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CHAPITRE II

l’édifice en 1 630. On doit à ce dernier le grand portail sur la rue Saint-Michel jusqu’au fronton que supportent des colonnes : ce fronton lui-même est moderne. Du reste, la construction de Notre-Dame du Havre n’aurait pas laissé d’embarrasser ses architectes, si l’on en croit un document qui indique Lemercier, l’architecte du roi, comme se rendant dans cette ville, sur l’invitation de Gueronnel, pour examiner les travaux.

L’église abbatiale de Saint-Vandrille dans le plus déplorable état, par la chute de la tour centrale en 1631, était en réparation depuis près d’un demi-siècle, lorsque Marc Rivard fut nommé en 1679 au priorat de cette abbaye. La principale considération qui lui valut son élévation à cette dignité fut sa répudiation d’architecte ; aussi s’empressa-t-il de restaurer la véritable ruine qu’on lui confiait. Il dut refaire la charpente du dôme, les vitraux, la sonnerie, lejubé, et son œuvre fut achevée par Emmanuel Roynet, un huguenot renégat, que les moines récompensèrent ainsi de son abjuration.

A Ilarfieur, Jean Lebasqué, architecte du Havre, construisait, en 1630, le portail de l’église Saint-Martin d’Harfleur et en 1665 en restaurait les combles.

L’église Saint-Martin de Pont-à-Mousson est aussi, pour partie, un édifice du xvic siècle : ainsi le portail principal et les deux tours sont l’œuvre de deux architectes du temps Tristan et Jacquemin de Lenoncourt; mais, en achevant ce monument de style ogival ils surent lui conserver son caractère architectural.

Nous avons donné dans le volume précédent le nom de Jean Georges Heckler, fils de Jean, né à Drekendorf dans le Wurtemberg, en indiquant qu’il éleva vers 1654, la partie supérieure de la fièche de la cathédrale de Strasbourg. Au nom de Jean qui fut architecte de la cathédrale de 1622 à 1643, ajoutons celui d’Usberger Jean Thomas qui exécuta, de 1515 à 1517, la jonction des chapelles Saint-Laurent et Saint-Martin et de Daniel Speckle né en 1536 qui reconstruisit, en 1557, les voûtes de la chapelle Sainte-Catherine. Ne serait-ce pas ce Speckle qui, sous le nom défiguré de Speclin élevait, en 1583, l’Hôtel de ville de Strasbourg ? Nous serions assez disposés à le croire, Speckle n’étant mort qu’en 1589.

C’est à un religieux feuillant de l’église de Tours, Louis

Bernard dit aussi Bernard de Nancy, que Nancy doit les églises du Collège des Feuillants et des Dames du Saint-Sacrement ; c’est lui aussi qui commença en 1556, à Orléans, la chapelle du couvent de la Visitation . La restauralion et l’achèvement de Sainte-Croix étaient à cette époque aux mains de l’architecte Barbet, commis par Henri IV, pendant que la construclion du grand portail du cimetière était confiée à Claude Godard né, vers 1580, dans les environs d’Orléans. C’est plus tard, en 1628, que Théodore Lefèvre, architecte du roi et du duc d’Orléans, « maître des œuvres ef grand-voyer en les duché et généralilé d’Orléans », fit le portail nord de la cathédrale. On doit également à Lefèvre la chapelle des Carmes déchaussés construite sur le modèle de la chapelle du noviciat des Jésuites à Paris. Le cloître de la collégiale de Saint-Martin de Tours dont la partie orienlale subsiste encore, est l’œuvre, ainsi que la fontaine de Beaune, des frères François Bastien el François Martin, ce dernier, ainsi que nous l’avons dit dans le volume précédent, architecte de Saint-Gatien de Tours ; Notre Dame des Ardillers, à Saumur, dale de 1655 et eul pour architecte Florent Gondouin; à Angers, c’est Vincent Camus qui construit le « dortoir » des sœurs de la Charité à l’hôpital Saint-Jean, de 1 680 à 1686; à Rennes, la tour qui surmonte la façade principale de la cathédrale est de 1640 et fut terminée en 1646 par Tugal Carist; mais, à Argentan même, ce fut Maurice Gabriel qu’on chargea, en 1631, de finir la construction du clocher de l’église Saint-Germain, après en avoir toutefois consolidé les fondations au moyen d’un arc de décharge, pendant que Pierre Verny, architecte parisien, dirigeait la construction du monastère des Bénédictins de Vignat près Argentan.

A Lyon, les Jacobins et les pères de Saint-Antoine font refaire la façade de leurs couvents ; c’est Lepautre (1) et J. -F. Mimerel qui en donnent les dessins ainsi que ceux de l’église de l’Hôlel- Dieu (1657-1676). Restaurations aussi à la cathédrale de Reims; au portail et à la grande voûte par Vincent Bourgeois, de Laon, en 1611, aux tours par Léonard Gentillâtre, de Reims, en 1674.

Deux édifices sans importance, la chapelle de Notre-Dame-

(0 C’est Mansard qui exécuta la façade du couvent des Jacobins.

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