CHAPITRE XI
Brunswick en 1752, décédé en 1805, qui fut architecte de la cour de Brunswick et, en cette qualité, exécuta les dessins des meubles et la décoration des appartemenls de la résidence grand-ducale.
David Uslaub, connu par le pavillon Renaissance qu’il construisit à Cobditz, au milieu de l’étang du Jardin des Plantes (1610) et Johann-Christophe Naumann, morten 1742, architecte du roi Auguste de Saxe et de Pologne, ingénieur en chef et surintendant des bâtiments royaux en 1718, archilecte du « rendez-vous de chasse » d’Ubertusbourg, précédèrent comme on voit, de quelques années, la venue des grands construcieurs de la Saxe.
Johann- Auguste Giesel alla chercher en France des maîtres et des exemples. Né à Dresde en 1751, élève de Rener et de Hutin,deux architectes inconnus, il entra dans l’ai elier de Chalgrin (voir ce nom, chapitre ix) et y demeura jusqu’en 1782, époque à laquelle il revint à Dresde et reçut de Maximilien le litre d’inspecteur attaché à la direction des bâtiments royaux; c’est alors qu’il construisit l'Observatoire, l’église de Wolkenburg, près des jardins royaux, ainsi que les pavillons du jardin ; enfin, à Tœplitz, il apporta divers changements dans le château et dans les jardins, puis mourut en 1822, avec le titre d’inspecteur du jardin royal de Dresde. Nous n’omcllrons pas, avant de quitter la Saxe, le nom d’un homme qui, s’il n’a attaché son nom à aucun édifice important de ce pays, n’en fut pas moins, en 1786, professeur adjoint à l’Académie d’architecture de Dresde, puis professeur titulaire, après la mort d'Habersang, disparu sans laisser d’œuvres, Karl-Augustus Siegel, voyageur déterminé, qui parcourut l’Allemagne, la Suisse, la Pologne, l’Ilalie, y fit des éludes très complètes sur l'architecture et dut à un hasard d’entrer dans l’atelier de Krubsacius dont il fut l’un des meilleurs élèves. Siegel: laissa à sa mort, arrivée à Dresde en 1832, de nombreux dessins; son fils, Augustus-Benjamin, né à Leipzig en 1797, fut architecte comme l’avait été Siegel, mais on ne cite de lui aucune construction importante. Les deux Schuricht, Johann-Friedrich et Antoine, connus seulement par quelques compositions décoratives, furent aussi architectes de la cour de Dresde, de 1753 à 1812.
Non loin de Dresde, à Gotha, le xvnc siècle voit s’élever la « Résidence ducale » , vaste parallélogramme de 1 OOmètres de long
sur 25 mèlres de profondeur; Je corps de logis principal du château étant flanqué de deux ailes en retour de 90 mètres, terminées chacune par un pavillon carré que surmonte un dôme; enfin tout autour de la cour intérieure le rez-de-chaussée se développant en arcades assez élégantes. Ce fut l’architecte Vogel d’Erfurt (sur lequel nous possédons ce seul renseignement) qui, en 1 643, avec la collaboration de Staudt, deNeu-Brisacli, éleva la « Résidence », édifice auquel on ajouta plus tard un pavillon formant corps de garde. Pendant ce temps, deux ingénieurs du nom de Rudolphi, Michel et André, nés l’un à Niederschlau, l’autre à Magdebourg, construisaient les fortifications de Gotha et celles de Magdebourg(l 663). André mourut en 1 680, à l’âge de soixanteseize ans, attaché au service de la Suisse; nous ne connaissons rien de Michel, pas même la date de son décès. L’église de l’Hôpital, celle de Walterhausen et diverses maisons particulières datent de 1719 à 1723 et eurent pour architecte Johann Strassburger de Gotha. Un autre Strassburger, Augustus, architecte du grand-duc de Weimar, est aussi désigné comme ayant élevé, en 1760, l’église de llmenau et Jérémie Tütleb, comme l’architecte de la nouvelle église du château et de la maison dite « des Orphelins » (1790). Tütleb mourut vers 1752; mais nous n’avons trouvé sur les deux Strassburger aucun autre renseignement biographique.
Nous n’en possédons guère plus sur l'architecte du duc de Mecklembourg, Charles-Philippe Dieupartqui construisit, vers 1 690, l’église des « Français réformés » àErlangen et la tour octogonale de la résidence de Bayreulh. Dieupart était sans doute un huguenot fuyant la France; il s’est fait surtout connaître par un livre orné de planches dans lequel il s’efforça de rappeler les Allemands, ses contemporains, à l’observation des règles de l'architecture classique : le lheatrum architccturæ civilis, publié à Gustrow en 1682.
Au nord de l’Allemagne, de grands événements s’accomplissent afin du xvii0 siècle et au commencement du xvnT; le grand électeur Frédéric-Guillaume a fondé la puissance militaire de la Prusse et ouvert ses Etals aux émigrés français que la révocation de l’Edit de Nantes avait chassés de leur patrie. En 1703, Frédéric 111 ajoute au prestige de l’intluence militaire de la Prusse la splendeur du litre royal et les rois de Prusse devien-