‹ Les archives de l'histoire de FranceChapitre 66 sur 182 · Cf. Bibliothèque de l'École des Charles, XLIV, p · texte numérisé non relu

Cf. Bibliothèque de l'École des Charles, XLIV, p

2. Cf. Annales de la Soc. des sciences, belles-lettres et arts du Put/, XXIX, p. 385. .3. Voir plus de détails dans L. Délayant, Bibliographie 'ochelaise (La Rochelle.

1882, in-8°), pp. 77-78.

de trois publications de M. Em. Garnault : Le commerce rochclais au XVHP siècle; I, La l'e présentation commerciale de La Roc Ji elle, La Rochelle, 1888, 1 vol. in-8° ; — Le commerce rochelais au XVIIP siècle; H. Établissements maritimes de la Rochelle, La Rochelle, 1887, 1 vol. in-S"; — et Le commerce rochelais au XVIIP siècle; III. Marine et colonies de 1718 à la pair d Aix-la-Chapelle, La Rochelle, 1891, 1 vol. in-8».

Il reste d'anciennes archives des justices seigneuriales et des minutes de notaires dans les greffes des justices de paix de Saujon et de lîle d'Oleron.

On signale à Véféché de La Rochelle quelques chartes originales et une copie du cartulaire de Maillezais.

\j église réformée de La Rochelle a des archives importantes ' ; cf. Bulletin de la Soc. du protestantisme français, VI, p. 419; VII, pp. 93, 220 et 3G1; et XII, p. 119. — De plus, un bon nombre de temples saintongeais ont au moins conservé leurs registres de consistoires ou d'état civil; cf. Bulletin de la Soc. du protestantisme français, XI (1862), pp. 316-822.

Les archives de la marine et de rins|)ecti()ii iiiaritinie ;i Rochefort sont importantes : elles renferment d abord une série de correspondance considérable, allant de 1671 à 1793 (non compris une collection de dépêches de la Cour conservée à la Bibliothèque du port, 353 vol. de 1672 à 1815), des documents relatifs au personnel (1678- 1790;, aux conseils de marine (1777-1792), aux constructions navales (1785), aux travaux et bâtiments civils 1714-1787), aux substances (1705-1759), à Tarlillerie (1750-1793), aux chiourmes il778-1789), aux passagers pour Québec (1747) et aux forges de Ruelle (1758-1797) ; — Inv. ms. sonnnaire, en double à Paris, bureau des Archives du minislère de la marine ; — Doc. puhl. : Rochefort en IGl'i-'-l. pai' L. Ddavaiid, dans les Ârchii'cs historiques de la Saintongc, XI, |)p. 247-322. — L'administration de la marine possède encore, à La Rochelle, 22 volumes de matricules et d'inscription maritime 1704-1788 ; — à Marennes, 15 registres matricules fl749-17!)(i et dix liasses de rôles d é(juipages 1749-1790 ; — à Royan. 11 registres mairieiiles I77(>-18();5 ; — et à Saint-Martin-de-

1. L iiivi'iitniro des .-irchivos ilii <(iiisisluii-.' di- La l{nclicll<\ du D' l'xiiiliVroan, a paru dans l Étude liisloriquc .iiir l'c-^lisc reformée tic La lloclielle. par !.. Dolmus (Toulouse, 1870, in-12), pp. 'i\i\-'i'i't . — Cf. L. Délayant, Bilyliograpliie rochelaise, p.Tfi.

Ré, 5 vol. d'ordonnances, 5 liasses de correspondances il753-1790) et 19 vol. de rôles d'équipages (1753-1790).

Les châteaux de Chadignac , près Saintes, et des Touches, à Fouras, ont de riches chartriers ; — celui d'Ars, près Dompierresur-Charente fv"^ de Brérnond d'Arsl, possède une collection de litres de famille importante, et quelques documents d'histoire générale qu'a publiés ^[. Th. de Brémond d'Ars ; Procès-verbal de l'assemblée du ban et de l arrière-ban de la sénéchaussée d'Angouniois, cil septembre 1635 (Niort, 1800, in-S"), et Procès-verbal de l'assemblée des trois ordres de la Sénéchaussée de Sainto/ige, convoqués et réunis à Saintes en 11R9 (Saintes, 1867, in-8°) ; — au chjiteau de Plassac, près Saint-Genis, chartrier dont le propriétaire, le m'* Elie de Danipierre, s'est intelligemment servi pour son livre : La Saintonge et les seigneurs de Plassac; le duc cV Epernon (Paris, 1888, in-8°i ; — chez M. le comte de Saint-Marsault, titres historiques déjà connus en partie (cf. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, XIV, passim). — M. D. Jolv d Aussv a publié l'inventaire des titres composant le char- 1i"ier du château de Crazannes dans le Bulletin de la Société des archives historiques de Saintonge, II, pp. 193 et 303 ; — sur les papiers anciens conservés à Usson, cf. même Bulletin, II, p. 300, et Recueil de la Commission des arts de la Charente-Inférieure, 2® série, III (18841, pp. 247 et 325. — Signalons encore les archives de la famille Boybelland de Monverteuil, à Ozillac ; celles de la maison de Verdelin en Saintonge (des lettres provenant de ce dernier dépôt ont été imj)rimées dans la. Revue d'Aunis et de Saintonge, de nov.-déc. 1866) ; et celles de ^I. Monbeuil, à La Tremblade [Bulletin de la Société du protestantisme français, XV, j). .317.

On sera très exactement renseigné sur l'état des minutes dont sont encore détenteurs les différents notaires du département, en consultant le travail de M. L. de Richemond : Archives des notaires du département de la Charente-Inférieure ; indication des lieux de dépots ; tableaux fournis par les chambres des notaires (La Rochelle, J867, in-8''). La plupart d'entre eux ont des archives qui remontent au XVI* siècle.

La Société des archives historiques de Saintonge, à Saintes, a rcnini quelques papiers, parmi lesquels nous citerons les registres de l'église réjormée de Tonnay-Boutonno (1(583-1685), donnés par M. Denys d'Aussy ; — de même, la Commission des arts et monuments historiques, à La Rochelle, possède des archives où se trouve

le livre des entrées des Nouvelles catholiques de Pons ou communauté des Dames de la Foi (cf. Revue de Saintonge et d'Au/iis, mai 1888, p. 197, et Bulletin de la Soc. du protestantisme français., juin 1890, p. 330).

