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AISNE 487

AIN

Les archives des greffes de Belley, de Gex et de Trévoux sont conservées dans les tribunaux de première instance respectifs, et ne pourront être réunies que plus tard au dépôt départemental. — Le tableau des justices seigneuriales dont les papiers sont déposés au greffe de Bourg-en-Bresse a été publié par L. de Combes, Le prési- (Ual de Bourg et le bailliage de Bresse (Bourg, 1S74, in-8"), j)|). 207-

Les délibérations du consistoire de Bourg, et les registres des synodes provinciaux retrouvés à Pont-de-Veyle, ont été utilisés par Edm. Ghevrier, Notice liistoriquc sur le protestantisme dans le département de l'Ain (Paris, 1883, in-S"). — ^ Il y a un registre important du xviii^ siècle au consistoire de Ferney.

Dans les châteaux de Montréal, j)rès Xaiitua icomte Douglas) ; — de Vernange. près Saint-Trivier-sur-Moignans (M. Nouvellet) ; — de Machurat, près Vieu-en-Valromey (M. Dallemagne), il y a des archives importantes ; sur les dernières, cf. Revue des Sociétés savantes, 5*^ série, IV (1875), pp. 199-307. — Au château du Saix, près Bourg-en-Bresse (M. V. Mariéton), se trouvent les archives considérables de la famille provençale des Porcelets '.

Les notaires de ce département paraissent jusqu'ici peu disposés à se dessaisir de leurs minutes. On possède un répertoire intitulé : Département de V Ain ; arrondissement de Bourg; notaires actuellement en exercice et indication des minutes dont chaque notaire est dépositaire. (Bourg, s. d. [1836], in-fol.)

Le collège de Thoissey a ses archives propres ; elles ne peuvent être bien anciennes, puisque cet établissement fut fondé par la Grande Mademoiselle, princesse souveraine de Dombes.

AISNE

Les archives des greffes des tribunaux de preijiière instance de Laon, Saint-Quentin et Château-Thierry sont considérables et intéressantes.

Gelles de Laon sont les plus connues et renferment les papiers du bailliage de Vermanth^is (belle collection de registres à partir

1. Aux .Archives nationales, Z- 41.56, se ti'ouve un inventaire des archives des seigneurs de Saint-Julien-sur-Reyssouze, où sont indiqués de nombreux actes depuis le xiii* siècle.

de 1582), de la prévôté foraine de Laon, de nombreuses justices seigneuriales, un assez grand nombre de protocoles de notaires (depuis 1522) et des documents sur la Révolution; une partie a été inventoriée dans deux publications de M. Am. Combier : Nomenclature sommaire des archives du greffe de Laon (Paris, 18G6, in-4°), et Étude sur le bailliage de Vermciudois ; inventaire des archives de 1551 à 1119 (Paris, 1874, 1 vol. in-S** de 750 pp.). Le même M. Combier en a tiré la matière de différents travaux, parmi lesquels nous citerons : La justice révolutionnaire à Laon (Paris, 1882, 2 vol. in-8°) ; ■ — Le divorce au tribunal de Laon de 1192 à l'an A'/// (Senlis, 1887, in-4°) ; — Cahiers du tiers-état du bailliage de Laon en 1189 (Senlis, 1889, in-8°); — Les Justices subalternes du Ver/nandois , dans La Picardie, 2" série, VII (1884), pp. 433 et suiv.; — Les testaments du xviii*^ siècle dans le bailliage du Vermandois, dans le Cabinet historique de V Artois et de la Picardie, I (I8861, pp. 9 et suiv.; — Bulletin de la Société académique de Laon, XXII (1878), pp. 65-9G, et XXIII (1879), pp. 12-75; — Revue des Sociétés savantes, 5* série, IV (1872), pp. 297-298 et 311-314.

Au greffe de Saint-Quentin se trouvent, à côté des registres d'insinuations, inventaires, scellés et documents judiciaires de toute nature depuis le xv!** siècle, un registre des bai)têmes protestants de l'église du Gâtelet (1592-1599). — Pour celui de Vervins, cf. A. de Marsy, Notes recueillies aux archives du tribunal de Vervins, dans La Thiérache, IV (1876 , pp. 87-lOG.

Peu de fabriques, dans ce département, paraissent posséder des documents anciens ; nous ne connaissons que celle de l'église de Morsain, d'après le Bulletin de la Soc. archéol. de Soissons, VIII (1854 , p. 171.

A Saint-Quentin, nous avons à mentionner les ai'chives de la congrégation des Filles de la Croix; l'abbé J. Corblet les a connues; cf. Mémoires de la Soc. des antiquftircs de Picardie, XXII (18G8), pp. 319 et suiv.

Un petit fonds de la famille de Coëlquen et un abondant cliaririer, curieux pour l'histoire de Bretagne, se trouvent au château de Folembray (M"'^ la baronne de Poilly); un catalogue ti'ès sommaire en a été publié par Vallet de Viriville : Notice des archives de M. le marquis du Ilallaij-Coëtquen (Paris, 1851, in-8°). — Au château de Cœuvres se conservent les très importantes archives de Gabrielle d'Kstré(!S, amplement utilisées par !M. Desclo/eaux dans sou livre :

Gahriellc d'Estrces [Paris, 1889, in-8''). — Signalons encore, parmi les plus importants dépôts particuliers, ceux de M. de Trétaigne à Festieux, de M. d'IIimécourt au château de Roucy, de M. de Puységur à Buzancy, du comte Caffiirelli à Leschelle, celui du château de Missy (papiers des familles de Fontaines et de Fay d'Athies), celui du château de Nogent-sous-Coucy (quelques documents intéressant l'histoire de lancienne abbaye), enfin celui du château de Nouvionen-Thiérache, important pour 1 histoire locale.

Pour les recherches dans les minutes des notaires de ce département, on peut recourir à \ Etat sommaire, par ordre alphabétique, des offices et pratiques des notaires dont les minutes existent de 1518 au 1" août 1881 dans l'arrondissement de Laon^, par M" Lefebvre, notaire à Laon (Laon, 1881, in-4°), et à la Table alphabétique et liste par étude des notaires qui ont exercé dans V arrondissement de Saint- Quentin (Saint-Quentin, 1888, in-8°). Cf. encore E. Piette, Les minutes historiques d'un notaire de Verv'ins (xvi'^-xviii*' siècles), dans La Thiérachc, I (1873), pp. 165-175, et vol. suivants; et A. Suin, Dépouillement des minutes de M^ Nicolas Raoulet, notaire à Soisso/is [1581 à 1610], dans le Bulletin de la Soc. archcol. de Soisso/is , 2« série, III, p. 120-132.

