‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 34 sur 276 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

de la fontaine dite de la Paix élevée devant le marché Saint- Germain.

Quant à Charles-Marie-Auguste Frœlicher, à Antoine Tavernier et à Prosper Deschamps, nous ne les mentionnons ici que parce qu'ils sont architectes, l'un de la grande galerie du Commerce, boulevard Bonne-Nouvelle, conslruile avec Grisart en 1828, le second des anciennes galeries Boufflers, boulevard des Italiens, et le troisième du passage Verdeau.

Deux autres passages bien connus des Parisiens furent ouverts à la même époque par deux architectes différents : la galerie Colbert (1826) entre la rue Vivienne et la rue Neuve-des- Petils-Champs, par Jean Billaud, né à Marans (Charente-Inférieure), architecte, à l'étranger, d'une salle de spectacle et, à Paris, de plusieurs établissements industriels; le passage Choiseul et le passage Saucède (aujourd'hui disparu dans la percée du boulevard Sébaslopol) furent également créés pendant la Restauration par un architecte, élève de Percier, qui jnuil alors d'une certaine notoriété, François Mazois, né à Lorienl en 1783, mort le 31 décembre 1826, officier de la Légion d'honneur.

Bien que les gouvernements de la Restauration et de Louis- Philippe se soient moins préoccupés que celui de la République de la question de l'enseignement primaire, il faut reconnaître que cependant on augmenta, à Paris du moins, le nombre des écoles destinées aux enfants du peuple. L'érection des édifices de cette classe nous fournit l'occasion de citer à nouveau Mazois qui restaura le palais de l'archevêché à Reims à l'occasion du sacre de Charles X et, en Italie, le palais de Porlici près de Naples, le palais de notre ambassadeur à Rome et l'église de la Trinité- des-Monts dans la même ville, fut inspecteur des bâtiments civils et auteur d'un ouvrage estimé sur les ruines de Pompéi et d'Herculanum que termina l'architecte Gran. Nous citerons également Maingot, né le 11 août 1779, mort le 30 avril 1850, architecte, en 1832, de l'école mutuelle de la rue Élisabelh et Durand-Billon, architecte, en 1844, de l'école communale de la rue de Charonne.

Parmi les embellissements de la capitale, en dehors de l'Arc de Triomphe, de l'Obélisque, de la colonne commémorative de la place Vendôme et du monument de Juillet dont nous parlons plus loin, nous n'avons guère à mentionner que les fontaines,

élevées place du Marché-aux-Chevaux, à la poinle Sainte-Eustache,au parvis Notre-Dame, place de l'École, [rue de Vaugirard, à l'angle de la rue du Regard, place du Châteiet, place de l'Archevêché, et la fontaine Cuvier, rue Saint- Victor, adossée à la grille du Jardin des Plantes. De toutes ces fontaines, dont, croyons-nous, les trois dernières seules existent encore, les archilectes furent François-Joseph Bralle, né à Paris en 1750, mort vers 1832, architecte du théâtre d'Amiens de 1773 à 1779, et Alphonse Vigoureux, né à Aix-la-Chapelle en 1802, mort inspecteur du bâtiment des Sourds-Muels, à une époque que nous ne pouvons préciser.

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