II
mais Primatrice, qui acheva complètement l’édifice, redemanda le concours de son compatriote Robbia écarté par Philibert de l’Orme.
D’autres demeures royales datant de François Ier, celles de Villers-Cotlerets, de Follembray, de Chantilly et de la Muette sont ici mentionnées, sans que nous puissions en indiquer les auteurs et nous arrivons immédiatement à l’œuvre la plus importante peut-être du règne de ce prince, à celle qui, du moins, exprima le plus complètement les idées royales, en architecture : le château de Fontainebleau.
Les rois capétiens ayant leur résidence à Melun, il ne serait pas étonnant qu’ils eussent édifié un rendez-vous de chasse au milieu des forêts de Fontainebleau ; ce qui est certain, c’est que le rendez-vous était devenu, sous Louis VII, un palais duquel ce roi data plusieurs de ses ordonnances. Saint Louis, après lui, y fit faire des constructions considérables. Plusieurs rois y sont nés, entre autres Charles IV et Philippe le Bel. Mais l’histoire est muette sur les travaux, changements ou augmentations qu’y ordonnèrent tous ces souverains; ce qui nous a été conservé de ces constructions primitives nous montre seulement que Fontainebleau ressemblait alors à tous les manoirs du moyen âge et c’est bien une demeure seigneuriale que François 1er transforma en l’une des plus magnifiques résidences royales qu’on rencontra alors en Europe.
Le souverain avait conçu, au sujet de sa résidence de Fontainebleau, des projets qu’il ne put réaliser qu’en partie. Une armée d’ouvriers et d’artistes commencèrent tout d’abord par reconstruire tous les bâtiments formant l’ancienne demeure féodale qu’on nomme aujourd’hui Cour ovale , en conservant probablement sa forme primitive, puis les constructions nouvelles commencèrent et la cour des Fontaines et celle du Cheval blanc ; la chapelle de Saint-Saturnin, l’église de la Trinité, la Salle de bal , la grande galerie dite galerie d'Ulysse , celle de François /er, le pavillon de Pomone, ceux de YÉtang et des Poètes , la Grotte du Jardin des Pins , les Pressoirs du Roi, s’élevèrent en peu d’années comme par enchantement. Ajoutez-y les jardins et les parterres improvisés ; on pourra dire que François Ior a plus fait à Fontainebleau que tous ses prédécesseurs et plus que tous ses successeurs ensemble. Mais, '« dans toutes ces constructions (excepté ce