‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 6 sur 232 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Galiera ; à Bertolo Mario, l'achèvement, vers 1586, de l’église Santa Maria délia Pieta et à Sebastiano Fiorini la construction de l’église Saint-Isaïe. Un autre Fiorini, prénommé Giovanni Battista, fut architecte de la ville de Bologne en 1570, mais on ne cite rien de lui. Après la peste de 1630, un architecte bolonais du nom d’Antonio Levante donna les plans de l’église de la Madonna délia Grada et du théâtre d’Anatomie. C’est un élève de Bramante qui présenta en 1503, trois ans avant sa mort, celui de San-Maurizio appelé aussi Monastero Maggiore sur le corso de la Porta Vcrcellina, Giacomo Dolcebono que nous avons déjà rencontré dans le volume précédent et auquel on attribue (à tort selon nous) les modèles de la coupole (1506) de l’église Santa Maria délia Grazia de Milan et de la Chartreuse de Pavie; dans tous les cas, la façade de San Maurizio a été dessinée par Pirovano et le portique de San Barlolomeo da porta Ilauegnana , qui dale de 1516 à 1530, est d’Andrea Marchesi, dit II Formiggio. Quant àTommasoLauretiou Lomretti, dit le Sicilien, né à Palerme vers 1508, etmorten 1592, il n’est connu que par les dessins de la Fontana Vecchia et de la fontaine de la Piazza Maggiore qui, sous le nom de « Fontaine du Géant », est ornée de sculptures par Jean de Bologne. Cependant on lui attribue une des chapelles de San Giacomo Maggiore.

Sienne, depuis Francesco Giorgio, ne produit pas d’architectes remarquables. Trois noms seulement jusqu’à la fin du siècle peuvent être cités : ceux d’Annibale Bicci, né en 1509, qui éleva à ses frais, en 1577, la façade du monaslère de Sanluccio; de Flaminio de Tura et du chartreux Damien Schifardini qui construisirent, en 1600, l’église collégiale de Santa Maria de Provenzano et enfin de Tomaso délia Spesia, auquel on doit le palais de la Porta Dogna, qui dale de 1549.

A Crémone, en 1503, Lorenzo Trotti modernise (c’est le mot employé par le traducteur de Milizia) l’un des portails de la cathédrale et Pietro Prato, en 1534, commet la même mutilation sur l’église Sainte-Angèle; Francesco Dattaro surnommé Faoge, mort en 1580, esl l’auteur des dessins du monument élevé par Cambio au cardinal Sfondrato et le palais Pallavicino est restauré à cette époque par un architecte bolonais, Francesco Bigallo, que l’on donne comme l’auteur de l’église et du collège Saint-Marcellin à Crémone.

Gênes produit quelques architectes pendant le xvic siècle, mais tous n’ont pas une égale valeur. Rocco Luraghi ou Luragho, né à Plespora près de Corne et mort près de Gênes en 1590, construit le couvent et l’église des Franciscains à Bosco, patrie de Pie V, ainsi que le palais Tursi, aujourd’hui Palais Royal; Giordano Tasso de Pérouse, mort la même année, restaure la petite église de la Madonna de Monturreno à Pérouse. L’église San Matteo de Gênes est de Giovanni Battista Castello, né en 1509 à Bergame. Appelé en Espagne par Philippe II, l’architecte est consulté par ce monarque, sur les travaux de l’Escurial, revienten Italie, où il dirige ceux du Palais Impérial et meurt à Madrid en 1579. Le palais de Gênes, résidence des doges, est, vers cette époque, rebâti complètement par Andrea Vannone; Taddeo Carloni, né à Reno près Lugano, mort en 1613 à Gênes, et son élève Daniello Casella, construisent l’église Saint-Pierre sur la place Bianchi, à Gênes, et donnent les dessins de la chapelle de la Nativité, près San Siro. Deux noms, ceuxde Bianco Bartolomeo et de A. Corradi, sont signalés (1) comme ceux des architectes qui restaurent le palais Balbi, et celui de Giovanni Battista Orsolino comme étant le restaurateur de la chapelle de la Vierge à l’église clelle Vigie ainsi que de la crypte, dans celle des pères réformés de Saint-François, à Gênes. Orsolino est aussi Fauteur du sanctuaire de Sainte-Marie de la Miséricorde, à Savone et meurt dans un âge avancé en 1657. Deux ingénieurs, les Aicardo, Giacomo et Giovanni, père et fils, sortent du Piémont vers le xvic siècle et viennent s’établir à Gênes où le gouvernement les charge d’importants travaux parmi lesquels il faut citer : le chœur de l’église San Domenico, le magasin aux grains près de la porte Saint-Thomas et le grand aqueduc qui fournit l’eau à la ville. Ce fut Giacomo Aicardo qui se chargea de terminer cet aqueduc; puis il fil pour son compte, la fontaine près le Pont-Royal, le pont des Marchands et une partie des murs qui s’étendent de la Darse à la porte du Môle. Giacomo mourut en 1650; on ignore la date de la mort de Giovanni.

Livourne voit, au xvi° siècle, s’élever sa cathédrale sous la direction d’Alessandro Pierroni; un élève de Bramante,

(1 ) Par Wiebeking.

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