La grande manufacture de glaces de Saint-Gobain possède quelques archives depuis la fin du xvii" siècle.

A Limoise, il existe un inv. ms. des titres anciens de la cure (cf. Annales bourbonnaises, IV (1890), p. 213).

Les principaux châteaux du dépai'tement, dont les charlriers paraissent importants, sont celui de Lurcy-Lévy iC"= de Waldner), avec des titres de propriété et des correspondances en grand nombre depuis le xv^ siècle; — celui du Pontet, à Franchesse, avec des terriers et papiers divers à partir de 1550; — celui de Veauce (archives considérables de la famille de Veauce ; — celui de Lyonne , également situé près Ganuat, renfermant une belle collection de titres depuis le xin" siècle, une soixantaine de

1. Cet Etal contient la liste des minutes existant dans les cinquante études de l'aiTondis'-.enient, aux archives départementales de IWisne et « dans les études hors de rarrondissement en tant que les minutes ont été reçues par des notaires avant exercé dans des résidences du ressort de l'arrondissement ».

terriers anciens, le tout relatif aux familles de Reclesne et de Courbais, avec une nombreuse correspondance, émanée entre autres de divers princes du sang au xvii^ siècle; — et celui de Colombiéres, à Saint-Aubin (M. Cli. Riant), où se conservent des (lociinicnts relatifs aux environs de Bourbon-l'Archambault. — Les fainillcs qu'il convient de signaler ici sont celles de Revanger, à Cusset; du Buysson, à Gannat; Aubert de la Farge, à La Palisse (cf. Bulletin de la Diana, V, 1890, pp. 222-224), et surtout les Chabannes La Palisse, à La Palisse, qui possèdent des documents précieux en cours de publication, à Dijon, par les soins du c"' H. de Chabannes; déjà la c^**® Alfr. de Chabannes a fait imprimer, sous le voile de l'anonvme, une Notice historique sur la maison de Chabannes (Clermont-Ferrand, 1864, in-4°).

ALPES (BASSES

Les archives judiciaires, conservées dans les greffes des tribunaux de première instance de Digne et de Sisteron, ont jusqu'à présent échapj)é aux lois de brumaire (cf. R. P., 1885, pp. 304-305).

Plusieurs familles possèdent des archives intéressantes ; entre autres M. de Lombard de Ghâteàu-Arnoux, ii Digne, qui a tous les papiers de sa maison ' depuis Jean Lombard, lieutenant à la sénéchaussée de Forcalquier, et son fils, gouverneur des princes de Conti, qui devint seigneur de Ciuiteau-Arnoux en 166G; — M. Alex, de Gaudemar, à Digne, possesseur de nombreux dossiers, remontant au xv'^ siècle, sur les Gaudemar, seigneurs de Sièyés, Archail et Feston; — M. G. de Courtois, à Banon, possesseur entre autres papiers d'un livre de raison d'Antoine de Courtois^; — et ^L G. Arnaud, maire de Forcalquier, chez (pii se trouvent tous les actes l'chilifs aux Arnaud depuis le milieu du xiv'- siècle '*. — Au cha'feau de Valensolle ni'* Chr. de Villeneuve) existent des documents sur l'amiral de ^'^illeneuve et des papiers inédits des Bonaparte;- — au Plan de Porchères (près Manel, M. de Berluc-Pérussis conserve les titres de la terre de Porchères, depuis 1418, et des documents rela-

1. Utilisés par l'abbé J.-M. Maiirol : Monographie de Clitilcaii-.irnoux, (Forcalquier, 188<), iii-S»).

2. Cf. Ch. de Uibbe, Les familles et la société en France avant la Rci'ulution (Paris, 1874, 2 vol. in-12).

3. Publiés en grande partie par (Jainille Ariiaiid ; Histoire d'une famille profr/((rt/r fiMarseillo, 188't, 2 vol. in-8").

ALPES-MAIÎITIMES 491

tifs à ses possesseurs successifs, parmi lesquels on peut citer Honoré de Laugier-Porchcres et Antoine de Berlue, son beau-frère (xvii^ siècle) ; — ci Allemagne (près Riez), M. le m'' de Ripert- Monclar possède uu cluirtrier important; — enfin, en sa propriété du prieuré d Ardéne (près Forcahpiier), M. Gonzague de Rey a entre les mains les titres de la tei're d'Ardène, à partir de 1259, et des archives domestiques qui intéressent les Reillane, les Rome, les Tende, les Garidel, les Rey, et ont fourni le principal élément des notices de M. G. de Rey : Recherches sur l'hospitalité de N.-D. d'Ardène (Marseille, 18(39, in-12\ et La famille de Rome d'Ardène (Marseille, 1883, in-12)^

Les minutes des notaires sont rarement très anciennes dans ce département. On signalera partictdièrement létude de Céreste, où la dynastie des Devoulx règne depuis de longs siècles; l'étude Borel, à Manosque, une des plus précieuses depuis le xiv*^ siècle, où l'on trouve, à la Un d'un « sumptura » de 1495, l'original^du « Ludus sancti Jacol>i », manuscrit très curieux d'un mystère en langue provençale qu'a publié G. Arnaud (Marseille, 1858, in-8'^).

ALPES (HAUTES

Il V a il'anciennes archives à la fabriqiw de la cathédrale de Gap.

Les chandires des notaires, à Briançon et à Gap, conservent un assez grand nombre de protocoles de notaires ([ui ne remontent pas au delà du xvii"^ siècle.

ALPES-MARITIMES

Le greffe du tribunal de première instance de Grasse possède d'assez nombreux [)apiers, et spécialement des documents relatifs aux familles de Villeneuve et de Mirabeau.^f. Les procès de Mirabeau en Provence, d après des documents inédits, par A. Joly [Mémoires de l'Académie de Caen, 1864, pp. 83 et 456).

