‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 43 sur 276 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

retraite en 1832 et mourut à Paris le 22 décembre de la même année.

A Toulon, un simple édifice à signaler, quoiqu'il ne soit pas œuvre d'architecte, mais plutôt d'ingénieur: c'est l'embryon de l'hôpital de Saint-Manclrier (considérablement augmenté depuis). Il se composait à ce moment de deux pavillons parallèles construits en 1819, perpendiculaires à l'hôpital primitif, et d'une chapelle présentant une coupole soutenue par seize colonnes d'ordre corinthien, autour de laquelle régnait une galerie couverte décorée de vingt-quatre colonnes d'ordre dorique. Ce bâtiment rappelait, comme on le voit, par sa forme, le temple du Soleil à Rome. L'ingénieur Rocourt de Charleville et Benard ou Bernard, inspecteur général des travaux hydrauliques, ont attaché leurs noms à ces constructions; nous n'en pouvons pas dire plus.

Un architecte du département duVar, de 1820 à 1856, acouvert ce département d'édifices portant tous le caractère architectural de l'époque à laquelle ils furent élevés; il s'appelait Esprit-Bernard Lantoin, était né, en 1787, à Aix-en-Provence et étaitélève deCoste.Arcliilecte,enl823, du nouveau palais épiscopal et de l'hospice de Fréjus, de 1823 à 1 851 , de la prison départementale, en collaboration avec Ballard père, du théâtre et de l'hôtel de la préfecture en 1848, il éleva, hors de Draguignan, l'église deNans, les mairies de Saint-Raphaël et de Lorgues en 1 838, le palais de justice, la prison et la caserne de gendarmerie de Brignoles en 1839, le palais de justice, la prison et la caserne de gendarmerie de Toulon en 1842, le palais de justice, la prison et la caserne de gendarmerie de Grasse, et restaura en 1840 la basilique de Saint- Maximin (arrondissement de Brignoles). Obligé de céder, en 1846, ses fonctions d'architecte diocésain à l'architecte Lejeune, de Paris, il n'en continua pas moins, en 1850, la restauration d'une œuvre intéressante du xn0 siècle, le cloître de l'ancienne abbaye du Thorouet à Draguignan, qui lui devait déjà l'église du couvent de Sainte-Marthe en 1842 et celle du couvent du Bon-Pasteur élevée en 1844. Enfin, il construisit, en 1854, l'église paroissiale des Arcs et mourut à Draguignan en 1856.

Moins favorisé que le département du Var, celui des Pyrénées-Orientales ne présente qu'un édifice construit pendant cette m. 6

période, le fhéâlre de Perpignan, élevé en 1813 : architecte, Toreilles, sur lequel nous ne possédons aucun renseignement. Le palais de justice de Privas, ainsi que le grand séminaire de Viviers, exécutés en 1826 sur les plans d'un élève de Delespine, Amable Macquet, né à Paris en 1790, sont les seuls édifices importants à signaler dans l'Ardèche; mais Macquet fut aussi chargé de la restauration de la cathédrale de Dijon, de la construction de la maison d'arrêt de Beaune (1830), du séminaire de Langres, de 1836 à 1846, et d'une chapelle aux Herbiers (Vendée) ; la date de la mort de cet architecte nous est inconnue.

Dans la Lozère, àMende, un seul édifice public est à signaler, le palais de justice de l'architecte Boivin, dont nous ne connaissons que le nom.

Gustave-Bernard Bouriére, né à Ferrussac (Tarn-et-Garonne), le 10 janvier 1807, est l'architecte de presque tous les édifices construits à Agen et dans le département du Lot-et- Garonne, de 1830 à 1850 : à Agen, l'abattoir, le temple protestant, la prison départementale et l'asile des vieillards (en collaboration avec L. Payenj, la caserne de gendarmerie, le grand séminaire déjà commencé; hors d'Agen, l'hôpital de Villeneuvesur-Lot, le temple de Nérac (en collaboration avec Baltard père), etc. Bourière est mort en septembre 1867.

L'hôtel de ville de Gaillac, qui renferme le tribunal et le collège, ainsi que la halle de Castres, datent de 1833 à 1837 et eurent pour architecte Le Brun désigné seulement sous le nom de Le Brun jeune ; la prison et la caserne de gendarmerie de Carcassonne ne suffiraient pas à donner à Sargine Champagne, né dans cette ville en 1795, une place dans notre ouvrage, s'il n'avait également attaché son nom à la restauration du porche ogival de la cathédrale de Carcassonne, à une époque où l'élude des édifices religieux du moyen âge était absolument bannie de l'enseignement architectural; aussi regrettons-nous de ne pouvoir donner aucun autre renseignement biographique sur cet architecte.

Charles-Victor Malo, né à Brest (Drôme), en 1799 et mort architecte du département du Lot le 7 novembre 1862, avait étudié l'architecture à l'école des arts et métiers de Châlons, ce qui ne l'empêcha pas d'être chargé de la construction de l'hôtel de ville et du théâtre de Cahors, d'aspect assez monumental, de la maison d'arrêt et d'un séminaire.

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