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CHAPITRE I

Les noms de quelques autres artistes florentins qui eurent à celte époque une certaine célébrité sont ceux deFilippo Titti, né en 1538, à San Sepolcro, en Toscane et mort en 1603, architecte de la maison Dardinelli, du « casin » de la villa Paretola et du « casin» de la famille Strozzi à Monte Oliveto; du décorateur Leone Leoni, statuaire et graveur, dont on voit encore la maison, aujourd’hui hôtel Pozzi, en face le palais Belgiojoso (ou des Grands Hommes) ornée de statues colossales, dans la rue Omononi, maison dont il fut l’architecte; de Pericoli Nicolo, plutôt sculpteur et ingénieur qu’architecte, né vers 1500, auteur des projets de décoration qu’on exécutalors du mariage d’Eléonore deMédicis, du plan de Florence, après le siège de cette ville par le pape et de l’achèvement delà Madonna de Loretlo; de Luigi Cardi, architecte et peintre (1), connu plutôt sous le nom de Civoli ou Cigoli , né au château de Cigoli en 1559 et mort en 1613, auteur de la cour du palais Strozzi, de la « loggia » de Torna Quincy, de la porte des jardins de Giddé, des dessins des palais Médicis, place Madame et Renuccini, ainsi que des décorations relatives aux fêtes données à l’occasion du mariage de Marie de Médicis avec le roi de France Henri IV et des fêtes données au prince Côme; de Sigismondo Coccopani, peintre, né en 1583, mort en 1642, auteur de deux chapelles dans l’église de Sienne, d’un Traité sur rencaissement de l' Arno et de dessins pour la façade de la cathédrale de Florence. Un autre Coccopani (Giovanni de son prénom), qui donna les dessins du palais de la villa Poggio impériale et construisit le couvent et l’église des religieuses de Sainte- Thérèse de Jésus, naquit aussi à Florence en 1582 et y mourut' en 1649. Sont Florentins également: Giovanni Caccini, né en 1562, mort en 1612, auquel on doit l’oratoire de la famille Pucci, l’église de l’ Annunziata et le maître-autel de Santo Spirito, Pietro Mario Baldi, connu seulement comme surintendant des fortifications de Livourne sous Côme III et Matteo Nigetti, né vers 1560, mort en 1646, élève de Buontalenti, qui le chargea de diriger la construction du palais Strozzi. La chapelle sépulcrale des Médicis ( capella de' Principï) le couvent de l’église Santa Maria degli Angeli , la façade de l’église d’Ogni Santi sont, avec l’église des Théatins sur les dessins de Salviati, les principales

(1) Membre de l’Académie de peinture de Florence et de l’Académie de la Crusca.

œuvres architecturales de Nigelti. Pour en finir avec les constructions élevées à Florence, dans le courant du xvf siècle, citons le fort ou castel de San Baltista, construit de 1534 à 1535 par un architecte de Vilerbe, Francesco Pietro.

Padoue ne vit s’élever, de 1500 à 1600, que peu d’édifices. Les plans de Santa Giustina furent donnés en 1521 par Girolamo da Brescia et Andrea Briosco dit Ricceio, mais l’église ne fut terminée par Andrea Moro ou Morone qu’en 1549. C’est aussi à Andréa Briosco qu’on attribue la « loggia » du conseil dans le palais seigneurial. On donne comme date de cet ouvrage l’année 1526 et on fixe la mort de l’artiste à l’année 1532. 11 eut, du reste, deux collaborateurs, Formentone et Grassi Giovanni Battista qui continuèrent son œuvre, car la « loggia » ne fut achevée qu’en 1574. La cathédrale de Padoue fut construite, de 1552 à 1570, sur les dessins de Michel-Ange et deux architectes se partagèrent les travaux : Andrea délia Valle et Agostino Righetto. De la même époque et du même architecte délia Valle est la Certosa (chartreuse) que l’on voit à deux milles de Padoue et qui, pour ne pas avoir la magnificence de celle de Parme, n’en est pas moins une œuvre très complète. Une chapelle en forme de rotonde dans l’église San Antonio et le palais Brutillo, construit par Grassi ainsi que le grand autel de cette même église, œuvre de César Franco (1580), forment, avec les édifices que nous venons d’énumérer, le bilan architectural des artistes padouans au xvic siècle; cependant, Wiebeking cite encore un nom, celui de Giulio Viala ou Violla, qu’il accuse d’avoir modifié les plans de Michel-Ange, lorsqu’il fut le « directeur des travaux » du « dôme » de Padoue en 1592.

A Milan, la conslruction des diverses parties non encore achevées de la cathédrale et notamment de la tour centrale et de la façade, absorbe les architectes milanais pendant la plus grande partie du xvie siècle. Nous avons dit à tort milanais, car ce fut un Allemand, Johann Hammerer, « maître maçon de la cathédrale de Strasbourg » que le duc Jean GaleasSforza chargea, en 1486, de l’érection de la tour centrale. Cependant, outre ce nom d’Hammerer, l’histoire a conservé ceux de Girolamo délia Porta et de Cristofano ou Tofano Lombardi, architectes aussi, vers le commencement du xvie siècle, de la cathédrale de Milan. Quelle part ont-ils prise à la construction du temple? Nous l’ignorons,

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