Les archives de la jjlace et du génie militaire, à Antibes, renferment des instructions, des mémoires, des plans anciens et des lettres du maréchal de Belle-Isle ; cf. M. Muterse, Le siège cV Antibes (1746-7), dans les Annales du Midi, 1891, pp. 495-526.

1. On peut citer en outre les archives du château de Saint-Jurs, près Mouticvs- Sainte-Marie, assez considérables. Le raanoir est abandonné et le propriétaire inconnu. Les documents qu'on y a trouvés ont été transportés aux archives départf^montales bous réserve des droits du propriétaire, s'il vient à se présenter.

Le chapitre de la cathédrale de Nice a conservé toutes ses archives, qui sont considérables, curieuses, et exigeraient un classement qui est à faire. On connaît surtout un très beau manuscrit du xii" siècle, contenant les titres de i002 à 1200, et qu a publié le comte E. Cais de Pierlas : Cartulaire de l'ancienne cathédrale de Nice (Turin, 1888, in-4^' .

Au château de Roquefort, propriété de M. de Mougins-Roquefort, sont conservés les papiers de son aïeul, député à la Constituante, intéressants ])our l'histoire du début de la Révolution en Provence; ils ont été utilisés par M^I. G. Guibal, Mirabeau et la Provence (Aix, 188Î), in-8",, et F. Mireur, Etats généraux de 1789 iDraguignan, 1889, in-12).

De l'étude dun notaire de Vence, labbé Tisserand a tiré jadis des pièces intéressantes [Revue des Sociétés savantes, 3*^ série, III, 1864, pp. 50-59).

ARDÈCHE

h'cvcc/ié et le chapitre cathédral de Viviers n'ont versé aucuns papiers aux archives départementales, et n'ont presque rien perdu de leurs importantes archives, qui sont à peu près classées mais difficilement abordables ; elles remontent au début du xiii"^ siècle et ont pour l'histoire religieuse de la région un intérêt véritable.

Les consistoires protestants de ce déparlement ont tous quelques archives ; celui de La Voulte, notamment, où se trouve le recueil des actes des synodes tenus en la province de Vivarais (1721-1793i, a fourni des documents précieux à M. Edm. Hugues pour ses ouvrages sur Antoine Court (tome II, \)\). 470-479;, et Les synodes du désert (Paris, 1885-188G, 3 vol. in-4''i; — celui de la ville dos Vans, dont les actes remontent au xvii'' siècle, a été utilisé par Marins Talion; — le conseil presbyléral d Annonay conserve une belle collection de reo-istres d'état civil de 1570 à 1788 et des archives (cf. E. Arnaud, Histoire des protestants du Vivarais et du Velay, Paris, 1888, 2 vol. in-8''), t. II, |)p. 402-418; — enfin on trouvera dans V Église libre (août 1889) des notes de F. Teissicr, prises sur li-s i-.>gislres d'état civil proleslanl du N'ivarais.

Au château de Charabonas, près d(.'s Vans nuuvpiis de (]hanaleillesl, se trouve un abondant chartrier, ainsi qu'à Saint-Marcel-d'Ardéche (m'' dcBernis), à Alboussiéres M. de Barjac), a La Voulte ,!)" d'A/.é-

ARDEXXES 493

mar). — Les familles de iMiraval, à Meysse ' , et de Malbosc, à Berrias 2, possèdent des archives i)articulières : ces dernières sont intéressantes surtout pour la période révolutionnaire. — Chez M. le b"" de Vitrolles, à Saint-Victor, existe le chartrier des seigneurs de Bozas et de Saint-Victor, depuis le xiv^ siècle : un Ixv. ms. en a été déposé au bureau des Archives départementales. — Les familles Boissy d'Anglas, à Fély, près Roiflieux, et Dujaud, des Vans, ont des papiers curieux pour l'histoire du calvinisme dans la région au xviii^ siècle; cf. Bulletin de la Société du protestantisme français, XV- (1866), pp. 131-137, et XXXVI (1887), pp. 548-5.50.

ARDENNES

he greffe du tribunal de première instance de Sedan conserve des archives très importantes, au point de vue de l'histoire locale et de l'histoire du protestantisme ; on y trouve les registres des modérateurs de Sedan et de nombreux registres d'actes d'état civil des deux cultes"*; elles ne sont pas fermées et ont déjà été utilisées par U. J. Villette, Un duel à Sedan en 1629 (Arcis-sur-Aube, 1886, in-8° ; extr. de la lievue de Champagne et de Brie); — L'inventaire de Toussaint Berchet en 1007 Sedan, 1888, in-8"j; — et Inventaire du collège de Sedan fait à la suppression des Jés/ntes en 11 62 (Sedan,

A la sous-préfecture de Rocroi se trouvent quelques pièces anciennes, depuis 1585, et les comptes des bourgmestres de Matagne-la-Grande et de Matagne-la-Petite (1779-1790).

Le consistoire de Sedan possède quelques registres importants de[)uis le xaii'" siècle; cf. Bulletin de la Soc. du protestantisme français, 1890, p. 304.

Quelques notaires du département ont déjà laissé dépouiller leurs vieilles minutes; quelques pièces de la fin du xvi'' siècle, provenant d'une étude de Sedan, ont été publiées dans la Revue historique des Ardennes, V (1867), p. 296-302. Cf. aussi Revue de Champagne et de Brie, 1891, j>p. 758 et suiv.

1. Cf. baron de Coston, .initie de Lafaïsse, maréchal de bataille (Lvon, 1886, in-S").

2. Cf. Ern. Daudet, Histoire des conspirations roi/alisles dans le Midi (Paris, 1881, in-S").

.3. Ceux de la rclig-ioii réformée rciiioiilent, pour Sedan même, à 1570.

ARIÈGE

Le consistoire du Mas-d'Azil possède des archives qui ont servi à 0. de Grenier-Fajal : Correspondance des deux frères Lahorde, forçats du Mas d'Azil pour la foi au bagne de Toulon Montauban, 1883, in-S").

