‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 114 sur 232 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

portail de l’église Saint-François, celle de la flèche du beffroi de Rouen, déjà reconslruite une fois par Jean de Bayeux et qui tombait de vétusté, par un religieux, Augustin-Nicolas Bourgeois; mais le plan du nouvel édifice, fut exécuté par l’architecte de la ville, Jean Donnest. Bourgeois était, du reste, connu pour avoir bâti, à Paris, le pont tournant qui servait de communication entre le jardin des Tuileries et la place Louis XV. Nous avons aussi à mentionner le théâtre des Arts, élevé de 1774 à 1776 dans la rue du Conlrat-Social à Rouen; l’archilecle de. cet édifice, François Guéroult, né dans cetle ville le 4 août 1746, mort à Fontaine-Guérard le 1er décembre 1804, fut chargé, le 29 juin 1790, fêle de la Fédération rouennaise, de la décoration et de l’illuminai ion de la ville de Rouen, c’est tout ce que nous savons de lui.

A Rouen également, en 1 785, l’architecleT'auquelin commence l’église de l’Hospice général, qui fut achevée le 25 mais 1798. Nous ne possédons d’ailleurs aucun renseignement biographique surVauquelin, non plus que sur Jean-Pierre Defrance, connu comme étant l’architecte de la fontaine de la Grosse-Horloge et d’une salle d’archives construile en 1740, au-dessus du porche de l’église de Saint- Cande. Ajoutons que l’œuvre la plus importante de Defrance, architecte de l’église paroissiale d’Yvelol qui, commencée en 1762, fut livrée au culte en 1771, aélé le grand bâtiment de l’abbaye de Saint-Ouen (aujourd’hui l’Hôtel de ville de Rouen) achevé par Jean-Baptiste Lebrument. Architecte d’un autre édifice religieux de Rouen (la chapelle de l’Hôtel-Dieu devenue en 1781 la paroisse de la Madeleine), Lebrument, né dans celle ville le 7 janvier 1736, y mourut le 6 juillet 1804. Un troisième nom d’architecte (Cacnnais, celui-là) doit être .réuni à ceux de Vauquelin et de Lebrument, lorsque ces deux architectes furent appelés à réparer la flèche de la cathédrale de Rouen : celui de Georges-Adhelmar Bouet, auteur de la fon=taine de la place du Vieux-Marché, sur lequel nous ne possédons aucun renseignement biographique certain.

Au delà de Rouen, le Havre n’a vu construire, pendant les xvif et xviii0 siècles, aucun édifice religieux digne d’être cité, mais, en 1785, Beaucart ou Boucart y commence la Bourse cl les maisons qui forment le côté septentrional de la place; en 1789, Jean-Louis Archangé, né le 11 mai 1 750 à Orsay (Seine-

et-Oise), y élève une salle de spectacle dont il nous est impossible d’apprécier la valeur architecturale, un incendie l’ayant détruite en 1810. Archangé est aussi l’architecte en 1787, du château de Ilochefort (Seine-el-Oise), et est mort à Paris en novembre 1832. Enfin, on nous permettra de rappeler, pendant que nous sommes en Normandie, que le château de Villiers, près des Andelys, fut construit sur les dessins d’Ursin Barbai, né le 21 janvier 1750 et mort le 17 octobre 1824.

Un élève de Le Blond, Jean-Michel Ghevotet, premier prix d’architecture, en 1722 et membre de l’Académie d’architecture en 1732, fut chargé de travaux importants par le prince de Guise et le prince Charles de Lorraine. Le nombre des édifices publics ou particuliers qu’il éleva est considérable. Citons : l’église des Frères de la Charité à Château-Thierry, les châteaux d’Arnouville, près de Gonesse, de Mareil, de Panges et de Donjeu, l’église et le château de Champlâtreux, celui de Petit-Bourg, le château de Grandpré, en Champagne, le château et les jardins du maréchal Armand de Richelieu dont il agrandit l’hôtel à Paris, au moyen d’une galerie terminée, du côté du rempart, par le « pavillon du Hanovre », seul reste (bien défiguré aujourd’hui) de cette construction. Chevolct, né à Paris en 1698, y mourut en 1772, occupant les derniers temps de sa vie à dessiner des jardins et des parcs. Un autre dessinateur de jardins chinois de la même époque, fut Jean-Marie Morel, né à Lyon en 1728, sous-inspecteur, dans cette ville, du corps des ponts et chaussées qui obtint, au concours, la place d’architecte du prince de Conti et mourut le 10 août 1810. On cite de Morel : les jardins du maréchal de Trévise, àSaint-Ouen, de Girardin à Ermenonville, de la reine Ilortense à Saint-Leu-Taverny, le parc du duc d’Aumont, appelé par ses contemporains le « parc Guiscard ». Un troisième architecte de jardins fut Louis-Martin Berthault, né à Paris en 1771. Ce fut lui qui dessina ceux de la Malmaison, pour l’impératrice Joséphine, les parcs de la Jonchère près de Marly, de Compiègne, de Pontchartrain, de Ruslay, du Raincy, de Beauregard, d’Armainvilliers, deCondé, deBasville, du Château-Margaux, etc. Toutefois, après avoir construit le château de Jouy-en-Josas, Berthault restaura les hôtels d’Osmont et Récamier à Paris. Il conserva même, sous le gouvernement de la Restauration, les fonctions d’architecte du château do

OPPENORD ou OPPEN-OORDT

Page 1