‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 79 sur 232 · II · texte numérisé non relu

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épiscopal de Wurlzbourg, qui passe pour un des plus beaux de l’Allemagne. Du reste, la longue nomenclature des œuvres de Bofîrand le fera mieux connaître à nos lecteurs; ce sont, à Paris, le second portail de l’église des Pères de la Merci élevée par Coltard, la porte du cloître Notre-Dame joignant le portail qui consistait en trois arcades flanquées de colonnes d’ordre dorique surmontées d’un attique (disparue depuis), l’hôpital desEnfants- Trouvés, rue Neuve-Notre-Dame, rebâti, en 1747, sur le terrain de Sainte-Geneviève des Ardents, la porte du Petit-Luxembourg (construit sur l’ordre de Richelieu et que le cardinal habita jusqu’à l’achèvement du Palais-Royal, sa nouvelle résidence); la décoration de la Grand’ chambre du Palais (1722); puis les hôtels du premier président d’Argenson (171 1), de Guerchy, de Duras, de Véga, deTingry, de Montmorency (l’un rue Saint-Dominique, l’autre rue Amelot), des Seignelay, de Torcy, de Brissac, la maison du peintre Lebrun, rue des Fossés-Saint-Viclor, la restauration des palais du Petit-Bourbon, pour le prince de Condé et de l’hôtel de Rohan, la porte de l’hôtel de Villars, celle du Palais archiépiscopal et, en 1718, la construction de la bibliothèque Paulmy (aujourd’hui de l’Arsenal) ; hors Paris, les palais de Malgrange, d’Harannc et des Carrières près Nancy; ceux de Lunéville, de Cramayel près Paris, de Bonelle près Melun; le palais de la Favorite, près Mayence; la maison de Bouchefort, près de Bruxelles, etc.

Comme inspecteur général des ponts et chaussés, on doit à Bofîrand le puisard de Bicêtre qui, paraît-il, présentait de véritables difficultés de construction ; les ponts de Sens et de Montereau, etc. Ce travailleur infatigable trouva encore le temps de composer sur l’architecture plusieurs ouvrages, que les architectes ses contemporains ont pu consulter avec fruit, et mourut dans un âge avancé, le 18 mars 1754, doyen de l’Académie d’architecture.

Un autre élève de Hardouin Mansart, en même temps que son beau-frère, par son mariage avec la sœur d’Anne Bodin, femme de H. Mansart, Robert de Cotte, fils de Frémin de Cotte, architecte à peu près inconnu, était né à Paris en 165G. En 1708, premier architecte du roi et intendant des bâtiments royaux, il acheva en celte qualité, la chapelle du château de Versailles, le grand autel du Noviciat des Jésuites et le Dôme des Invalides.

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