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CHAPITRE XIY

tion de l’édifice à Eufrasio Lopez de Rojar, qui était architecte de l’église de Séville, mais, en fin de compte, ce fut José Granada, maîlre des œuvres de la cathédrale de Grenade, qui proposa de nouveaux plans. Francesco Gomez, Septier de Carmona, Léonardo de Figueroa, travaillèrent tour à tour à la collégiale de SanTelmo et Diego Diaz la termina en 1712 : c’est un édifice à trois nefs, avec transept et chapelles. Le collège de S. Telmo fut commencé par Antonio Rodriguez, vers 1682, puis le travail fut suivi par Leonardo de Figueroa, architecte déjà désigné, par Mathias, son fds, et par Antonio Mathias Figueroa, qui l’acheva en 1796. Pendant que nous sommes à San Telmo, nous ne pouvons passer sous silence le retable dû au ciseau du sculpteur portugais Cayetano da Costa, dont nous reparlerons lorsque nous ferons l’histoire de l’architecture en Portugal. Gomme il a l’importance de celui du Sagrario, on déplaça le chœur pour le transporter à la croisée des transepts, et on défigura ainsi un édifice d’une certaine valeur, malgré ses immenses défauts. La façade, précédée d’un vaste parvis, est à deux étages, ornée de vingt-neuf balcons et de vingt grilles de fer au rez-de-chaussée avec deux tours d’angle de trois étages. Quant à la porte principale ornée de statues de rois et d’artistes, de bas-reliefs et de trophées, elle est considérée par Bermudez comme une monstruosité architecturale. Les colonnes d’ordre dorique sont surmontées d’un attique, et chaque côté de la façade est flanqué d’arcs-boutants qui s’élèvent jusqu’au couronnement des lanternes.

Depuis 1667, Eufrasio Lopez de Rojar, qui avait succédé à Pedro del Portillo dans la direction des travaux exécutés à la cathédrale de Jaen, redresse les piliers de la nef, relève la façade et meurt en 1684. En 1676, meurt aussi, à Alcala de Henares, Josef de Sopena, des environs de Burgos, auquel on attribue le cloître principal du grand collège de Saint-Ildefonse de cette ville. L’édifice est à trois étages; le premier et le deuxième d’ordre dorique et le troisième d’ordre corinthien. Il ne compte pas moins de quatre-vingt-treize colonnes ! Quelques auteurs prétendent que Lopez de Rojar sous-traita l’exécution du pont de Tolède à Madrid, mais C. Bermudez dit qu’il n’a pas retrouvé, dans la construction du pont, l’élégance de l’auteur du cloître de Saint-Ildefonse.

A Malaga, Miguel Melindez pose, en 1089, la première pierre de l’hôpital et de l’église dite « de la Charité » et la termine en 1699; Lucas de Longa fai I , en 1693, les dessins de l’église paroissiale de la ville de Elgoibar en Guipuzcoa, mais il meurt en 1714 et la direction des travaux passe enlre les mains de Tomas de Lazzara qui meurt lui-même en 1738, de sorte que l’édifice est achevé par Ignacio Hero et son fils, les architectes du couvent de Loyola dont nous allons parler.

En 1696, les ducs de l’Infantado désirant posséder un caveau funéraire dans l’église de San Francisco de Guadalajara, à l’imitation du « Panthéon» de l’Escurial chargèrent de la construclion Felipe Sanchez. L’œuvre commencée par Sanchez ne fut pas achevée par lui ; ce fut Felipe de la Pena qui en posa la dernière pierre en 1728. On descend au caveau par un escalier de cinquantecinq marches. Il est de forme ovale, enrichi de marbres et de jaspes et peut contenir trente-six urnes, placées enlre huit piliers. Nous avons parlé de la « Plaza Mayor » de Madrid établie sur les plans de l’architecte Gomès de Mora. En 1720, Andrea Garcia de Quinones, entreprend de régulariser la grande place de Salamanque et l’entoure de constructions à trois étages avec portiques, colonnes, etc. La sobriété relative de l’ornementation de Garcia lui vaut un éloge de G. Bermudez; nous nous joignons au savant critique espagnol, qui ne ménage pas, par exemple, D. Vicente Acero et Gaspardo Cayon, les architectes de l’église de Malaga et de la nouvelle cathédrale de Cadix. Ghefs-d’œuvre de mauvais goût, elles datent l’une et l’autre de 1722 : la cathédrale de Cadix, en forme de croix latine avec le chœur au milieu de la nef entourée de chapelles, est remarquable par l’extravagance de son ornementation. Ajoutez à cela que toute l’archi tecture se compose d’angles sortants et rentrants, avec des corniches monstrueuses dans lesquelles l’œil serait incapable de rencontrer une seule ligne droite. Quelle fut dans ces extravagances la part de José Bada, que Bermudez ne cite pas? Certains auteurs lui attribuent, au moins, l’exécution du plan nouveau dressé par Acero, pour remplacer celui de Diego de Siloë qui avait été perdu, et après sa mort, arrivée en 1756, don Antonio Ramos, continue cette « exécution ».

De l’année 1723, il n’est guère à citer que la mort d’un architecte prêtre, Tomâs Vicente Tosca, connu surtout, en Espagne,

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