Le cluitcau de Léran duc de Lévis-Mirepoix) a un magnifique chartrier oii vingt générations de Lévis, maréchaux de hi Foi depuis le xiv'' siècle, ont accumulé des monceaux de papiers, de correspondances, de pièces historiques, et d'oii sortiront des documents de premier ordre impatiemment attendus ; le fonds de Thézan remonté même au xiii'' siècle (cf. Fac-similés de V Ecole des Chartes^ n° 174; Cabinet historique, XIV (18GS), pp. 01-77; Revue des Sociétés savantes, G^ série, YIII (1878), pp. 82-83). — Les châteaux de Portes et de Nexus, près Foix (M. de Narbonne), ont des chartriers moins riches, mais encore intéressants; le dernier renferme les archives du Bruilhois, entre autres les coutumes d'Aul)iac et de Daubèze, qui doivent prochainement voir le jour. — Dans la famille <rAmboix de Larbont, à Caussade, se conservent dos papiers utilisés par O. de Grenier-Fajal : Biographie de Charles de Bourdin, pasteur du Masd'Azil, réfugié en Suisse à la Révocation de ledit de Nantes ^Montaulîan, 1877, in-8°j.

L'adiiiiiiistration des domaines, à Troyes, a conservé danciens registres; on y remarque notamment un inventaire des titres de la Commanderie du Temple de Troyes (xviii*' siècle), et un registre des domaines engagés pour le roi, de la même époque ^ .

L'administration desprisons, à Troyes, possédait autrefois quelques registres et papiers de l'ancien régime cf. Rapport sur les archives déposées aux prisons de Troyes, j)ar Th. Boutiot, dans X Annuaire de l'Aube, 1851, j). 2."», et 18."')2, p. J3); mais depuis celt<- époque, le dépôt de la Prércclure en est devenu j)ropriétaire légal.

Uévéché de Troyes conserve des registres de délibérations capitulaires qui complètent la série déposée à la Préfecture; mais M. d'Arbois de Jubainville a eu soin de les comprendre dans son

1. LU volume semblable se trouve aux archives municipales de Troyes.

AUDE 495

Inventaire des archives départementales de l Aube , série G. 1298, 1307, 1310, 1312 à 1314.

L'église Saint-Urbain, à Troyes, a des archives de fabrique utilisées par l'abbé Méchin, La collégiale de Saint-Urbain de Tr'oi/es [Troyes, 1877, in-S"), et par l'abbé Ch. Lalore, Ancienne et nouvelle discipline du diocèse de Troyes (Troyes, 1881-1883, 4 vol. in-8", tome I). — M. d'Arbois de Jubainville [Voyage paléograpliiquo dans le département de l'Aube] a signalé, pp. 323 et suiv., les archives conservées dans les fabricjues de Brienne, Fouchêres, Rumilly-les-Vaudes et Traînel.

Le château de Coclois possède un chartrier qui remonte au xin^ siècle, et concerne particulièrement la famille des Réaulx; — celui de Villebertin (famille de Mesgrigny] remonte au xv* siècle (cf. Alph. Roserot, Procès-verbal de convocation du ban et arrière-ban dans le bailliage de Troyes en l'i73, Troyes, 1877, in-8*') ; — celui de Cervet, à Saiut-Léger-lès-Troyes (M. de la Rupellei, renferme partie des titres des familles de Marisy ^ et de Mengin-Salabert (cf. Alph. Roserot, Les Marisy, Troyes, 1876, in-8''j ; — celui de Villemereuil, près d Isle-Aumont, a des archives depuis le xv" siècle [ci. Mémoires de la Société académique de l'Aube, XXXII, 18G8, pp. 443- 447!; — celui de Dampierre a des papiers déjà utilisés au moins une fois [Revue des Sociétés savantes, 3'^ série, IV, 1804, pp. 431- 437) ; — celui de Buchéres renferme des titres depuis le xvi"" siècle; — celui de Charmont depuis la fin du xv*^ ; — enfin une mention doit être réservée au château d'Arcis-sur-Aube, dont les archives (originaux dep. le xiv^ siècle) qu'a étudiées M. d'Arbois de Jubainville (cf. son Voyage paléographique dans le département de l'Aube, p. 250), ont été enlevées par les derniers propriétaires, MM. de la Briffe, au moment de la vente qui en fut faite par eux au comte Armand.

AUDE

Au greffe du tribunal de l""^ instance de Castelnaudary se conservent des documents depuis le xvi® siècle, notamment les lettres d'érection du siège de la sénéchaussée (1553), et une longue série de registres d'audience du sénéchal et du présidial.

h'évéché de Carcassonne a conservé des archives de l'époque révo-

1. Une pai'tic des titres des familles Marisy, Angenoust, Mesgrigny, dWrgillières, de Biencoiirl, se trouve, par suite d'alliances, entre les mains de M. Alph. Roserot, à Chaumout (Haute Marne).

lutionnaire qui intéressent non seulement le diocèse , mais encore celui de Perpignan, auquel il fut réuni pendant une période de A'ingt années, jusqu'en 1812. Cf. abbé Torreilles, Histoire du clergé dans les Pyrénées-Orientales pendant la Révolution française, Perpignan, 1890, in-8".

Au château de Ferrais existent les importantes archives de ^Nï'"*" la comtesse de Roquelaure, peu connues. — A Bizanet, à Pouzols (b°° de Fournas Fabrezani, à Preissan famille de Sufl'ren . il y a des papiers de famille ' ; — au château de Saint-Papoul se trouve une série de chartes publiées par Hennet de Bernevilie : Mélanges concernant l'évêché de Saint-Papoul (Paris, 1864, 1 vol. iji-8'' ; — et des papiers de famille modernes, conservés à Carcassonne, ont été l'objet de la publication suivante : Mémorial et archives de M. le baron Peyrusse, trésorier général de la Couronne pendant les Cent-Jours (Carcassonne,

A propos des minutes des notaires de Narbonne, il existe un récent article- de M. Favalier : De l'importance des registres de notaires avant la Révolution ^ivec extraits), dans la Revue des Pyrénées, 1890, pp. 742-760; — on a signalé comme pai'ticulièrement intéressants les protocoles de M*^ Favalier lui-même, notaire à Narbonne ; — - de M® Decugis, à Castelnaudary dep. 1331) ; — du notaire de La Bastided'Anjou, oii figurent des registres du xvii'' siècle concernant l'abbaye de Piouille; — ceux du notaire d'Yssel, qui commencent à 1477; — ceux du notaire de Bize, qui remontent au moins à 1496 ; — ceux de Saint-Papoul, à 1504. — Pour l'arrondissement de Carcassonne. il existe un tableau imprimé en 1846 (oii 1 on n a pas distingué les notaires apostoliques des autres) ; cf. ^ iguerie. Annales de Carcassonne, liv. I, chap. XIX.

