‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 123 sur 232 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

di Marchèse, auteur des plans du palais Mellini, qui, avec la collaboration deMurena, restaura, vers 1750, l’église Sant’Alessi ainsi que le cloître de cette église et, avec celle Poleni et Van Vitelli, dirigea les restaurations de Saint-Pierre de Home. Tous ces architectes sans talent, serviles imitateurs, pour la plupart, de Borromini, méritent à peine d’être sauvés de l’oubli. Cependant on doit à Geronimo Nolli le premier plan de la ville de Rome, plan qui fut considéré comme le seul document officiel jusqu’à l’apparition de la Nouvelle description de Rome , de Bunsen Gerhard et Platen.

Alessandro Galilei, né à Florence en 1691, s’exila jeune encore en Angleterre et y exerça avec succès la profession d’architecte, ainsi que nous le dirons plus tard, mais, après sept années de séjour dans ce pays, revint en Italie, précédé par la réputation qu’il s’était faite à l’étranger; aussi, protégé par Cosme 111, surintendant des bâtiments de la cour papale, il ne tarda pas à être chargé par Clément XII de la construction de l’église Saint-Jean des Florentins (1 744), du portail de Saint- Jean de Lalran et de la chapelle Corsini dans la même église; Galilei collabora aussi en Italie au palais de Laterano et mourut en 1737.

A la suite de Galiléi, vinrent : Pignatelli, l’un des architectes de Santa Maria del Popolo ad Portam\ Marius Canepina, un capucin, auteur de la façade de l’église Saint-Charles et Saint-Ambroise dans la Via Flaminia; Antonio Bonaventura Laghi, né à Bologne en 1676, mort en 1756, architecte de la façade du palais Ercolani, du grand escalier du palais Caprara et de la petite église Santa Maria délia Porta ; Carlo David, quia rebâti, en 1763, Santa Lucia Antigua et l’église de l’archiconfrérie du Gonfalon dont le couvent fut exécuté sur les dessins de Carlo Morena; Derizet, auteur de l’église del Nome di Maria et de Saint-Claude des Bourguignons (1780), auteur aussi des décorations de la coupole du chœur et de la tribune de San Salvator aile Terme ; Giovanni Barberi, architecte, en 1786, de la nouvelle façade de la sacristie de Saint-Pierre; Pizzoli, qui restaura, vers la même époque, l’église San Valentino; Rosso, restaurateur de l’église des saints apôtres et architecte, en 1796, de la « Capilla mayor » de la cathédrale d’Arezzo; Francesco Manno, né à Palerme en 1 754, mort à Borne en 1831,

grand prix de peinture de l'académie de Saint-Luc, architecte de Notre-Dame de Constantinople.

Ici se place un architecte d’une valeur incontestable dont les œuvres portent malheureusement la trace du mauvais goût qui était devenu, de son temps, la plus complète expression de l’art architectural, Ferdinand Fuga. Né à Florence en 1699, élève deGio BattistaFugini, Fuga avait, à l’âge de dix-septans, terminé ses éludes d’architecture à Home. Appelé, quelques années après, à Naples, pour ajouter une chapelle au palais de Cellamare, il va de Naples en Sicile construire deux ponts sur la Milicia et restaurer l’église de Palerme (1728); puis, la troisième année du pontificat de Clément XII, est nommé architecte du gouvernement papal. En celte qualité, il termine les écuries qui touchent le Quirinal, construites par Alessandro Specchi en forme de maisons de plaisance et, sur le Quirinal, l’habitation de la famille des pontifes. 11 fait preuve d’un véritable talent dans la distribution des appartements du palais de la Consulta sur la place de Monte Cavallo, puis il construit des remises et magasins, des écuries, l’église de la Mort,* rue Julia, dont la façade est de deux ordres (corinthien et composite) avec ressauts et frontons coupés, l’église de Santa Croce , l’église du Bdmbino sur les anciennes fondations de Carlo Burati, la prison pour les femmes à la Porta Porlèse et celle de Frosinone. Dans la nouvelle façade qui lui fut confiée, de Sainte-Marie Majeure, on lui enjoignit, heureusement, de conserver les mosaïques qui décoraient la façade primitive; il établit de ce côté, le grand escalier qui conduit à la loge de la Bénédiction, de l’autre côté, la sacristie et les appartements des chanoines; mais ajoutons que celte façade de deux ordres, ionique et corinthien, n'est pas, hélas! un chef-d’œuvre. L’intérieur de l’église a été également restauré par Fuga, auquel on doit l’autel papal élevé sur quatre colonnes antiques de porphyre. Construction d’un amphithéâtre d’anatomie à l’hôpital du Saint-Esprit, de l’église de Saint-Apollinaire avec le Collège allemand-hongrois qui l’accompagne, plans du refectorium de la place Saint-Jean de Latran, des palais Petroni et Corsini alla Lungara , telles sont, à Borne, avec les précédentes, les œuvres de cet architecte que nous avons cru devoir citer. A Naples, il construisit la grande maison de refuge (A/bergo reale dei Poveri ), divisée en quatre parties, destinées aux

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