gaîté (en collaboration avec Cusin). Hittorfî est mort le 25 mars 1867, officier de la Légion d'honneur, membre de l'Institut et des Académies de Milan, de Berlin, de Munich, etc. Il a laissé le projet d'une salle de spectacle et d'une salle de musée pour sa ville natale et écrit, soit seul, soit en collaboration, de nombreux ouvrages, notices et brochures concernant l'architecture et l'archéologie.
François-Léon Reynaud était né à Lyon le 1er novembre 1803, et ingénieur en chef des ponts et chaussées depuis 1830, lorsqu'il fut chargé de l'installation de la gare du chemin de fer du Nord. C'est tout ce que nous avons à dire sur le collaborateur d'Hittorff, accidentellement architecte.
François -Alexandre Duquesney était né en 1800, et élève de Percier, inspecteur des travaux de restauration de la Sorbonne et architecte des premiers bâtiments de l'École des mines; il mourut tout jeune encore en 1849. La gare du chemin de fer de l'Est, remarquable par son fronton surmonté par la statue colossale de la ville de Strasbourg, commencée par lui en 1847, fut achevée par Bellanger, dont nous ne connaissons que le nom..
C'est un ingénieur, Eugène Flachat, né, d'après Vapereau, le 16 avril 1802, qui construisit la petite gare du chemin de fer de Saint-Germain, sur la place de l'Europe, vers 1844, gare qu'on transporta depuis rue Saint-Lazare, et qui vient d'être démolie. Flachat, préoccupé, un des premiers, de la création des chemins de fer français, s'était associé avec son frère Stéphane Flachat, Lamé et Clapeyron, et avait élaboré avec eux le projet du chemin de fer de Saint-Germain. En 1844, il créa le chemin de fer atmosphérique du Pecq, puis plus tard construisit le chemin de fer du Midi. Fort connu dans le monde de la science, il avait néanmoins pris part au concours ouvert pour la construction des Halles centrales et avait été chargé, en 1858, de la consolidation de la tour centrale de l'église de Bayeux. Il est mort officier de la Légion d'honneur, ingénieur en chef des chemins de fer de l'Ouest, le 16 juillet 1 873, à Arcachon.
Ce fut à un élève de Provost et d'Achille Leclère, Alfred Armand, né à Paris le 8 octobre 1805, que revint la mission de construire la gare Saint-Lazare, tant dans sa partie sur la rue Saint-Lazare que dans celle en retour sur la rue d'Amsterdam, en 1841-1842; il avait d'ailleurs déjà construit les gares de Versailles rive droite (1839), de Saint-Cloud (1840), de Rouen (1845), de Saint-Germain (1846-47). Lorsque, en 1845, h la suite de justes réclamations formulées par la Société centrale des architectes, le ministère des travaux publics adjoignit des architectes aux ingénieurs pour l'exécution de tous les travaux d'art des lignes de chemins de fer entreprises sous le régime de la loi spéciale de 1S42, Armand fut appelé à diriger toutes les constructions que fit exécuter, en dehors de Paris, la Compagnie des chemins de fer du Nord; de 1846 à 1851, il construisit pour cette compagnie de nombreuses gares dans les déparlements et, parmi elles, celles d'Amiens, d'Arras, de Lille, de Calais, de Saint-Quentin et de Douai, ainsi que les vastes gares et ateliers de La Chapclle-Saint-Denis. C'est à la fin de ces travaux que, en 1847, M. Armand fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. Cet architecte eut ensuite à agrandir la partie de la gare qu'il avait construite rue Saint-Lazare pour les chemins de fer de l'Ouest, ce qu'il fit de 1851 à 1853.
Transigeant avec notre programme, nous citerons seulement deux constructions d'intérêt privé élevées par Armand : l'hôtel