La Commission archéologique de Narbonne ii la Bil)liuthèque a hérité récemment d'une masse informe de pa|)iers des deux derniers siècles qui y ont été transjjortés du jKilais de justice de Nar!)onne, oîi ils étaient en danger d'être prochainement détruits.

1. Les archives du château de Céleyran ont été transportées par son ancien propriétaire au château du Dose; elles sont iniportanles, et .M. le b°" de Rivières en a tiré un document publié par lui dans la lici-iie tic l'art chrétien.

2. C'est peut-être l'occasion de signaler dans la même Revue îles Pyrénées, 1890, pp. 7GO-778, un autre article de M. Louis Narbonne sur l'importance des registres de paroisse avant la Révolution, à propos des actes de l'étal civil de îS'arbonue qui commencent en 15G9.

BOLCHES-DU-RHÔXE 497

AVEYRON

h' abbaye de Conques , de l'ordre de Prémontré , sest de nos jours reconstitué un petit dépôt d'archives qui ne peut être bien considérable; on n'y compte guère qu'une quarantaine de pièces, la plus ancienne du xiv'' siècle.

Plusieurs châteaux du Rouergue ont des chartriers très importants ; on remarque principalement celui de Vézins (famille de ce nom), qui remonte au xiii* siècle; — celui du Bousquet, près de Lagniole (famille de Roquefeuil), curieux et considérable; — celui de Panât, à Clairvaux; — celui du Monna (M. de Bonal) ; — et le très beau fonds du château de Firmy ', dont les titres commencent au moins au xiv^ siècle.

Les notaires du Rouergue ont des registres et protocoles souvent anciens ; il existe un répertoire imprimé des notaires titulaires de chaque étude, avec mention des minutes conservées dans chacune d'elles, pour l'arrondissement de Rodez jRodez, 1875, in-4"i, et un autre également pour l'arrondissement de Villefranche N'illefranche, 1879, in-8").

La Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron, à Rodez, possède un certain nond^re de titres originaux relatifs à l'histoire et aux familles du pays ; ils proviennent en grande partie de la succession de ^L de Barrau, qui les avait réunis en vue de l'ouvrage qu'il a consacré à son pays. Cf. Bulletin de la Société du protestantisme français, XXXII (1883), pp. 562-568, et XXXIII (1884), pp. 29-35.

BOUCHES-DU-RHONE

Les archives de lancien parlement de Provence, tout en étant succursale des Archives dépatnementales, sont demeurées au palais de justice d'Aix : M. Henry Michel est chargé du classement et de l'inventaire. Elles consistent en arrêts à la barre civils et criminels (2500 registres à partir de 1530; les arrêts antérieurs paraissent avoir été détruits dès le temps de Charles-Quint. Les <c lettres

1. Il est d'autant plus important de les sig-naler que M. de Barrau, dans ses Documents sur tes familles du Roucii^ue, IV, p. 227, dit à tort que ce chartrier a été presque enlièremenl briilé en 1793.

Archifes de l'histoire de France. 32

royaux », adressés au Parlement d'Aix, ont seuls été versés au dépôt départemental. — Ixv. ms., par Fauris de Saint-Vincent (fin xviii^ siècle), très détaillé, par ordre chronologique des documents avec copie intégrale d'un grand nombre (il est à la Bibliothèque Méjanes à Aixl ; et Inv. ms. moderne, incomplet, spécial pour la période révolutionnaire. — Doc. publ. : Léon G. Pélissier, Lettres de soldats (1792-1793), Paris, 1889, in-8° (extr. de la Revue alsacienne); Revue rétrospective (1889-1891), passim ; et Documents révolutionnaires, Marseille, 1889, in-8° extr. de la Revue de Marseille et de Provence ; — Revue des Sociétés savantes, 3* série, IV 18(34), pp. 438-445; et Bulletin du Comité des travau.v historiques, histoire et philologie, 1885, pp. 218-230.

Les archives des greffés des tribunaux civils nOnl pas encore été réunies à celles de la Prélecture; à Marseille elles sont extrêmement riches en jugements, adjudications, ordres et distributions, requêtes, ordonnances et procès-verbaux, pièces produites, répertoires de notaires et de courtiers, et en anciens i-egislres des paroisses de l'ancien diocèse de Marseille (cf. F. Timon-David, Les archives paroissiales de Marseille aux xvi*^ et xvii^ siècles, recherches dans les anciens registres de Vélat civil, Marseille, 1875, in-8'' et pi.).

La chambre de commerce de Marseille conserve des archives curieuses depuis le xvi'' siècle; on y remarque des insti'uctions aux ambassadeurs, copies de traités de commerce, lettres de la Cour depuis 1G33, règlements de manufactures, correspondance avec les consuls étrangers, rajiports commerciaux avec l'Italie, Malte, l'Espagne, Tunis, le Maroc, documents sur les Capucins et les Jésuites. — Ixv. MS. de 1729, en 2 vol. iii-fol. — Ixv. publ., par 0. Teissicr (Marseille, 1878, 1 vol. in-4",. — Doc. plbl. : Fug. Plantet, Correspomlance des Deys d'Alger avec la Cour de France (1579-18.33), Paris, 1888, 2 vol. in-8''; — H. D. de Grammonl, Relations entre la France et la régence d'Alger, Alger, 1882, 2 vol. iii-g''; — le même, Correspondance des consuls d'Alger (1690-1742^, Alo"er, 1890, 1 vol. in 8"; — Mélanges historiques (Coll. des Doc. inéd.), t. IV, iq). 755-784; — Revue des Etudes Juives, XII (188()), pp. 267-282, XIII (1880), pp. 277-294, et XVII (1888), pp. 100-110; — Revue des Sociétés savantes, 7" série, III ^1880), pp. 131-13G.

