‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 103 sur 232 · II · texte numérisé non relu

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l’hôtel de Espinehal, rue Poissonnière; l’hôtel de Hester etc.; hors Paris, le pavillon de Louveciennes dont nous avons parlé, le palais de justice et la prison d’Aix, le château de Benouville, les salines d’Arc-en-Barrois, la salle de théâtre à Besançon, un projet de théâtre pour Toulouse, etc. Ledoux mourut à Paris le 19 novembre 1806.

Bernard Poyet, né à Dijon le 3 mai, 1742, mort le 6 décembre 1824, fut moins architecte qu’écrivain d’architecture. Élève de Wailly, et second prix de Borne, en 1768, il revint d’Italie où on l’avait envoyé compléter ses éludes artistiques, avec un goût douteux qu’il manifesta dans la construction des hôtels sans nombre dont il fut l’architecte. Aussi doit-on lui savoir gré de la sagesse relative dont il fit preuve, lorsqu’il éleva la clinique de l’École de Médecine (1797) dont la façade consistait en un vestibule tétrastyle d’ordre corinthien, et dans la façade sur le quai d’Orsay, du Palais-Bourbon, devenu la Chambre des députés depuis 1807 (il est vrai que Poyet était alors membre de l’Académie). Il avait commencé, en 1787, l’église de Saint-Sauveur, en forme de basilique, située rue Saint-Denis et dont la Dévolution arrêta la construction. Nous nous contenterons de citer parmi les édifices privées dont il fut l’architecte, l’hôtel de Lucien Bonaparte. Il laissa un nombre infini de projets, conceptions bizarres qui appellent la critique, et dont la nomenclature tiendrait une page; parmi eux nous mentionnerons seulement celui de l’achèvement et de la réunion du Louvre aux Tuileries.

A citer seulement, comme édifices de moindre importance de cette époque : de Lanchenu le portail de l’église Saint-Pierredes-Arcis, église qui datait de 1424; de Caqué, le portail de l’église des Prêtres de l’Oratoire, bâtie sur les dessins de Jacques Lemercier, de Pasquier de l’Isle , membre de l’Académie en 1700, la restauration du Palais du grand-prieur de France au Temple ; de Jean-Baptiste Lemoine, né à Paris, en 1750, second grand prix d’architecture en 1767, mort en 1806, la maison devenue historique de Beaumarchais, l’auteur du Barbier de Séville, boulevard Saint-Antoine; de Jean-Baptiste-Alexandre Leblond, né à Paris en 1669, les hôtels de Vendôme et de Fossac, rue d’ Enfer, l’hôtel de Clermont, rue de Varennes (de 1708 à 1714). A citer aussi de Philippe de la Guépière, ingé-

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