CHER

Quelques châteaux et familles de ce département possèdent des archives intéressantes : M. Alb. des Méloizes, descendant de Coligny par les femmes, possède un curieux chartrier et une correspondance politique considérable pour les xvi® et xvii^ siècles (cf. Bulletin de la Soc. de l'histoire de France, juillet 1843, p. 100); — M. le marquis Amelot du Chaillou possède les archives politiques de ses ancêtres, dont de nombreux extraits ont été publiés par le baron de Girardot : Correspondance de Louis XIV avec le marquis Amelot son ambassadeur en Portugal (1685-1688), Nantes, 1863, in-S"; et Correspondance diplomatique de Louis XIV avec Amelot son ambassadeur à Madrid (1705-1709), Nantes, 1864, 2 vol. in-8°; — le m'* de ÎNIortemart conserve à Meillant un magnifique dépôt d'archives locales auxquelles sont venus se joindre une partie des papiers des Glèves-Gonzague et des Mancini-^NIazarin, qui offrent des documents précieux sur les maisons de Sancerre, de Bueil, de La Rochefoucauld, de Brichanteau, de Gharost; — le m'^ de Nicolay possède à Blet tous les titres de cette ancienne seigneurie qui fut celle des Saint-Quentin, puis en dernier lieu devint la propriété d'une des branches des Simiane, dont le propriétaire possède aussi [à Paris] les archives; — M. Lebourgeois détient à Graçay une partie des papiers de la maison de La Ghàtre de Maisonfou; — M. G. Vallois a publié un article intitulé : Mes archives, Mennctousur-Clier, dans les Mémoires de la Soc. des antiquaires du Crntrc, VIII (1879 , pp. 107-203; — enfin du chartrier du château iki Pezeau, en Sancerrois (m'* de Vogiié), où se trouvent réunis, à des documents locaux considérables depuis le xiii" siècle, une partie des papiers de Villars, a été tiré un document (relatif à Sully) imprimé par M. de Vogiié lui-même dans les Notices et Documents publ. par la Soc. de l'histoire de France (Paris, 1884, in-8°), pp. 387- 408. — Les débris des archives particulières de l'ancienne seigneurie d'Avor et Farges-en-Septaine, près Haugy, ont été recueillis par M. G. Vignal ^[u\ a donné le sommaire des actes anté-

CORRÈZE 509

rieurs au xv^ siècle dans sa brochure : Note sur les archives seigneuriales d'Avor et Farges-en-Septaine, Paris, 1878, in-8° (extr. de la Revue Iiistoriquc et nobiliaire , 1876-77).

CORRÈZE

Les archives de familles sont nombreuses et riches dans cette contrée. M. J.-B. Chanipeval en a donné un rapide mais précieux a|ierçu dans le Bulletin de la Soc. archéologique et Iiistoriquc du Limousin, XXXVI (1889), pp. .321-330. Pour nous, nous nous contenterons de citer ici les chartriers du m'* de Cosnac, à Cosnac (seigneuries de Cosnac et des environs depuis le xii'' siècle) ; — du b°" de Costa, à Beaulieu (archives de la maison Roquet dEstresses et de la seigneurie des Ondes en Rouergue) ; — des Labrunie de Laprade, à Balager (documents terriens anciens et précieux); — de jM. Clément-Simon, à Bach (titres sur les Turenne, les Comborn et les Ventadour, remontant au xv'' siècle ; cf. Bulletin de la Soc. des scic/iccs, lettres et arts de Pau, I, pp. 41-43) ; — des Ambert de Sérilhac, à La Garde (documents relatifs à la famille de Selve) ; — de la comtesse d'Humières, à La M^jorie (abondante correspondance du xviu'' siècle) ; — du v'" de Bony, à Juvet (titres très anciens de cette maison); — du v"= de Chazeltes de Bargues, à Saint- Victour (litres du prieuré et de la famille de Fénis ; cf. Bulletin de la Soc. des sciences, lettres et arts de la Corrèze, 1891, pp. 164 et ss.i; — de M. de Lamaze, à Vignols (papiers de Roffignac et sur Allassac) ;

— du c'<' de Lavaur de Sainte-Fortunade, à Boussignac (titres de famille des Pompignac et des Bretenoux) ; — du c''^^ de Sartiges, à Soulages (papiers des Plaisant de Bouchiat et des Le Bijardel) ;

— de -M. le b°" de Meynard, à Copeyre (litres sur Chaussenejoux et Gluges) ; — de M. Montbrial, à Beaulieu (nombreuses minutes de notaires des xyii*^ et xviii" siècles); — du c''' de Seilhac, au Mons (papiers sur Malemort et documents de famille) ; — du c'« de Combarel, à Gibanel (papiers des Pot de Rhodes, titres des seigneuries do Gil)aiiel, \'erniolles et Monceaux); — de M. de Braquillanges, au Bech (archives de la maison de Meynard de Laforgc) ; — du c'"' de Montbron, à Forsac (papiers anciens de la famille de Parel d'Espeyrut) ; — de M. de Selve de Sarrau, à La Ganne (litres depuis le xiv^ siècle) ; — de M. le m"' de Lubersac (charlrier considérable) ;

— des Seguin, à La Chabroulie (papiers des Vielcastel et des

Boyssel. — On peul citer t-ncore les titres de propi'iété des châteaux de Beyssac, du Bournazel. de Cautines, du Jayle, de La Sudrie, de La Grénerie, de Lespinasse, ilu Rieu, de Saint-Priest, de Tudeils, du Poujet, du Cher, de Lentillac, de Viers. — Les papiers du fauieux cardinal Duhois n'ont pas péri, et M. V. de Seilhac en a lire une publication intitulée : Vabbc Dubois premier ntinistrc de Louis XV (Paris, 1862, 2 vol. in-8°j.

Pour les études de notaires de la Corrèze, on trouvo'a, dans y Annuaire de la Corrèze de 1878, pp. 289-207, un tableau dressé par O. Laconil)e, alors archiviste départemental, contenant une « table générale des notaii'es du Bas-Limousin de 1700 à 1816 », suivie du relevé des noms des notaires royaux et subalternes de la généralité de Limoges (élections de Tulle, de Brive, de Limoges); mais ces listes ne contiennent aucune indication de dates et ne font pas connaître la succession des titulaires dun même office. — Il existe un tableau imprimé sommaire des notaires de l'arrondissement de Tulle, avec indication de leurs archives; mais cette [)ublication fort incomplète remonte à peine au commencement de ce siècle et ne peut être d'aucun intérêt pour les études historiques. Dans quelques études, notamment à Treignac et à Turenne, les actes conservés renionlent au xv"^ siècle ; à Troche. on a signalé un riche fonds de documents sur la Chartreuse de Glandier et l'existence des registres ca|)itulaires de l'abbaye de Vigeois (i741-1744i.