L' /lâtel de la marine à Marseille contient d'intéressants registres et quelques liasses ne remoiilaiil [)as au delà de 1701 (oi-donnances, arrêts et règlements, corres[)ondance, rôles de désarmement; pour

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le département aiariliine dont cette ville était le chef-lieu; on y conserve aussi les archives de l'ancien quartier maritime de Cassis (correspondance de 171G à 1733). — Inv. publ. : On a un L/ventaire des arc/iives de la Marine à Marseille, par L. D[oyneI], Paris, 1888, in-8° (extr. de la Revue maritime et coloniale, 1887).

On consultera également : Les prud'liommes pécheurs de Marseille et leurs archives, par Ch. Payan d'Augery, Aix, 1873, in-8°.

Il V a de curieuses archives à Vintciidance sanitaire de Marseille : lettres et requêtes , commerce des Anglais et des Turcs dans la Méditerranée (xviii'' siècle), correspondance avec le gouvernement français et les intendants de la province depuis 1680, avec les villes voisines de F^rance, d'Italie (dep. 1677), d'Espagne (dep. 1701), de Corse et de Sardaigne (dep. 1763), d'Alger (dep. 1694) et du Levant (dep. 1638). Cf. Documents historiques inédits, I (1841), pp. 26-28.

h'évéché de Marseille possède des archives assez importantes reinontant au xvi*^ siècle; M. labbé Albanès s'est chargé de les classer. Cf. abbé Albanès, Sigillographie des évéques de Marseille, Marseille, 1882, 1 vol. in-4''.

Les principales archives de familles sont, d'abord, conservées à Aix où les vieilles traditions provençales sont abondamment conservées. Nous devons citer, chez le marquis de Boisgelin, les archives des Boisgelin depuis 1270 environ, et des Laurent, marquis de Saint-jMartin ; dossiers sur les familles provençales. M. de B., en s'aidant de son riche dépôt, a commencé la publication d'Esquisses généalogiques sur les familles de Provence (Draguignan, in-4''), dont le l®"" volume est imprimé en grande partie ; — chez les Damien de Coye-Castelet : documents sur les Postt-s royales de Provence, dont la famille avait la direction avant 1789; — chez les de Garidel- Thoron : archives du Trésorier général des Etats de Provence, Joachini-Félix Pin, leur grand-père, et de l'avocat Pascal, qui plaidait tous les grands procès de son temps ; — chez les de Giraud d'Aguay : papiers du marquis de la Roquette; — chez les d'Ille Gantelmi : titres des Gantelmi, concernant les fiefs d'Albaron, Graveson, etc., depuis 1301; — chez le marquis d'Isoard-Vauvenargues : correspondance inédite des d'Isoard avec les Bonaparte, pendant la Révolulioii; documents sur le Concordat, provenant du cardinal d'Isoard, ancien auditeur de rote; — chez le marquis de Lagoy : maisons de Meyran-Lagoy, de Piquet-Mejanes, etc.; llefs de Carqueirane, Nans, Lagoy, etc.; nombreux manuscrits sur l'his-

toire locale ; — chez les Lucas de Montigny : archives des Mirabeau, correspondance du marquis de Mirabeau, l'ami des hommes, avec son frère le bailli, en une douzaine de registres in-foL, utilisés par MM. de Loraénie et Georges Guibal ; — chez le comte de Montvalon : documents relatifs aux jésuites de Provence , par eux donnés, lors de leur expulsion, en 1763, à M. de Montvalon, conseiller au parlement, chef de leur parti, et utilisés en partie par M. l'abbé Méchin, dans ses Annales du Collège royal Bourbon d Aix (^Marseille, 1890-91, 3 vol. in-8°) ; — chez le marquis de Saporta : ûmiilles de Saporta, Boyer de Fonscolombe, Le Blanc d'Huveaune, etc. ; documents sur les milices de Provence, publiés pour la plupart \r.\v M. de S. dans son livre sur La Famille de madame de Sévigné (Paris, 1889, in-8'*), et sur le débarquement de Napoléon en 1815; — chez le baron de Saint-Marc : familles de Meyronnet, de Mathieu Castellar, etc. ; lettres autographes de Turenne et de Condé au capitaine Mathieu, en partie publiées par AL de Saporta dans l'ouvrage cité plus haut ; — chez les For])in d'Oppède (riche chartrier de la famille de Forbin) ; — chez ]\L Hipp. Guillibert, les archives des Roux- Alpheran, comprenant notamment le recueil de 1 affaire de l'avocat général Séguiran, des documents relatifs au chapitre, à l'Université, aux monastères, aux familles et aux sépultures tl'Aix, la correspondance de l'historien Roux-Alphéran avec Portalis et Siméon, et les papiers du baron Ballant, procureur général sous Napoléon I*"". — Aux environs d'Aix se trouvent les châteaux de La Salle, à Sainl- Marcel (M'"'' de Coriolis), avec un chartrier familial et local des plus précieux, remontant au xiv'^ siècle; — de Barbentane, avec le beau chartrier de la famifle de Puget-Barbentane, qui remonte au XII® siècle; — de La Félicité (m'' Félix du Muyi, possédant les titres de la comté de Grignan qui proviennent du maréchal Félix du Muv, ministre sous Louis N\' ; — et du Grand-Saint-Jean (v'" Ludovic d Kstienne), renfermant entre autres documouls des titres relatifs à la baronnie de Lambesc (1453-1489), à la baronnie de Chàteaurenard (xvi^-xvii" siècles), aux évêchés d'Antibcs, Fréjus, Grasse et Vence (i30:5-l()()0|, un registre des tlélil)éi'ations capitulaires du piicuié di- Saiiil-Gilles-du-Gard (1593-1599), un mémoire des ceiisives d'Ullioules il517-1550), un répertoire des actes reçus par Hugues Fulconis, notaire à Brignoles (1559-1575), un rôle des chapelleuies fondées dans léglise Saint-Sauveur d'Aix, enfin une relation journalière du siège de Toulon, par le gouverneur

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m'^ de Langeron. — A Arles se signalent les archives des Roboly, seigneurs de Saint-Martin (chez à\I. de Roboly); — au château de Barbegal, près Aix (b<"^ du Roure) , archives exceptionnellement importantes où sont réunis, outre les titres des du Roure, près de trois mille documents inté.ressant 275 familles provençales. — A Marseille, MM. le marcjuis de Clapiers, le comte de Montgrand et de Marin de Carranrais possèdent leurs archives personnelles qui sont considérables ; — M. de Borély a réuni les titres des Borély et des Le Maistre de Beaumont; — la famille Bazin possède la correspondance de Jean Bazin, ambassadeur de Henri II en Pologne; — M. Ferrary conserve des documents provenant des trois échevins que sa famille a donnés à la ville de Marseille; — M. le m'* de Jessé-Gharleval est riche en papiers provenant des Jessé, des Gadenet-Gharleval et des Grappone ; — au château du Canet, près Marseille, les archives des Sauvaire se trouvent chez MM. Payan d'Augery.

