CHAPITRE XI
DIPLOMATIQUE DES REGISTRES ET DES ACTES DU ROI CHARLES l" ■
Division des actes d'après leurs caractères diplomatiques.
En se plaçant strictement au point de vue des Registres angevins, il n'y a évidemment aucun intérêt immédiat à établir parmi les actes de Charles J" des divisions fondées sur les caractères diplomatiques. Nous avons longuement exposé comment les pièces étaient réparties pour l'enregistrement : les actes administratifs d'après leur adresse, et les actes gracieux d'après la nature de la faveur accordée. On sait aussi qu'à certaines époques on a perfectionné ce classement, en séparant les actes De Curia et les actes De Privatis (1).
Cependant les employés de la Chancellerie distinguaient, eu dehors des grandes classes , beaucoup de catégories. Les tarifs de droits de sceau que nous mentionnerons dans le chapitre suivant attestent combien ces catégories étaient déjà multipliées rien que pour les actes De Privatis. Leur nombre était à vrai dire illimité. Il suffisait d'un perfectionnement ou d'un changement apporté dans l'organisation administrative du royaume pour amener tout à coup la créalioa d'un nouveau type de documents. C'est ainsi que l'ordonnance du 27 octobre 1277 a institué les mandements en français aux trésoriers du Château de l'OEuf , en fixant avec soin les caractères qui devaient spécialement distinguer ce nouveau genre de pièces. D'ailleurs, les règles se modifiaient fréquemment, et telle observation qui est juste à un moment donné ne se trouve plus applicable au bout de quelques années.
(1) Voir le chapitre II.