CORSE

Les /'am/7/f>.ç Pozzo di Boi'go', de .Morali de Sainl-Florenl, Peraldi, Guneo d'Ornano, Tartaroli, Al)battucci et Uccco ont des archives importantes et pouvant intéresser, soit répo([ue de la réunion de cette province à la France, soit la famille Bonaparte, soit cnlin les événements révolutionnaires de 1830 à Bastia.

Les vieilles minutes des notaires de la Corse sont mal connues, et leur réintégration aux archives di-pai-tcMiicntales csl loin d'être prochaine.

1. Cr. Correspondance diplomul.iqiie du conilc Pozzo <li liorgo, unibassatlcur de Russie en France, et du comte de Nesscbode, depuis la restauration des Bourbons jusqu'au Congrès d'Aix-la-Cliapclle (181'i-18'i8), \yav Cli. Pozzo di Uorgi), toiue I" (Paris, 1890, iii-S").

côte-d'or 511

COTE-D'OR

Un certain nombre de chàtoaux de la Cùte-d'Oi' contiennent des archives importantes poui* Ihistoire générale. En première ligne il lant ciier celui de Grosbois-en-Montagne , près ^'itteaux, où se trouvent, njèlés au fonds propre de l'ancienne seigneurie, de nombreux documents enlevés jadis aux archives de la P'ranche- Conité et de la ville de Besançon, et dont la place naturelle serait à la préfecture du Doubs (cf. Ranie des Soc. sai>a/ites, 4*^ série, I (18G5), pp. 203-215 ; ')'' série, VI (1873), pp. 236-249, et Nouvelle revue historique du droit français et étranger, 1877, pp. 680-1). — A Commarin, près Sorabernon (^c'* Arthur de Vogi'ié), on trouve des titres depuis le xv*^ siècle, notamment sur les Dinteville (cf. Revue de Champagne et deBrie, 1891, pp. 35 et s.). — A Époisses, près Semur (c"' de Guitaud), se conservent des archives très précieuses depuis le xiii"-" siècle, bien classées et intéressantes aussi bien pour l'histoire de la Bourgogne que pour l'histoire générale, notamment pour le siècle de Louis XIV (lettres de M""^ de Sévigné, du grand Gondé, etc.); cf. un ms. de la Bibliothèque de Dijon intitulé : Abrégé chronologique et historique sur le c/idtcau, le bourg et la seigneurie d' Epoisses, dressé sur les titres originaux et anciens monuments conservés au trésor des Chartres de cet ancien château (fonds Boudot, n° 79), et Ern. Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, tome IV (Paris, 1891, in-8'^). — A Pouilly-en-Auxois se trouvent les archives de famille de M. de Montille ; — à Rochefort-sur-Brevon, par Aignayle-l)uc, celles de M. le comte ÎNIaxence île Froissard de Broissia ; — à La Rochette-Manlay, une partie des titres de la famille de GrossoUes à partir du xvi"" siècle (cf. Compte rendu de fadministration provinciale d'Auch, Agen, 1887, in-8°j ; — à Montbard , celles des Nadault de Butfon qui ont servi aux deux publications suivantes : Correspondance inédite de Buffon, publ. par H. Xadault de BuHbn (Paris, 1860, 2 vol. in-8°) ; et Mémoires pow servir à f histoire de la ville de Montbard cf après le manuscrit inédit de Jean Nadault, publ. par L. Mallard et Nadault de Bufibn (Dijon, 1882,

On n'a pour se guider dans les archives des notaires que le Livret indicatif des notaires de l'arrondissement de Dijon en exercice au l'^' mai IR'il, des minutes dont chacun d'eux est détenteur, des

anciennes minutes déposées à la Chambre, des anciens notaires dont les minutes sont déposées aux archives du département (Dijon, 1841, in-fol.).

COTES-DU-NORD

L administration de la marine, à Paimpol, possède un petit dépôt composé de 25 vol. relatifs au personnel et à la police de la navigation, de 1751 à 1790, et de rôles d'équipages de 1782 à 1790.

Il existe dans ce département quelques archives de châteaux importantes; nous pouvons citer Bonabry, à Hillion c'« Lecorgne), où sont les papiers de la seigneurie d'Yffiniac ; — Coatromarc'h, à Trémel (b°° de Rosmorducj, contenant les titres de la famille Le Gentil de Rosraorduc depuis 1336, des familles de Coëtlogon et de Trogoff à partir du xvi*^ siècle, des familles Woodford (documents diplomatiques anglais pour le siècle dernier et com|)tes rendus au Forcign Office des opérations militaires de Napoléon I" de 1804 à 1808! et van der Plaat van Honswijk (documents militaires hollandais et russes de la lin du xviii* siècle), avec des copies d'anciennes montres des familles nobles de Bretagne (xv^-xvi^ siècles) et des autographes des rois de France depuis Henri IV, de Georges II roi d'Angleterre, de Catherine de Russie, de Ph.-Em. de Lorraine, duc de Mercœur, de Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, du comte de Toulouse, du duc de Penthièvre, du marquis de Montcalm, dos princes et princesses de la maison d'Orange; — L'Argentaie , ii Saint-Lormel, où sont des archives depuis le xiv" siècle relatives à la seigneurie du même nom et à la famille Rioust de l'Argentaye, et des documents relatifs aux Monlfort, aux Duguesclin, aux Malcstroit; — Pommorio, à Tréveneuc, renfermant des papiers intéressants depuis le xv*" siècle sur les sires de Coetmen et de La Rochejagu, les archives de la rhâlclleiiie do Landogonnot et de la vicomte de Pommorio; — oiiliii Robien, à Quintin (m'' de Robien), où se trouve une riche colloclion de titres relatifs à 1 histoire locale et à 1 histoire de la famille.

