‹ Les archives angevines de NaplesChapitre 15 sur 142 · ACTES ADRESSÉS AUX SECRET I, ETC · texte numérisé non relu

ACTES ADRESSÉS AUX SECRET I, ETC

revers; et ces dessins numismaliques sont naturellement copiés ensuite tant bien que mal sur les registres (1).

Telles sont brièvement les attributions des fonctionnaires auxquels sont adressés les actes qui forment la seconde grande classe de documents dans les registres de la monarchie angevine.

Les actes adressés aux secreti occupent le premier rang. Ils sont toujours répartis par Secretia , en quatre chapitres distincts , qui se présentent dans l'ordre que nous avons suivi plus haut en énumérant les Secretie. Bien entendu, il n'est plus question de la Secretia Sicilie après les Vêpres siciliennes.

Viennent ensuite les actes adressés aux magistri procuratores et portulani. Contrairement à ceux qui précèdent, ces actes ne forment en général qu'un seul chapitre, dans lequel les pièces sont toutes mélangées et simplement transcrites à la suite des unes des autres suivant un ordre chronologique approximatif (2). Néanmoins on trouve aussi des exemples de registres qui admettent pour ces actes une subdivision en quatre chapitres (3) ainsi rangés :

Mag. Proc. et Port. Principatus et Terre Laboris.

M. P. et P. Apulie et Aprucii; ou (ce qui revient au même) M. P. et P. a portu Roseti usque flumen Tronti.

M. P. et P. Calabrie.

M. P. et P. Sicilie. »

Il faut ajouter que, dans l'état actuel des archives , la division consacrée anx magistri procuratores et portulani n'apparaît qu'assez tardivement, tout à fait à la fin de la XIV» indiction, au mois d'août 1271 (4) , tandis qu'on rencontre déjà des chapitres spéciaux réservés aux divers secreti dans le registre de Jean d'Acy, en 1268 (5).

Il en est des actes adressés aux magistri massarii comme des lettres aux magistri procuratores et portulani. Ils sont le plus souvent confondus tous ensemble en une seule série (6). Mais on les

(1) On peut voir plusieurs de ces mandements, avec'des dessins de monnaies, dans le Saggio di codioe diplomatico, de Minieri-Riccio, I, p. 118, 140, 141 et 169. Consulter aussi dans le même volume, p. 165 , une curieuse pièce du 5 juin 1278, relative à la gravure des coins de monnaie.

(2) Registres primitifs n" LU, LIV, LXIV. LXXXI, LXXXIX, XCV et CIX. {3) Registres primitifs n»' XXXUI CXVII, CXVIII, CXIX et CXXVI.

(4) Dans le Registre primitif n° XXXI II.

(5) Registre primitif n"> IV.

(6) Registres primitifs n»' XVI, XVIII, LU, CXXXIX, CL.

rencontre également partagés en quatre chapitres (1), correspondant aux quatre divisions provinciales dont nous avons déjà parlé :

Magisiro massario Terre Ydronti.

M. M. Basilicale et Terre Bari.

M. M. Capitanate.

M. M. Calabrie. »

La série des actes adressés aux magislri massarii n'est pas toujours insérée d'une manière fixe dans les mêmes registres primitifs que les autres séries comprenant la seconde grande classe des documents. Au lieu de suivre les lettres aux secreti , elle en est quelquefois détachée pour être jointe aux cahiers d'Extravagantes infra regnum (2). Bien plus , à certaines époques , on renonce à établir une division spéciale consacrée aux magistri massarii. Les actes qui leur sont adressés sont alors dispersés parmi les Extravagantes infra regnum. Ces divergences s'expliquent d'ailleurs facilement. On sait qu'une partie seulement des raasseries étaient affermées aux magistri massarii ; les autres continuaient à être exploitées directement par la Couronne. Or, les pièces concernant ces dernières étaient transcrites parmi les Extravagantes infra regnum. On conçoit donc qu'on ait songé parfois à rapprocher autant que possible des actes qui, s'ils ne s'adressaient pas au même ordre de fonctionnaires, se rapportaient du moins à des affaires de nature identique.

Les actes adressés aux magistri siclarii peuvent aussi , suivant les années, former une division spéciale se rattachant à la seconde grande classe , ou bien se trouver confondus au milieu des Extravagantes infra regnum. Ce dernier cas est même de beaucoup le plus fréquent. Dans les rares registres de la Chancellerie où ces actes sont l'objet d'un chapitre distinct, on les voit placés à la suite des lettres aux magistri procuratores et portulani (3).

Nous rappellerons en terminant que, pendant une période qui s'étend depuis le 1er avril de la XIIP indiction (1270) jusqu'à la fin de la !!« indiclion , les actes adressés aux secreti^ aux magistri procuratores et aux magistri massarii, admettent quelquefois, comme les lettres aux justiciers, une division eu registres de cuRiA et registres de privatis.

Il résulte évidemment de ce qui précède que la classe des actes

{[) Registre primitif n» XVII.

(2) Registres primitifs n»' CXXVIII et CLIII.

(3) Registres primitifs n<" XXXIII et LU.

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