‹ Les architectes par leurs œuvresChapitre 93 sur 232 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

flol mourut de dépérissement, le 29 août 1781, entre les bras de l’abbé de l’Epée, après avoir élevé les piliers jusqu’à la naissance du dôme.

En 1780, Maximilien Brebion, grand prix d’architecture en 1740, fut chargé de continuer les travaux du Panthéon. Brebion, né en 1716 et mort vers 1796 (d’après Y Encyclopédie de F architecture), était alors architecte du roi, membre de l’Académie depuis le 15 septembre 1756 et avait construit, de 1778 à 1780 l’escalier monumental conduisant au grand salon du Louvre qui a été depuis remplacé par celui de Percier et Fontaine, détruit à son tour. C’est dans la construction de cet escalier que Brebion fit une des premières applications du fer au bois, application imitée depuis par Louis, en 1789, dans l’édification du théâtre des Variétés et par d’autres architectes jusqu’au jour où le fer, entre des mains habiles, est devenu le principal élément des plus grandes constructions. L’architecte Brébion donna encore, en 1781, les plans du marché Sainte-Catherine à Paris élevé sur l’emplacement du prieuré du môme nom et, en 1786, commença avec lîenard la restauration de l’Observatoire, restauration qui consistait dans la substitution à la grande voûte du premier étage d’une voûte en trois berceaux. Les travaux du Panthéon, interrompus pendant deux ans, de 1783 à 1785, furent alors repris ctlacoupole, commencée à celle époque, était terminée en 1790, grâce à celui qui, n’ayant jamais possédé que le grade et les fonctions d’inspecteur pendant toute la durée des travaux, fut, pour Brebion, le plus précieux des collaborateurs : nous avons nommé Rondelet, sur le dessin duquel fut établie la charpente destinée à la pose de la coupole et qui n’avait pas moins de soixante mètres de hauteur. Jean-Baptiste Rondelet, né à Lyon le 4 juin 1743, élève de Blondel, inspecteur, comme nous venons de le dire, de Souftlotetde Brebion, fut enfin chargé, en 1806, de la reprise nécessitée par l’affaissement des principaux pointsd’appuisde lacoupoleel celte reprise justifia, dansune certaine mesure, les critiques dont l’œuvre de Souf'llot avait été l’objet. Rondelet nommé membre de l'Institut, en 1815, mourut à Paris le 26 septembre 1829, laissant de nombreux ouvrages ou brochures, parmi lesquels nous citerons seulement son Commentaire de Frontin sur les aqueducs de Rome, et son Traité théorique et pratique de Fart de bâtir. Dans le plan de Soufflot,

une place semi-circulaire devait précéder le Panthéon, limitée par deux constructions importantes dont l’une seulement fut alors élevée : l’École de droit; la mairie de l’arrondissement qui lui fait pendant ne datant que du règne de Napoléon III. On doit citer encore de l’auteur du Panthéon et des édifices de Lyon : l’hôpital de Mâcon, achevé en 1770, la sacristie aujourd'hui détruite (heureusement, prétendent quelques critiques) de Notre- Dame de Paris et sa grande porte médiane (primitivement à deux vantaux séparés par un pilier sculpté), l’hôtel de Lauzun, dans le faubourg du Houle, la fontaine de la Croix du Trahoir, rue de l’Arbre-Sec et l’orangerie du château de Ménars.

Soufflot eut un neveu qui s’adonna également à l’architecture et qu’on appelait Soufflot le Romain pour le distinguer de son oncle et maître ; mais on ne cite de lui que l’hôtel Montholon, sur le côté nord du boulevard Montmartre à Paris, remarquable par sa décoration intérieure et dont l’entrée subsiste encore aujourd’hui, si nous ne nous trompons pas.

Le troisième édifice religieux imporlant du règne de Louis XV, l’église de la Madeleine, fut élevé sur les plans de Contant d’Ivry, né à Ivry-sur-Seine en 1G98 et mort en 1777. La première pierre de l’édifice fut posée le 3 avril 1704 et c’est de 1704 à 1777, que Contant en dirigea les travaux avec la collaborai ion de François Dubois, son élève et son gendre, et eut pour successeur Couture dil le jeune. Les travaux de Contant d’Ivry, architecte du duc d’Orléans, comprirent nalurellement la restauration du Palais- Hoyal, la construction de la cour des Fontaines avec le changement du comble de la grande cour; puis il commença l’église de l’abbaye de Port-Royal (1747) qui fut achevée par Franque, le couvent de Panchemont ou Penchemont, qui était silué rue de Grenelle-Saint-Germain et dont le dauphin posa la première pierre en 1749, les écuries de Bissy, l’église de Condé en Flandre, celle de Saint-Wast à Arras, l’hôtel du gouvernement à Lille et le belvédère de Saint-Cloud.

Guillaume-Martin Couture, né à Rouen en 1732, entra à Paris dans l’atelier de Carpentier et fut son collaborateur dans la construction du pavillon du Roi à Croix de Fontaine et du pavillon de la Boissière, dans les embellissements de l’hôtel Choiseul et les décorations du palais Bourbon ; mais il donna seul les plans du château de Tilly, de l’hôtel de Saxe, faubourg Saint-Honoré,

fl'aurés Carie Maratte

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