DORDOGNE

Au greffe (hi li'il)Uiial civil do Périgueux sont restés des documents très importants pour la période révolutionnaire, mis en ordre et

DORDOGXE 513

publiés en partie sous cette forme : Le tribunal criminel et révolutionnaire de la Dordogne sous la Terreur; documents authentiques, Périgueux, 1880-1881, 2 vol. in-S". — A celui de Bergerac l'on conserve les sentences de l'ancien sénéchal depuis 1721.

La confrérie des Pénitents blancs de Sarlat a quelques papiers anciens.

Il y a des archives assez utiles à consulter au point de vue local dans les châteaux de Lanquais [SI. de Gourgues); Saint-Pompon (m'' de Coraarque), où se trouvent des protocoles de notaires depuis le xvii* siècle ; Bayac, Paluel à Saint- Vincent-le-Paluel, et Fénelon à Sainte-Mondane. — M. de Mourcin, aujourd'hui décédé, possédait un riche cabinet de chartes originales périgourdines remontant au xiii® siècle ; et M"^* de Bacalan, née Delpy de la Roche, possède des documents non moins anciens, les titres des seigneurs de La Roche- Pontissac dont elle descend, ceux de la maison de Charapberlhac, et des registres de notaires du xv*" siècle.

Un certain nombre de familles possèdent des archives dignes d'être explorées; nous nommerons spécialement les Vaucocour \ à Thiviers; le m'* de Fayolle, à Tocane Saint-Apre; le m'' de Chantérac, à Chantérac, près Neuvic '^ ; le c"= de la Panouse, à Cours-de- Pile ; le m'* de Lestrade, à Payzac ; le G'*' 0. de Saint-Exupéry, à Bourniquel ; S\. de Beyuac, au château de Saint-Saud ; le comfe de Béarn, à La Roche-Beaucourt; SI. Gaston de Gérard, à Sarlat,

1. Cf. J. de Mouriez, Mémoire sur la maison de Vaucocour, acec documents authentiques, Périgueux, 1862, in-8°.

2. On annonce que le m'* de Chantérac a l'intention d'offrir ses papiers de famille aux archives départementales de la Dordogne. Il a d'ailleurs fait déjà don, en 1891, aux Archives nationales où ils sont désormais cotés AB. XIX, 216-312, des nombreux papiers qu'il possédait du chef de sa femme, dernière héritière des Bassompierre. Ces documents, précieux surtout pour l'histoire de la Lorraine, comprennent trois fonds importants : Fonds Bassompierre, avec les titres généalogiques de la famille depuis 1424, pièces originales munies de sceaux, et titres de propriété des seigneuries de Bassompierre près Audun-le-Roman (dep. 1522), de Baudricourt et Saint-Menge près Mirecourt (dep. 1281) et de Removille près Chàtenois (xvi'-xviii" siècles) ; — Fonds Crussol, avec les titres de famille des marquis de Crussol aux xvii° et xviii° siècles, ceux de leurs alliances avec les maisons de Clercmbault, Colbert de Villacerf, Colbert de Saint-Pouange, Fleuriau d'Armenonville, Fleuriau de Morville, de Longueval, de Vienne (le plus ancien original de 1264), et d'abondants titres de propriété à partir du xii' siècle ; — Fonds O^ny. avec les actes et procédures relatifs tant à la seigneurie d'Ognv, à Marcilly (Gùte-d'Or), qu'à la succession du baron d Ogny au wiii" siècle.

Archives de l'histoire de France. 33

dont les papiers sont spécialement intéressants pour le Sarladais ^ ; et surtout les archives du duc de Caumont La Force, à La Force, dont les titres de famille ont été explorés par le D'" Galy : Le livre Caumont, de ikl6 (Paris, 1845, in-S") ; et par le m'' de La Grange : Mémoires authentiques de Jacques Xompar de Caumont La Force, maréchal de France, ainsi que de ses deux fils les marquis de Montpouillan et de Castelnault (Paris, 1843, 4 vol. in- 8°). — Sur les papiers de la famille Dutard, alliée aux Lespine, cf. Bulletin de la Soc. hist. etarch. du Pcrigord, 1876, p. 248.

Les greffes des tribunaux civils du département ne possèdent plus que les doubles des anciens registres paroissiaux, qui sont répertoriés dans le travail de J. Gauthier : Inventaire sommaire des re<^istres d'état civil ancien conservés dans les archives communales et judiciaires du Douhs, Besançon, 1879, in-8° (exlr. de Y Annuaire du Doubs). — Avant d'avoir été transportées à la Préfecture, les archives du greffe de Pontarlier avaient été utilisées par ]NL G. Leloir, pour son étude : Mirabeau a Pontarlier Pontarlier, 1880, in-8").

On cite les cures de La Rivière, Sainte-Colombe et Saint-Point comme ayant conservé les titres anciens de la connuune ; à Sainte- Colombe il y a plus de trois cents pièces remontant au xv'^ siècle ; à Saint-Point on y trouve mêlés des documents sur le prieuré.

La plus grande famille ayant conservé des archives franc-comtoises a pour représentant actuel M. le marquis de Lorges, qui détient une partie considérable des archives de la maison de Chalon-Orange, précieuses pour l'histoire générale des xV'-xvn" siècles, mais ce possesseur n'en autorise pas la communication, et l'on est contraint de se contenter d'un Inv. ms. ancien de ce chartrier, qui peut être consulté aux archives départementales du Doubs. — MM. le m'^ de Vaulchier, le m''' de Moustiers, et le v^^ de Saint- Mauris ont aussi d'importants papiers de famille.

Pour se o-uider dans les minutes des anciens tabellions restées chez les notaires actuels, on n'a que le Tableau des notaires de l'arrondissement de Besançon... et état nominatif, par ordre alphabé-

1. Utilisés, ainsi que les prccùdeiils, dans la Sigillographie du Périgord, de M. Ph. de Boaredon.

tique, de tous les notaires décèdes ou ayant cessé leurs fonctions, dont les minutes se trouvent au pouvoir des notaires de cet arrondissement (Bssançon, 1811, in-4'').

La direclion des Domaines, à Valence, a conservé ses vieux registres.

