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REGISTRES DES CAPITAHVES ET VICAIRES GÉNÉRAUX

registra consiinilia, quorum unum pênes te sigillantem reraaneat, et aliud remaneal pênes luzolinum de Marra, etc. (1), in archivio rationum servandum ; prout servatum extitit hactenus tempore aliorum capitaneorum et vicariorum nostroruin , nobis féliciter extra regnum agentibus, per nosLram excellentiam statutorum, et etiam in nostra Guria reservatum (2). »

On étendait donc aux registres des vicaires et capitaines du royaume la division en registres de la Chancellerie et registres de la Chambre.

De ces derniers registres nous ne possédons malheureusement, eu laissant de côté la cinquième période, que deux groupes de débris , dont l'un est même douteux , et qui ne permettent pas de rien affirmer de précis. Dans le premier, les actes sont tous coufondus et rangés simplement d'après l'ordre de leur expédition (3). Dans le second, on a réuni ensemble les actes adressés aux justiciers , mais sans tenir compte des provinces (4).

Quant aux registres destinés à remplir l'office de registres de la Chancellerie , il faut distinguer entre les ditlerentes périodes d'absence du roi.

La première (1267-1268) doit être malheureusement laissée de côté, faute de documents. Guillaume de Muideblé a-t-il même fait enregistrer les actes qu'il expédiait en qualité de capitaine et vicaire général du royaume ? La chose est probable ; mais les preuves manquent totalement.

Ce n'est qu'à partir de la seconde période (1270-1271) que nous pouvons nous appuyer sur des faits certains. A cette époque, les actes furent transcrits sans distinction à la suite les uns des autres, à peu près dans l'ordre de leurs dates ; mais il y eut quatre registres successifs, déterminés : le premier par le passage de la XllP à la XIV'' indiction (5), les trois autres par les changements de vicaires que nous avons énumérés plus haut (6).

(1) Joczolino délia Marra était un des maîtres rationaux alors en charge. Ce second exemplaire est donc destiné à servir de registre de la Chambre.

(2) Publié par Minieri-Riccio, Il regno di Carlo l d'Angiô, anno 1275, p. 47, non pas, comme il le dit, d'après un registre original des archives , mais d'après les notes de De Lellis.

(3) Registre primilif n» XLI. Ce fragment se rapporte h la seconde absence du roi.

('i) Registre primitif n° LXXXV. Ces débris se rapportent à la quatrième absence du roi. Nous n'avons pas la preuve absolue qu'ils proviennent d'un registre de la Chambre.

(o) Registre primitif n" XXVII.

(G) Registres primitifs W' XXXVIII, XXXIX et XL.

Pour la troisième période (1272) , on trouve trois registres semblables aux registres des actes royaux : un pour les lettres aux justiciers, cm autre pour les lettres aux secreti et le troisième pour les ExlravaganU'S et VApodixarium (1). Dans ce dernier registre, les Extravagantes sont divisées en deux groupes : de curia

et DE PRIVATIS.

Pendant la quatrième période (1275-1277) on s'est également inspiré des registres ordinaires , mais avec des modiflcations de détail assez importantes. Tout d'abord, on n'a pas tenu compte, en général, du passage de la IV^ à la V^ indiction , et les séries, à l'exception des Extravagantes infra regnum (2) , embrassent sans discontinuité tout l'espace de temps pendant lequel Robert d'Artois et le prince de Salerne ont exercé le pouvoir. En second lieu , il y a bien des séries distinctes pour les actes adressés aux justiciers et pour les lettres aux secreti ; mais , dans chacune de ces séries, on a simplement rangé les pièces par ordre chronologique, sans distinction de provinces (3). Enfin , en tête des actes adressés aux justiciers , on trouve placé un groupe d'actes qui ne peuvent évidemment pas se rencontrer dans les registres ordinaires de la Chancellerie. Ce sont les lettres écrites au roi par les capitaines et vicaires généraux du royaume touchant les affaires administratives (4).

Quant à la cinquième et dernière période (1283-1284), le prince de Salerne se trouvant revêtu de toute la puissance souveraine , les registres sont entièrement semblables aux registres royaux. Ils suivent la règle de l'indiction et présentent tous le caractère habituel des registres de la Chancellerie , même lorsqu'ils sont destinés à servir de registres de la Chambre (5).

Nous avons dit, dans notre introduction, qu'il peut être quelquefois très difficile, pour un fragment pris isolément et dénué de date

(1) Registres primitifs n»' XLVII, XLVIII et XLIX.

(2) Ces Extravagantes ont été réparties d'une façon assez singulière entre deux registres primitifs. On avait d'une part la série des lettres aux secreti pour toute la période d'absence du roi, et d'autre part la série des actes gracieux et des apodixes également pour cette môme période tout entière. A la première série on a joint les Extravagantes remontant à la IV° indiction ; à la seconde, les Extravagantes datant de la V= indiction. Registres primitifs n''^ LXXXVII et LXXXVIII.

(3) Registres primitifs n"' LXXXIV, LXXXV et LXXXVI.

(4) Registre primitif n" LXXXIV.

(5) Voir la Restitution des registres primitifs de la XI° et de la Xll« indictions (1282-1283 et 1283-1284).

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