‹ Les archives angevines de NaplesChapitre 46 sur 142 · FORMAT DES REGISTRES · texte numérisé non relu

FORMAT DES REGISTRES

que les registres qui leur sont contemporains, soit 380 à 390 millimètres sur 280 ou 290 millimètres. Les comptes eu français des greffiers de l'Hôtel ont cinq ou six millimètres de plus en hauteur.

D'un autre côté, nous avons déjà dit que , dans ceux des registres de la Chambre qui ont une physionomie spéciale, les marges sont en général sensiblement plus larges que dans les registres de la Chancellerie (1). Pour arriver à ce résultat, tantôt on diminue la longueur des lignes eu transcrivant les pièces , tantôt on emploie des feuillets de format plus carré, où la largeur tend à se rapprocher de la hauteur (2).

Bien entendu, dans cette échelle de proportion, nous nous plaçons à un point de vue tout à fait général, en prenant l'ensemble des faits. Si l'on veut descendre dans les détails, en parcourant notre Restitution des registres primitifs , on trouvera de nombreuses exceptions. A toute époque, mais principalement pour la première moitié du règne jusqu'à la Vl» indiction (1277-1278), il y a des registres ou des cahiers dont les dimensions sont inférieures, ou plus rarement supérieures, de quelques dix, quinze ou vingt millimètres à la moyenne alors en usage (3). D'ailleurs ces diminutions de format sont quelquefois simplement apparentes. En effet, lorsqu'on a relié , au seizième siècle, les débris des anciens registres pour former les volumes de la collection actuelle , une partie des fragments , fort heureusement la plus considérable, n'a été qu'à peine touchée par le couteau du relieur ou même est restée tout à fait intacte; d'autres fragments, au contraire, se sont trouvés atteints dans la régularisation de la tranche supérieure et quelquefois rognés jusqu'au texte. Par conséquent , des portions provenant d'un même registre primitif et jadis semblables comme format peuvent aujourd'hui avoir des hauteurs inégales, selon qu'ils ont été reliés avec plus ou moins de soin, dans tel ou tel des volumes actuels (4).

(1) Voir plus haut, p. 94.

(2) Dans le registre de la Chambre qui occupe le n» XXVI de notre Restitution des registres primitifs , la largeur des feuillets est de 3Q(T à 310 millimètres , tandis que la hauteur ne dopasse pas 350 à 3G0 millimètres.

(3) Ainsi, parmi les registres de la XV' indiction, ceux qui contiennent les actes du prince Charles ne portent q\ie 320 à 330 millimètres de haut sur 230 à 240 millimètres de large [Registres primitifs u°' XLVH, XLVIII et XLIX). D'autre part, au milieu des registres de la l'" indiction, dont la moyenne en hauteur est seulement de 330 à 340 millimètres, on trouve un registre de la Chambre dont les feuillets atteignent déjà 380 millimètres de haut (Registre pri-

\miUf lï" LX), etc., etc.

(4) Voir, dans la Restitution des registres primitifs, les n°" XIX, LUI, etc.

Il laut évidemment se préoccuper de ces accidents de reliure , quand on veut tirer parti des mesures prises sur les originaux. Cependant, tout en tenant compte de cette cause de trouble , et si insignifiantes que puissent paraître au premier abord des différences de quelques millimètres, les dimensions des feuillets n'en constituent pas moins , pour la restitution des registres primitifs un élément de critique des plus importants et qui nous a rendu bien des services au cours de ce long et délicat travail de

recomposition. ^ , o, i ler

Les proportions en usage pendant la fin du règne de Charles 1 , à partir de la I1I« indiction , continuèrent à être généralement employées pendant tout le reste de la période angevine. Mais OQ rencontre encore de nombreuses exceptions. Quelques registres dépassent la moyenne de 30, 40 et 50 millimètres. L'un d eux un registre de comptes du temps de Robert (1) , atteint même la dimension maximum, tout à fait exceptionnelle, de 480 millimètres de haut sur 350 millimètres de large (2).

Sous Charles I-, les expéditions des actes émanés du pouvoir souverain sont toutes sur parchemin , comme les registres (3). Mais, dès cette époque, le papier est d'un grand usage pour les actes administratifs qui ne sortent pas de la chancellerie royale, par exemple pour les antapoques et les apodixes remises aux trésoriers du Château de l'OEuf, pour les enquêtes faites par les jus liciers, pour les comptes dressés par les fonctionnaires provin ciaux etc (4). La matière employée est un papier de chiffe, très beau èl très fort, avec un filigrane dans la pâte, souvent une croix ou une majuscule gothique.

L'emploi du papier devient encore plus fréquent à la fin du treizième siècle, et surtout au quatorzième U s'étend alors a la chancellerie royale. Dès le règne de Charles II, mais plus fréquemment sous Robert, sous Jeanne I- et sous les souverains de la branche de Durazzo (Charles III, Ladislas et Jeanne II), on trouve à côté des registres sur parchemin , une seconde série de registres sur papier, qui paraissent établis conformément au même

% 'i;^Z::^..^o,.e et de la .é.e épo.ue (Re,..e anç.in .84) est nrpsnae aussi -^rand ; il a 470 millimètres sur Uo. . ^ ^

'''^CoZl rTous a;ons d.jà eu occasion de le signaler, un -ta.n nomb^ CCS actes de Charles I" existent en originaux aux archives de Naples, dans le

'7'; 'iXl Vapen,ice à cette étude, ce aui a trait aux Fascicoli et aux Arcke in carta bambagina.

Page 1