‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 46 sur 276 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Pommeraye, quoiqu'ils aient racheté avec intelligence une nolable différence de niveau existant entre les deux moitiés du passage?La serre du jardin des plantes et le couvent des Carmélites furent commencés par Félix-François Ogée, né à Nantes le 11 mai 1790, et qui avait été élève de l'École polytechnique et directeur de l'artillerie à Nantes avant d'en être nommé (en 1817) l'architecle-voyer. Ogée plaça d'ailleurs la bibliothèque communale au. premier étage de la halle aux blés et enrichit l'hôtel de ville d'un pont de fer dit l'Arch'e Sèche, placé sous la salle de bal; il y fit encore les bâtiments de l'usine à gaz; à Paimbœuf,le collège, unlavoir et des quais; puis une petite église dans le style des basiliques à la Chapelle-Basse-Mer. Mort à Paris le 25 février 1837, il laissait un fils, Émile-Paul- Adolphe Ogée, comme lui architecte-voyer de la ville de Nantes et professeur de dessin à l'école des sciences, dont nous ne connaissons pas les œuvres. Né le 18 janvier 1826 à Nantes, Emile y mourut le 11 octobre 1879.

Un élève de Duban, Henri-Théodore Driollet, né à Paris le 23 janvier 1805, mort le 12 novembre 1863, qui avait été l'inspecteur des travaux de décoration de la cathédrale de Reims ordonnés en 1825 à l'occasion du sacre de Charles X, fut désigné comme architecte diocésain de la Loire-Inférieure, du Morbihan et de la Charente-Inférieure; mais il ne prit pas possession de ses fonctions et fut nommé architecte de la ville de Nantes; il y dirigea la construction des serres du jardin des plantes en 1843, de l'escalier de Sainte-Anne en 1851, du temple protestant de la rue de Gigant en 1855, la décoration de la salle de Fellre, la restauration du musée, l'établissement de la place Royale; on lui doit encore un marché au poisson, le beffroi de l'église de Sainte-Croix, une fontaine et des lavoirs publics, etc. Enfin, il fut, à la mort de Lassus, chargé de la restauration de l'église Saint-Nicolas.

Avant que Clienanlais, dont nous allons faire la biographie, eût construit, conjointement avec Saint-Félix Scheult, le nouveau palais de justice de Nantes, en 1853, le service judiciaire était installé, depuis 1834, dans les bâtiments de l'ancien hôtel de la Monnaie qu'avait construit, de 1821 à 1825, un architecte envoyé de Paris, nommé Colomb Gengembre ou Gingembre, que nous ne connaissons pas autrement. Ce fut en 1844 qu'à l'exlré-

mité de la rue La Fayette fut commencé ce nouveau palais de justice. Joseph-Fleury Chenantais, l'un de ses architectes, naquit à Nantes le 6 octobre 1809; élève de Garnaud, il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1850. Outre le palais de justice, dont nous pouvons citer le portique formé d'une double colonnade soutenant une frise sur laquelle pose un groupe signé de Sur, un arliste nantais, Nantes doit à Chenantais l'église Notre-Dame-de-Bon-Port, dont la coupole rappelle les églises de Gênes, la salle destinée a*ux expositions de peinture et à l'audition des concerts, le théâtre de la Renaissance, la prison, la manufacture des tabacs, les gares de Tours h Nantes, et surtout le très bel hôpilal dont l'inauguration a eu lieu le 21 novembre 1863; ce bâtiment, qui peut recevoir 1,100 malades, a coûté 2,200,000 francs. Chenantais est mort président de la Société des architectes de Nantes et jeune encore, le 1er novembre 1808.

Le collaborateur de Chenantais dans la plupart des travaux que nous venons de citer, Saint-Félix Scheult, était d'une famille d'artistes, parmi lesquels François- Léonard, dont on a lu le nom quelques lignes plus haut*

Architecte en 1827 du département de la Loire-Inférieure, il y a construit l'église de Saint-Etienne de Moutluc, la chapelle Saint-Donatien à Nantes, plusieurs hôtels également dans cette ville, et fit une restauration importante à la cathédrale. Nous ignorons d'ailleurs les dates de naissance et de mort de Scheult.

Avant d'être l'architecte du palais de justice et de l'hôtel de ville de Châlellerault, Jacques Dulin, né à Lyon le 13 juillet 1806, s'était déjà fait connaître par la construction de Saint- François-de-Sales, à Lyon, et d'une église à Villeurbanne, département de l'Isère; de plus, il avait obtenu des mentions honorables pour ses projets de mairie de la Guillolière et de la halle de Besançon. Après l'érection de ces deux importants édifices, Dulin obtint la restauration du palais de justice de Poitiers, construction du xmR siècle. Le département des Deux- Sèvres lui doit aussi la chapelle de Gagemont à Melle; Dulin, qui a construit dans la région un assez grand nombre d'hôtels et de châteaux, est mort à une date que nous ne pouvons préciser.

L'église de la Daguenière date de 1823 et eut pour archi-

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