‹ Les archives angevines de NaplesChapitre 68 sur 142 · OFFICE DES RAISONS · texte numérisé non relu

OFFICE DES RAISONS

Un autre notaire « qui est as ares et as contes de par les mestres ralionaux » (1) ;

Un « rubricheur » ayant le grade de juge (2), « qui rubriche les inquisitions » , c'est-à-dire qui est chargé de recevoir et de classer les enquêtes qui jouent un si grand rôle dans tous les détails de l'administration financière et dont une copie doit toujours être, en règle générale, adressée anx maîtres ratiouanx, comme, par exemple, les en(|uêtes préparatoires servant à établir le montant de la Subventio generalis (3) et celles qui ont pour but de rechercher l'étendue des droits de propriété de la Couronne et des vassaux (4) ;

8 écrivains attachés aux 8 notaires ;

2 écrivains « qui su ut mis à garder l'archive » ;

2 écrivains « qui registrenl les lettres en la Ghancelerie de par les mestres rationaux » (5);

Un « sergant de la Raison », désigné dans un autre endroit du compte comme étant le personnage « qui garde les registres des Raisons » (G).

Pour compléter ce tableau, il faut encore y ajouter un certain nombre de clercs. Ces clercs ne figurent pas dans la portion actuellement subsistante des documents remontant à 1278. Mais en 1282 nous en trouvons mentionnés six (7), qui constituent avec les notaires, dont le nombre est alors réduit de huit à six (8), le corps

(1) « Notaire Guitwonl, » lequel ne touchait, par exception, que deux onces de gages mensuels.

(2) « J ugc Jehan d'Amis. »

(3) Voir p. 88.

(4) Voir p. 151.

(5) Dans les comptes de 1278 aucun des écrivains n'est désigné personnellement.

(6) « Matheu, » que nous retrouverons plus loin sous son nom latin de « Matteus de Andria, » en parlant des Archives.

(7) Sur les six clercs auditeurs des comptes, trois sont payés en même temps que les notaires : « Mestre Guillaume le Prévost de Grasse » touchant 4 onces de gages mensuels plus une somme annuelle de 5 onces pour robes ; « Mestre Lucas de Soiy-la-ChapelLe , » recevant 5 onces par mois , mais n'ayant pas droit à des robes ; enfin « Guillaume Corvoisier , » garde de l'archive , qui a le même traitement que les notaires sauf qu'il reçoit une once do plus par an, soit 5 onces au lieu de 4, pour ses robes. Les trois autres clercs auditeurs des comptes, « Mestre Nichole de Castellenec , Mestre Quinteval de Neritone et Mestre Johan de Ayrole, » sont l'objet il'un mandement spécial de paiement {Registre angevin 46, t» [iV") et on les traite exactement comme les notaires.

(8) « Robert de Matere, Pateffroy de Eble, Nichole de Cape, Symon de Petre-

des auditeurs des comptes ou auditeurs des 7'aisons (1). Parmi ces auditeurs, il y ou a trois, dont un clerc et deux notaires, qui , comme nous aurons occasion de le répéter plus bas , portent le titre de gardes de l'archive. A la même époque, l'office des Baisons comprend encore deux rubricheurs (2) au lieu d'un, onze écrivains en tout (3) et un sergent de l'archive (4).

Les maîtres rationaux touchent 8 onces et demie (soit environ 21 1. 5 s. t.) de gages mensuels. Les notaires et les écrivains des Baisons sont respectivement traités absolument sur le même pied que les notaires et les écrivains de la Chancellerie (5). Les rubricheurs et la généralité des clercs auditeurs (6) ont une situation identique à celle des notaires. Enfin , le sergant de la Raison en 1278 et le serjant de l'archive en 1282 reçoivent par mois, le premier 29 taris 5 grains, et le second 19 taris.

Tribunal de la Grant Cour. — Ce tribunal, présidé par le maître justicier, ou , postérieurement à la mort de Guillaume de Muideblé en 1269, par un simple vice-maître justicier touchant 8 onces de gages mensuels , se compose naturellement surtout de magistrats, juges ou avocats; mais on y trouve aussi trois ou quatre (7) notaires. Ainsi, en 1282, à côté de trois « juges de la Grant Cour » (8), trois « avocaz du fisque » (9), un « juge des appella-

maieur ou de Pierremaïour, Nichole de Saint- Victor et Nicole de la Charigniole [N. de Cirignola]. » Les deux derniers sont « gardes de l'archive. »

(1) « Lesquiex sont touz auditeurs des resons. »

(2) Le même « Juge Jehan de Amis, » qui était déjà en fonctions en 1278 et « Juge Centeine. »

(3) « Thomas de Juvenace , Thomas de Sulmone , Lucas de Naple , François . de Neritone le vieil, Valentin, Heude de VenafTre , Gieffroi de la Charigniole , François de Neritone le jiiene, Nichole de Castellenet, Barthelemmi de Aiereine et Barban de Montelien. »

(4) « Rogier, serjant de l'archive. »

(5) Cette parité de traitement entre les employés de la Chancellerie et ceux des Raisons, que rend évidente l'examen des pièces comptables, est attestée en outre formellement par d'autres textes. Ainsi , dans une mention de réception de notaires à l'Hôtel, remontant au 14 août 1270, nous relevons ce passage : « Philippus de Salerno et Bellonus de Messana recepti sunt in notarios

Cancellarie et quilibet cum uno scriptore , ad illas videlicet expensas et

alla que habent notarii et scriplores magistrorum rationalium magne curie. » [Reg. ang. 29, f° 114.)

(6! Voir plus haut, p. 217, note 7.

(7) Trois en 1278 et quatre en 1282.

(8) « Nichole de Saint-Germain, Thomas de Brandiz, Marin de Caramanique. »

(9) « Andriu de Capes, Richart de Ayroles, François de Thaïes. »

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