Les notaires de la région ont gardé également presque tous leurs minutiers. On possède un répertoire des protocoles conservés dans les études de l'arrondissement de Marseille, sous ce titre : Généalogie de tous les offices des notaires de V arrondissement de Marseille (Marseille, 1844, in-4") ; et l'on peut consulter à la Bibliothèque Méjanes, à Aix (ms. Bonnemant, n° 540), un Inv. ms. des archives des notaires de Martigues (xv^-xvi® siècles), par Bouquier. Gf. Recherches sur les anciens notaires cV Arles, par Em. Fassin [Congrès archéologique de France, XLIII (1876), p. 711). — Les protocoles du notaire Laget, de Marseille, ont déjà été quelque peu utilisés par I. Loeb, dans la Revue des Etudes juives, IX (1884), pp. G6-7G, et par le D"" L. Barthélémy, Entrée du roi François P' en 1516 racontée par un notaire (Marseille, 1884, in-8°, extr. des Mémoires de l'Académie de Marseille). — M^ Granier, notaire à Aix, possède l'étude des anciens notaires apostoliques de l'archevêché, où l'on trouve plusieurs registres des hommages et reconnaissances présentés aux archevêques d'Aix par leurs vassaux de Puyricard, le Puy-Sainte- Réparade, Saint-Ganadet, Jouques, et par les habitants du quartier d'Orbitelle de la ville d'Aix. — M'^ Béraud, à Aix, est le successeur des célèlires notaires Borrilly, dont les minutes sont très précieuses pour l'histoire locale, et qui ont exercé pendant 260 ans depuis 1585 (cf. Boniface Borrilly ; Lettres inédites écrites d'Aix à Peiresc (1618- 1631), par Ph. Tamizey de Larroque, Aix, 1890, in-8% extr. des Mém. de l Académie d'Aix).

L'Académie des sciences, belles-lettres et arts de ^larseille, qui fut fondée au xviii*' siècle, a conservé quelques papiers et correspondances sur lescjuels on est renseigné par l'abbé F. Dassy, dans son ouvrage : L'Académie de Marseille, ses origines, ses publications, ses archives, ses membres (Marseille, 1877, in-S").

Au tribunal de commerce d'Honfleur se trouvent quelques registres anciens provenant, notamment, des amirautés d'Honfleur et de Touques; cf. Ch. Bréard, Les archives de la ville de Honfleur (Paris, 1888, in-8" .

Le port d'Honfleur |)ossède également une petile collection (25 volumes et 13 liasses) qu'on peut consulter aux bureaux de l'inscription maritime : registres matricules, rôles de bâtiments de commerce et documents relatifs aux invalides J(Ies plus anciens sont de 1723). Des documents importants (lettres de Pontchartrain et de Seignelay), qui y ont été vus jadis par Jal, n'ont pu y être retrouvés lors d'inspections récentes. Cf. Ministère de la marine et des colonies; commission supérieure des archives ; rapport au ministre; actes et documents officiels; notes sur les archives du Havre, de Mon fleur et de Fécamp (Paris, 1888, in-8" , pp. 50-53 et

h'évêché de Bayeux, qui possède les l)eaux manuscrits du chapitre, n'est pas riche en archives; à peine sul)siste-i-i] un lot de ])ièces antérieures à l'époque révolutionnaire.

Le consistoire de Caen a des registres anciens ; cf. Bulletin de la Soc. du protestantisme français, IX (1860), p. 7, et XI (18()2i, p. 3.

•Beaucoup de fabriques ont conservé dans ce département leurs titres qui remontent parfois au xv'' siècle; nous connaissons les églises Saint-Julien de Caen cf. D"".!. Pépin, Notice sur la paroisse Saint-Julien de Caen, Caen, 1882, in-8"), i\v Robehomme, de Basseneville, de Montchamp-le-Grand.

Quelques cluîleau.r (hi Calvados ont d iinportaiits charlriers ; en première ligne nous citerons celui do Thury-Harcourt qui comprend, outre les papiers considérables de la famille d'Ilarcourt, les litres des seigneuries de Beuvron, de La Carneille, de Fresné-le-Puceux, de Grimbosr, d'IIamars, do La jNIousso, do La Pommoi'ayo, do Saint- Ilemy, do Tilly, do la Motlo-(]osny, du prieuré do Sainl-Xicolas d*^

Buron et de Thospice Saint-Jacques du Bois-Halbout ; ces archives ont été déjà largement utilisées pai" Ch. Ilippeau dans ses divers ouvrages : Le gouventcment de Normandie aux XV'IP et XVIIP siècles, Paris, 1863-1809, 9 vol. in-8"; — Mémoires du comte de Tilllères, Paris, 18(33, in-12; — Lettres inédites de la princesse des Ursins, du prince de Vandeniont, du comte de Tessé et du cardinal de Janson au duc d'Harcourt, dans les Mémoires de fAcad. de Cnen, 1862, pp. 396-516; — Lettres inédites du général Dinnouriez et de In Couldre de la Bretonnière [Mémoires de l'Académie de Caen, 1863, pp. 339-404) ;

