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CHAPITRE IX

nieur et décorateur, plutôt qu’architecte, la décoration intérieure de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. C’est également la Guépière qui a construit les pavillons de la ménagerie au château de Sceaux et l’hôtel de ville de Montbéliard en 1775. Architecte et directeur général des bâtiments du duc de Wurtemberg Charles-Eugène, il publia à Stuttgart, en 1750, un recueil de plusieurs édifices de sa composition.

Charles-Abel Guillaumot, fut surtout un architecte de casernes. Né à Stockholm, de parents français, le 27 janvier 1730, il était, avant 1789, membre de l’Académie d’architecture, premier architecte de la généralité de Paris, inspecteur des casernes des gardes-suisses, des carrières sous Paris et plaines adjacentes, directeur de la manufacture des Gobelins etc. 11 avait d’abord parcouru l’Europe : l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Angleterre furent visitées par lui, puis il commença ensuite, en 1754, les casernes de Saint-Denis et celles de Joigny. Appelé à Orléans, en môme temps que Mique qui avait ordonné une consolidation énergique de cette église, ce que Guilaumot fit en province, peut se résumer en ceci : le palais abbatial de Vezelay, le château de Souvigny et celui de la Brosse près Montereau. Guillaumot publia plusieurs ouvrages parmi lesquels nous citerons : Considérations sur l'état des beaux-arts à Paris , 'particulièrement sur l' architecture et sur la nécessité d'y élever plusieurs monuments importants. Guillaumot mourut à Paris, le 7 octobre 1807.

Nous citerons encore :

Lemoine de Couson qui fut chargé, en 1785, par le Conseil d’Etat de l’installation de l’Institut des sourds-muets fondée par l’abbé de l’Épée est peut-être celui que Lance désigne sous le nom de Paul Guillaume, né à Paris en 1755, grand prix d’architecture en 1775, auteur d’un projet de restauration des voûtes et du portail de la cathédrale de Sens approuvé par Louis XVI le 14 mai 1786. Pierre -Alexandre Danjau, expert juré du roi, qui éleva l’année suivante (1787) la nouvelle bibliothèque de l’abbaye royale de Saint-Victor présentant à chaque extrémité un pavillon en avant-corps avec entablement et consoles; Radel, l’auteur du maître-autel et de la chapelle de la Vierge dans l’église Saint-Médard (même année 1787); Saint-Far ou Saint- Phar « architecte du roi, pour les hôpitaux civils » auquel on doit la construction de l’hospice de la Santé (aujourd’hui hôpital

du Midi) sur l’emplacement de l’ancien couvent des Capucins (1787) et les bâtiments annexes de l’Hôtel-Dieu, rue de la Bûcherie.

Charles-François Viel de Saint-Mau, était né à Paris le 21 juin 1745 et y mourut le 1er décembre 1819. Outre les bâtiments de l’hôpital Cochin, qui datent de 1780, cet architecte éleva en 1786, ceux du Mont-de-Piété, de 1785 à 1791, l’aile de l’hôpital de la Pilié faisant face au Jardin des Plantes, le grand amphithéâtre de l’Hôtel-Dieu, et probablement l’hospice de la Rochefoucauld, avenue d’Orléans, à Paris (1781), achevé en 1823 par Huvé. Aux travaux d’agrandissement qu’il exécuta à la Salpêtrière, à Bicêtre et à l’asile des Enfants-Trouvés, parvis Notre-Dame, Yiel de Saint-Mau ajouta la tribune de l’orgue à Saint-Jacques-du-Haut-Pas , la porte de l’établissement des Sourds-Muets, le grand égout de Bicêtre, le perron du château de Bellegarde près Montargis, la Halle au blé de Corbeil, la Pharmacie centrale des hôpitaux, rue de la Boucherie, et deux fermes, l’une près de Poissy, l’autre près de Melun. Comme écrivain d’architecture, il a laissé, de 1799 à 1809 : Principes de T ordonnance des bâtiments (Paris, 10 vol, in-4°, avec planches); Impuissance des mathématiques pour assurer la solidité des bâtiments (Paris, 1805, vol. in-4°); Les Anciens, études de P architecture , de la manière de la remettre en vigueur , etc. (Paris, 1807, 1 vol.), elc.

Nommons encore : Caron, architecte du marché des Cultures- Sainte-Catherine don! la première pierre fut posée en 1783 par le contrôleur général d’Ormesson ; Goupil, qui éleva la caserne des gardes-françaises du faubourg Saint-Honoré, et trois architectes de théâtres ; l’Italien Vigarini qui exécuta, sur ses dessins, le théâtre appelé Salle des Machines du Louvre , à cause des ballets que Louis XIV y faisait représenter pour ceux de sa cour. C’est dans cette salle, qui pouvait conlenir 6000 personnes et avail été décoré par Lebrun et Coypel, qu’après l’incendie du 26 avril 1763, se transporta l’Opéra ; nommons ensuite Pierre-Louis Moreau-Desproux, maître général des bâtiments de la ville, architecte de la nouvelle salle de l’Opéra qui fut construite sur un terrain offert par le duc d’Orléans. Ce théâtre qui dut être élevé sans s’accuser extérieurement, occupait l’aile du Palais- Royal formant l’angle de la rue de Valois; commencé en 1763, il était ouvert au public en 1770, mais fut incendié le 8 juin 1781,

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