Auchdteau du Fayet feuDauphinéj, où Marie Touchet fit ses couches en 1573, se trouvent des })apiers historiques, notamment les instructions données à Hector de Maniquet, seigneur du lieu, envoyé par Charles IX en Saxe et en Hesse (cf. BuUeiin de la Soc. d'arcli. de la Drame, I, pp. 57-84); — à Bourg-lés- Valence (m'* de Sieyèsj, documents depuis le xv^ siècle, entre autres un journal du siège de La Mure en 1580,. par Guillaume de Rivail, seigneur de Blagnieu (cf. Bulletin de la Soc. d'arcli. de la Drame, II, pp. 333 et ss.) j — à Châteauneuf-de-Mazenc (b°" de Vissac), fonds considérable et précieux d'archives depuis le xiii'^ siècle; — chez le m'^ d'Aulan, beau chartrier (cf. Bulletin du comité des travaux historiques, histoire et philologie, 1884, pp. 45-67 ; — au Plan de Baix, archives importantes pour l'histoire du xvi'' siècle; — chez M. An. de Gallier, à Tain, se trouvent les archives de la baronnie de Clérieu; — au château de Grignan, un fonds d'archives assez peu important (cf. Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, IV, pp. 316-343); — chez M. le ni'* de Florent, à Tain, et chez M. le \^^ de Sallemard, à Peyrins, il y a également des titres anciens et des correspondances historiques; cf. G'« Douglas et J. Roman, Actes et correspondance du connétable de Lesdiguières, Grenoble, 1878-1884, 3 vol. in-4°.

Une mention spéciale doit être réservée à la collection Morin- Pons, que le possesseur, M. Morin, banquier à Lyon, a enrichie des papiers des familles daupiiinoises de Moulinet, Le Tellier d'Irvillc et de Rochas : il existe un premier fascicule d'un inventaire rédigé par MM. G.-U.-J. Chevalier et J. Lacroix : Inventaire des archives daupiiinoises de M. Henry Morin-Pons, tome I (Valence, 1878, in-8«).

Pour les minutes de notaires, on |)ourra recourir à la Statistique notariale de l'arrondissement de Valence, accompagnée de notices historiques sur les diverses localités de cet arrondissement 1^1335-1888) [par l'abbé Jules Chevalier], Romans, 1888, in-S''. — Il n'est pas

rare de trouver chez les notaires de ce pays des minutes du xv^ siècle, comme à Grignan, ou du xvi% comme ù Saint-Martin-de-Vercors.

Le "reffe du tribunal civil de Pont-Audemer détient des sacs de procédures des deux derniers siècles (non classés) qui semblent provenir des anciennes juridictions de Quillebœuf.

Les fabriques^ des églises de Bernay ont quelques papiers des xvii'^ et xviii^ siècles; cf. Bihllotlicque de l'Ecole des C/iarics, 4^ série, I, pp. 147-166, et abbé Porée, Le registre de la charité des Cordeliers de Bernai/, Rouen, 1887, in-8^ — La cure paroissiale de Gisors a de très importantes archives, conservées avec soin et commençant au xv« siècle (fondations à partir de 1426; délibérations depuis 1573, et comptes depuis 1476 presque sans interruption; titres de propriété, terriers et plans relatifs à Boisgeloup, Eragny, Trie-Châleau, Neaufles, Guerny et Ilaqueville ; registre de la confrérie N.-D. de l'Assomption, du xiV' siècle; comptes de la confrérie Saint- Antoine au couvent de l'Annonciade, à partir de 1528; documents sur les Ursulines, l'HAtel-Dieu, le collège de Gisors; reo-istre des décrets relatifs à la municipalité de Gisors, du 3 novembre 1789 au 18 juillet 1790; registres provenant de l'ambulance des première et troisième divisions de l'armée de Sambrc-et- Meuse, en l'an V, etc.) ; elles ont déjà été utilisées par L. de Laborde, dans lès Annales arc/iéolo-riques, IV, pp. 144, 206 et 319; par l'abbé Blanquart, dans les Mémoires de la Soc. hist. et arc/i. du Ve.vin, VII, p. 53, et dans le t. LVI du Congrès arc/iéologique de France (1889J, pp. 378-391 ; et par l'abbé P. Lefebvre, dans sa brochure : h'glisc de Gisors, confrérie et chapelle de N.-D. de r Assomption (Gisors, 1882,

. in-8°).

Les charlriers de châteaux les plus considérables du département sont : à Acquigny (c*^^" du Manoir), d'où a été tiré par l'abbé P. -F. Lebeuricr VÉlat des anoblis en Norm/indic de l.')'i.') à ll'iGl

1. Presque toutes les fabriques de ce département possèdent les intéressantes archives des c/.arilés locales, associations religieuses pour l'enterrement gratuit des morts. Les plus anciens documents relatifs aux charités sont du xiV siècle ; il y en a beaucoup du xV; la plus grande partie appartient aux deux derniers siècles. Cf. sur les charités normandes et leur ,. archives un article anonyme dans le Magasin piltoies'pie de 187G.

EURE-ET-LOIU 517

(Evreux, 1866, in-8") ; — de Breuilpont (c'« Louis de Talleyrand), avec des comptes de la seigneurie depuis 1479, des aveux, contrats, registres du tabellionage et documents divers concernant les seigneuries de Saint-Chéron, Merey, Fief-Bataille et Villegast (cf. Recueil de la Soc. libre de VEiire, 3" série, I (1851), pp. 425-457);

— de Broglie (duc de Broglie), avec d'importantes archives de famille; — de Chambray, à Gouville (m'* de Chambray), contenant beaucoup de titres sur la noblesse normande depuis le xiii^ siècle et une correspondance inédite de Jean-Jacques Rousseau; — de Dangu (c'^ Pozzo di Borgo), important pour les localités voisines (lu Vexin ; — de Brumare, près Routot (c*" E. de Bressac), renfermant une correspondance politique très importante, des années 1658-1060, adressée au duc de Navailles, ambassadeur en Italie ' ;

— de Mainneville (M. Brossard); -^— de Gros-Theil (archives de M. Edmontl Assire, des deux derniers siècles, utilisées par O. de Poli, Robert Assire, étude historique et biographique, Paris, 1887, in-12); — de Pont-Saint-Pierre (b"" d'Houdemare) ; — enfin de Melleville, près Evreux, qui a servi aux publications de M. Gh. Molle : Notice généalogique sur la famille Le Doulx de Melleville d'après des documents tirés du cliartrier de Melleville (Evreux, 1888, in-4*'), et Notice généalogique sur la famille Le Doul.v de Melleville, additions et justifications (Evreux, 1890, in-4'').

EURE-ET-LOIR

Le greffe du tribunal civil de Châteaudun a conservé une partie de ses archives judiciaires, pour les deux derniers siècles (fondsdes bailliages y ressortissant).