— Avènement des Bourbons au trône cV Espagne ; correspondance inédite du marquis d'Harcourt, ambassadeur de France auprès des rois Charles II et Philippe V, Paris, 1875, 2 vol. in-S". — Au château de Tournebu (M. Ern. de Foucault) il existe de nombreux et précieux documents depuis 1181, analysés en partie ou indiqués pans Ch. Fierville : Histoire généalogique de la maison et de la haronnie de Tournebu, d'après les archives inédites de cette famille, Caen, 1867, in-4'' (extr. du tome XXIV des Mém. de la Soc. des antiquaires de Normandie). — Au château d Ailly (M. de Vauquelin) se' conserve un chartrier des plus importants, composant toute l'histoire de la principauté d'Yvetot à partir du xiv® siècle et provenant du dernier seigneur d'Yvetot, grand-père du propriétaire actuel; M. A. Beaucousin en a profité pour écrire son livre : Histoire de la principauté d'Yvetot, Paris, 1884, 1 vol. in-8°. — Au château de Vassy (M. de Caulaincourt), archives riches et abandonnées; — à Dampierre, près Aunay, titres de la famille de Longaunay et de la chàtellenie de Condé-sur-Noireau; — à Fresne-C?milly (comte d'Osseville), lettres de Sully, correspondance du marquis de Lisle et documents sur les opérations militaires de 1733-1734; — à Martainville, par Ussy (m"' d'Angerville), nombreuses archives de famille; — à Saint- Germain-Langot, titres de la famille d'Oillamson, venue d'Ecosse en France sous le règne de François P'" ; — à Tierceville, près Creully (c'^ de Briey) ; cf. Revue des Sociétés savantes, 5" série, III (1872), pp. 38-44 ; — à Saint-Pierre-Azif , archives de la famille de Guestiers ;

— à Villers-sur-Mer, important chartrier de la famille Paris d'Illins (lettres de Franklin et du général Paris à répo([ue du premier Empire) ;

— à Douville (m'* de Varennes), papiers de famille et, entre aut»es, lettres de Mazarin à l'ancêtre du propriétaire actuel, qui était ambassadeur à Constantinople ; — enfin, chez le marquis de Matha, on peut signaler l'intéressante collection de papiers,

originaux et copies, réunis au xviii^ siècle par Dom Lenoir pour son histoire projetée de la Normandie, r-t utilisés par Delarue, — Malheureusement le beau chartrier de Courvaudon, près de Villers- Bocage, jiaraît abandonné au pillage depuis la vente du château, il y a peu de temps encore propriété de la marquise de Eriges : il serait peut-être encore possible d'en recueillir les débris. — Les archives du château d'Escoville, près Troarn, ont eu un meilleur sort ; ce qui n'est pas entré par voie de donation aux archives départementales du Calvados (ci-dessus, p. 1061 est encore entre les mains de jNI. labbé Deslandes, curé de Robehomine : il y a là un grand nombre de pièces sur les Le Vallois, les Hautefeuillc, les Cauvigny, avec de précieuses lettres de rois, princes et ministres, correspondances militaires et autres depuis Henri IL

On n'a, pour connaître les richesses accumulées chez les notaires, que le Tableau des études de notaires de l arrondissement de Caen, indiquant les notaires actuellement en exercice, leurs prédécesseurs, les anciennes minutes dont chaque élude est dépositaire (Caen, 1854, in-4°). — Dans d'autres arrondissements, il y a de curieux dépôts; on cite, par exemple, chez un notaire des environs de Pont-l'Evêque (cf. R. P., 1885, p. 166) les comptes de l'hospice de Pont-1 Evèque pour le xviii^ siècle et l'inventaire de ces archives hospitalières, daté de 1684; — et chez M* P. Bréard, à Honfleur, une collection de 224 registres de tabellionage des vicumlés de Roncheville, d'Auge et de Pont-Audemer, source du livre publié par Ch. et P. Bréard : Documents relatifs à lu marine normande et à ses armements au XVP et au XVIP siècle, Rouen, 1880, 1 vol. in-8° (.Soc. de l'/iist. de Normandie).

La Société historique de Lisieux po'isèdc des pa[)i('rs histori([ues importants; on en trouve l'inventaire dans chacun des Bulletins de cette Société, depuis 1800.

CANTAL

Le greffe du tribunal cii'il d'Aurillac conserve encore les papiers de l'ancien présidial, qui sera |)rorliainement réuni, comme les autres documents, au dépôt départemental. Celui de Saint-Flour possède trois volumes de jugements de la cour criminelle du (lantal pendant la Terreur.

Les administrations des domaines et des forêts ont encore dans ce département d'anciennes archives, inexplorées jusqu'ici.

A la sous-préfecture de Saint-Flour, on trouve un certain nombre de documents de l'époque révolutionnaire.

Uévéché de Saint-Flour ne possède plus, en fait de titres anciens, qu'une bulle originale du commencement du xii^ siècle, et une copie de la charte de fondation du prieuré de Saint-Flour.

La fabrique de l'église collégiale de Murât a consei^vé des documents intéressants depuis le xiv" siècle , qui sont destinés à être réunis aux archives départementales.

D'importants chartriers privés existent aux châteaux d Anjony *, à Tournemire, près Saint-Cernin fm'^ de Léotoing) ; de Bonnac ^ (c'^ de Saint-Poney I ; de Fargues , près Saint-^Limet (famille de IMiramoni ; de Mazerolles, près Mauriac (famille de Laprade) ; de Conros, près d'Arpajon (famille d'Humières) ; de Comblot enfin ^c"= de Labaurae) , où se trouvent les procès-verbaux originaux (1586-1645) des chevauchées des vice-baillis d'Auvergne.

Il existe, pour les minutes conservées dans les études des différents notaires de l'arrondissement d'Aurillac, un répertoire imprimé fort rare, qu'on a l'intention de refaire et de réimprimer très prochainement.

Les greffes des tribunaux civils du département sont encore à réintégrer; le plus important est celui de Là' Rochelle contenant^ les papiers du présidial et des juridictions secondaires de La Rochelle depuis 1604, les procédures de la prévôté et des sénéchaussées qui y ressortissaient, et un grand nombre de minutes de notaires à partir de 1496. — Les archives de la période révolutionnaire du tribunal de Saintes ont été inventoriées dans un article de ^L Piet- Lataudrie Recueil de la Commission des arts de la Charente-Inférieure, 2" série, II, pp. 215-387 .

Au tribunal de commerce de La Rochelle, il v a, à partir de 1719, des collections de papiers fort intéressants qui ont déjà fait l'objet

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