Les bureaux de V enregistrement et des domaines n'ont versé au dépôt départemental aucun registre amcien ; la plupart ont conservé des documents qui n'ont plus pour eux qu'un intérêt de curiosité rétrospective.

Un important et |)récieux fonds d'archives se trouve au chdtenu (le Maintenon (marquis de ISoailles) ^ ; — il existe aussi des papiers

1. La table générale de ces documents diplomatiques a été publiée dans la Revue des Sociétés savantes, 5° série, III (1872), pp. 166-242.

2. Une partie des papiers de Noailles se trouvait à la bibliothèque du Louvre, incendiée en 1871, et n'est plus connue aujourd'hui que par l'utile publication de Louis Paris : Les papiers des Noailles à ta Bibtiothèque du Loutre (Paris, 1875, in-8»).

considénibles aux châteaux do Villebon (m'^ de Pontoi-Pontcarré) qui fut la demeure de Sully; — de Charbonnières 'M. de Girard de Charmovl, qui remontent au xvi'' siècle; — d Auneau [^1""' de Rutant) ; — de Courtalain (m'* de Gontaut) ; — de Maillebois .'Sl""= Latham); — de Chantemesle, à Logron (m'^ de Narbonne-Lara ; — d'Aunay, à Saint-Christophe (M. Lefèvre-Pontalis) ; — de Moléans im'* de Prunelé'i ; — de Cambray, à Gcrmignonville (h"» de Gambray); — LaPerrine, à Saint-Christoi)he (M. Lecomte) ; — Varize m'' de Cossé- Brissac) ; — d'Houville (m'* de Maleyssie) ; — de Montigny-le-Ganelon (m'* de Lévis) ; — de Romilly-sur-Aigre ([)rès Cloyesl où se conservent les archives de la famille de Tai-ragon ; — de Sainte-Radegonde (près Lanneray) que M. le b°° Pron a mises à la disposition de MM. A. Bellenger et H. de Gastel pour leur brochure : Quelques nolea sur Sninte-Rndegonde, Ghâleaudun, s. d., in-8'' (extr. des Bulletins de la Société' diinoise, t. VI) ; — de Béville-le-Comte 'archives de la famille de Laltaignant) ; — de Roinville-sous-Auneau M. de Ramezay i ; — de Vierville (M. de Poilloue); — de Dreux enfin (c"' de Paris), où l'on trouve, bien cataloguées, des archives terriennes importantes, entre autres les statuts des corporations de Pont-Audemer (xv^ siècle) et des documents du xviii'' siècle relatifs aux verreries d'Argonne.

Vévdc/id de Chartres n'a que d'insignifiants titres anciens (cf. Mémoires de la Soc. d'archéologie d'Eure-et-Loir, X, p. l.')7), et un reo-istre de procès-verbaux du chapitre |)endant l'époque révolutionnaire, utilisé par labbé Sainsot [ideiu, IX, pp. 86 cl ss.).

FINISTÈRE

Il reste encore des registres anciens aux bureaux des domaines de Châteauneuf-du-Faou, Concarneau et Rosporden.

Les archives de la marine, à Morlaix, ne reuionteiil (pi'à \1\V\. — A Brest, elles sont beaucoup plus importantes. Elles remontent à 1071, et les principales séries renferment 435 volumes de correspondance (1G72-1790) ; les dossiers du personnel (1723- 178()i, les rôles d'équipages, 35 vol. de 173(3 à 1789, des brevets d'officiers et instructions à partir de 1()7() ; des documents relatifs aux conseils de marine, aux constructions navales 1 1745-1790), aux travaux et fortifications (U)80-1788),aux approvisionnements et subsistances (1721-1791), aux chioui-mes (i749-an VIi, aux invalides (1718-1784), aux prises (1741-1782), à l'académiede marine (1752-

1793); et des lettres du commissaire général Lambert, ordonnateur à Saint-Domingue (1756-1757). — Inv. ms., sommaire, en double à Paris, au bureau des archives du Ministère de la marine. — Doc. PUBL., par Alfr. Doneaud du Plan, dans la Revue maritime et coloniale Ae\). IS79, passim.

Au c/iàteau de Crec'h-Balbé, en Saint-Urbain (M. de Goesbriand), se trouvent des archives de famille importantes; — au château de Guerguélégan , en Briec, se conservent les papiers de la famille de Plœuc depuis le xv!*^ siècle'; — au château de Kerouzéré, près Saint-Pol de Léon (M. H. du Rusquec) , existent les archives de l'ancienne baronnie de Penmarc'h ; — à Kerustum en Ergué-Armel, M. Pastol possède des documents très intéressants de l'époque révolutionnaire, provenant du conventionnel Guezno, ami de Latour d'Auvergne et l'un des pacificateurs de l'Ouest avec le général Hoche; — au château de Kernuz, près Pont-1 Abbé, M. P. du Châtellier a de nombreux documents provenant de l'évêché de Cornouailles.

Au greffe de la Cour d'appel, à Nîmes, se trouvent réunies les archives révolutionnaires et les importants papiers historicjues provenant du présidial ^, de la sénéchaussée et des juridictions inférieures, et de l'ancienne Cour des conventions. Les registres de plumitifs commencent en 1641, de dictums en 1725, de baux, décrets et procédures en 1651. Cf. M. Roussellier, La cour des conventions royaux, Nîmes, 1877, in-S".

L'e\'éc/ié de Nimes a des archives qui lui ont été restituées en 1814 par 1 adniinistration préfectorale , et dont l'inventaire est d'ailleurs imprimé dans Y Inventaire-sommaire des arcliives départementales, série G (Paris, 1876, in-8''), où il occupe, pp. 285 et suiv., les articles G. 1278 à G. 1540.

ha fabrique de Saint-Gilles-du-Gard conserve de précieux documents, depuis le xiii*^ siècle, en grande partie publiés par l'abbé GoifTon , IJul/aire de fabbaye de Saint-Gilles (Nîmes, 1883, 1 vol. in-8°).

1. Le principal fonds de la maison de Plœuc se trouvait au château du Timeur, près Garhaix; il a été détruit par lincendie on 1860.

2. Une partie des registres secrets du présidial étaient, il y a trente ans, entre les mains de M. le conseiller Fajon. Cf. Léon Blanchard, Elude sur le présidial de Nimes, Nimes, 1861, in-8°.

Les archives du consistoire de Nîmes sont importantes, étant donné le rôle joué par les protestants dans cette région; un inventaire analytique très sommaire en a paru dans le Bulletin de la Société du protestantisme français, VI, pp. 11 et suiv.; — M. A. Yiguié a appelé l'attention sur plusieurs des registres qui les composent dans le même Bulletin, XVII (1868), pp. 296-300, et XXXVII (1888), pp. 316-319; M. Edm. Hugues en a tiré bon parti pour Les synodes du Désert, Paris, 1885-6, 3 vol. in-4°. — H y a également des documents intéressants dans les papiers des consistoires d'Âulas [Bulletin de la Société du protestantisme français, X, pp. 193-194, et XXII, pp. 221-255), de Montdardier [idem XXII, \^\^. 65-71 et 158-165), et d'Uzés.

Les principaux fonds d'archives privées sont aux citdteaux de Saint-Privat (M. Calderon), oii sont rentrés les documents qui en avaient été distraits; — de Cabriéres (c'« E. de Balincourt), où se trouvent les titres de la famille de Gênas, remontant au xiv" siècle, qui ont fourni des documents au Bulletin du Comité des travaux liistoriques, histoire et philologie, 1884, pp. 82-86, et à la brochure de M. E. de Balincourt. Un général des finances sous Louis XI, François de Gênas (1430-1504), suivi de la correspondance officielle inédite de Louis XI, Nîmes, 1887, in-8° (extr. de la Revue du Midi); — chez le b°° de Cabiron ( cf. Quelques documents , Nîmes , 1884 , in-4°) ; — dans la famille Rovérié de Cabrières (cf. P. Falgairolle, Notes historiques et généalogiques sur la famille de Rovérié de Cabrières, Montpellier, 1890, in-8''); — à Aramon, dans la vieille famille de ce nom; — à Villevielle, prés Sommières (v^*^ de David Bcauregard, possesseur d'un beau chartrier) ; — et chez jNI'"" V^« Sérusclat, à Nîmes [Bulletin de la Société du protestantisme français, XXXV, pp. 244-251).

Pour les minutes des notaires , on |)ourra recourir au Tableau chronologique des études de notaires de l'arrondissement de Nimcs (Nîmes, 1884, in-8"). — A Portes et à Génolhac, leurs archives remontent au xiv^ siècle : cf. abbé C. Nicolas, Le couvent des Dominicains de Génolhac (Nîmes, 1890, in-8"). Sur celles de Vauvert, Cf. Revue des Sociétés savantes, o" série, IV 1 1872), pp. 326-330.

GARONNE (HAUTE

La Chambre de commerce de Toulouse possède des archives inté-

GARONNE (haute) 521

ressantes à partir de 1703. Cf. E. Delorme, La leude et le corps des marchands de Toulouse au XVIIP siècle, Toulouse, 1886, in-8°.

Quelques fabriques du diocèse de Toulouse ont conservé des papiers de l'ancien régime; la plus importante est assurément l'église de Muret, où les archives, remontant au xv^ siècle, ont été explorées par M. l'abbé C. Douais et utilisées par lui, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de France, k^ série, X (1889), pp. 102-127. — On signale aussi les cures d'Ox , près Muret, de Cadours, de Rieux, d'Avignon (bulle de Paul III), et des paroisses Saint-Sernin, la Dalbade, la Daurade et Saint-Nicolas de la ville de Toulouse, comme possédant un petit fonds d'archives.

Les chartriers de châteaux ne paraissent pas être très nombreux dans la région. Il y a toutefois des fonds importants au château de Pinsaguel(M. de Bertier), où se conservent environ cinq mille pièces originales, avec Inv. ms.; les plus intéressantes des xvi^ et xvii" siècles émanent de rois, princes et grands seigneurs; les lettres de Richelieu ont été publiées par M. Roschach dans les Mémoires de V Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 1875, pp. 165-171; au château de Montoussln (b"'" de Rabaudy) où, parmi des pièces nombreuses, M. Edm. Cabié a découvert des chartes de coutumes inédites de la Gascogne toulousaine , imprimées par ses soins dans la Nouvelle revue historique du droit, 1890, pp. 634-653; — au château de Fourquevaux (c^^^^ de Castelbajac), où l'on remarque, ù coté des pièces relatives à la famille Isalquier et de documents précieux pour l'histoire locale \ une très belle collection d'environ quinze cents lettres originales et de la correspondance du baron de Fourquevaulx (1548-1574), intéressante pour apprécier les relations de la France avec l'Ecosse, l'Italie et l'Espagne sous les règnes de Henri II et de Charles IX (cf. Comptes-rendus des séances de V Académie des inscriptions etbelles-lettres , 1891, p. 202) ; — au château de Merville (cesse ^q Villèle), où se sont réunis plusieurs dépôts d'archives, les fonds de Saint-Jory, des Cardailhac (dep. le xiv^ siècle) provenant du château de Bioule-Montbeton, des Jourdain de Lisle, des Descodeca de Boisse, des Ghalvet-Rochemonteix , en tout une collection considérable , déjà utilisée par l'abbé Larrondo, Histoire du château et de la seigneurie de Merville (Paris, 1890,

1. Entre autres un état du diocèse de Saint-Papoul et de la sénéchaussée du Lauraguais en 1573, publ. par l'abbé C. Douais dans les Mémoires de l' Académie de Toulouse, 9" série, II (1890), pp. 473-489.

in-8°), et par l'abbé C. Douais, dans les Annales du Midi, 1890, pp. 36, 170 et 305 ; — et à Toulouse, entre les mains des familles de Puvbusque, de Rességuier (dej). le xvi® siècle), du Puy-Montbrun (cf. Revue des Sociétés savantes, 1^ série, V (1881), pp. 216-217), de Pins, de Bourg et de Serre de Justiniac (dep. le xiv^ siècle), dont les ancêtres ont possédé la seigneurie de Pailhès.

Les archives des notaires sont importantes à Toulouse et dans la région depuis le xiv^ siècle. Cf. Dncuincnts historiques inédits, I, (1841), p. 164. — A Toulouse même, il existe, à la Chambre de« notaires, un fonds provenant des douze études supprimées au xviii'^ siècle. Des listes très sommaires des anciens titulaires de chaque étude se trouvent, pour la ville de Toulouse, dans l'un des Al/nanach historique sur la ville de Toulouse, par Baour, de 1785 à 1790 ; et, pour l'arrondissement de Muret, dans la Notice historique sur l'arrondissement de Muret, par Fons (Muret, 1852, in-12). — A Verfeil les minutes de notaires ne remontent qu'à la seconde moitié du xv^ siècle; à Montastruc et à Buzet, au milieu du xvi''.

L'administration du Canal du Midi, port Saint-Etienne, à Toulouse, a des titres qui remontent aux premiers travaux faits pour son établissement; elles ont été consultées pour la publication des Lettres, instructions et mémoires de Colbert, par P. Clément (Paris, 1861-1882, 8 vol. in-4°).

Le"^ l'actdlés de droit et des lettres, ainsi que V école de médecine de Toulouse ont conservé des séries de registres contenant parfois des statuts et |)lus souvent des procès-verbaux de collation de grades, etc. (cf. Dom Vaissète, Histoire de Languedoc, édition Privât, t. VII, p. 572).

II y a encore des archives, curieuses peut-être au point de vue littéraire, pour le siècle dernier et le siècle présent, à V Académie des jeux floraux (m'* de Rességuier, président), à Toulouse, et à Y Académie des sciences, inscriptions et belles-lcltres, fondée dans la môme ville en 1640.

Le grand séminaire d'Auch possède une magnifique collection de titres historiques, en |)artie oi'iginaux, depuis le xii" siècle, relatifs à la région gasconne (Armagnac, Bigorre, Tursan, etc.), et aux familles du sud-ouest; il n'en est propriétaire que depuis soixante

;ins (voy. ci-dessus, p. 220, note); et l'histoire de cette acquisition se trouve racontée en détail dans la préface de La haronnic de Bourroiii'lan, par l'abljé Cazauran (Paris, 1887, in-8°). — Inv. ms., par 1 a!)l)é Cazauran, archiviste (1885), en 1 vol. in-fol. — Ces archives icurerment, entre autres richesses, une collection très considérable (l<M'egistres de nolaires xv'^ et xvï'' siècles) ; un inventaire de tous les litres du duché d'Antin; un répertoire des hommages reçus par les comtes d'Armagnac (1284-1292) ; des documents sur les Abadie, Albret, Aydie, Barrous, Baudécan, Castelbajac, Chastanet, Doat, Durfort, Estérac, Galard, Gayan, Gensac, Gontaut-Biron, Gra- Hiont, Labarthe, Lannepax, Navailles de Mirepoix, Noailhan, Noé, Pressac, Sariac, Vergés et autres familles nobles; des coutumes de villes (Homps, etc.); des titres relatifs à Auch, Bagnères-de- Bigorre, Tarbes et ^'ic-Bigorre ; un fragment de cartulaire de l'abbaye de Gimont, et différents titres anciens concernant les abbayes de l'Étoile (filiation dePontigny), de l'Escale-Dieu, de Saint-Savin de liavedan, et de Saint-Sever du Rustan.

Il y a de beaux chartriers de châteaux dans le Gers. On remarc{ue principalement celui de Vic-Fezenzac ; — celui de Caumont, berceau des d'Epernon (m'* de Castelbajac), ancien, considérable et très important pour le règne de Henri 111 ; — de Terraube ni'** de Galard-Tei'rau])e|; — de Lagarde-Fimarcon, près Lectoure, qui remonte au xiv^ siècle; — de Saint-Blanquat (famille de Lingua de Saint-Blanquat), riche surtout depuis lexv"^ siècle et examiné par l'abbé C. Douais, qui en a tiré ses Documents pontificaux sur révcclié de Couserans (1425l(jl9), Paris, 1888, in-8° (extr. de \a Rebute de Gascogne); — du Bosc, près Fleurance, et de Magnas-Saint-Clar, qui remontent au xiv" siècle et renferment les titres de la seigneurie de l'Isle-Bouzon, le testament de la duchesse de Valentinois, publ. dans la Re\>ue de Gascogne^ 1883, pp. 82-85 , et une partie des papiers des Galard et des Grossolles (cf. Compte rendu des séances de i' administration provinciale d'Auch, |)ar le m'* de Galard-Magnas , Agen, 1887, in-8''); — de Loubersan-Lacassaigne(ct'= de Luppé), riche en lettres de rois et de reines, depuis le xvi'' siècle, en correspondances de IVIonluc, de Gondy, de Richelieu, de Roquelaure ; — de La Hitte, à Gondrin, de Flamarens, près Miradoux, de Marsan, i>rès Aubiet (duc de Fezenzac), possédant tous de beaux titres de familles de[)uis le xvi" siècle. — Il y a d'importantes archives de familles chez M. le comte «l'Antras, à Mirande ; chez ]\I. le comte d'Abbadie de Barrau,

;i Castex; chez M. Classun de Lucinan, ;i Toujouse ^cf. l'abbé Cazauran, Monguilliein et Toujouse, Paris, 1891, in-8'^). — On regrettera longtemps la perte complète des archives du château de Saint- Blancard (c'^ de Gontaut-Biron], jadis classées par P. Parfouru et utilisées par l'abbé de Carsalade du Pont, dans la Revue de Gascogne, et par le c**de Gontaut-Biron lui-même, Ambassade en Turquie de Jean de Gontaul-Biron, baron de Salignac (1605-1610), correspondance diplomatique et documents inédits, Paris, 1888, 1 vol. in-8°.

GIRONDE

L'administration des ponts et chaussées du département, à Bordeaux, possède de curieux mémoires, registres et dossiers, en grande partie utilisés |)ar E.-J.-M. Vignon, dans ses Etudes historiques sur l'administration des voies publiques en France aux XVIP et XVIIP siècles, Paris, 1862-1880, 4 vol. in-8'' (tome III).

La conservation des forêts, à Bordeaux, a également un dépôt fort riche et peu exploré, qui remonte au xvi*^ siècle.

L'administration de \a marine conserve, i\ Bordeaux, une petite collection de 168 volumes (1726-17.90;, comprenant de la correspondance, de la comptabilité, des matricules et rôles d'équipages; — à Libourne, 102 registres de malricules (1730-1816) et 50 liasses de rôles d équipages (1727-1825.

\^ archevêché de Bordeaux a des archives, bien classées et presque enlièrement inventoriées , qui complètent les litres déposés aux archives départementales de la Gironde. Le départ a été opéré d'après ce |)rincipe : affaires temporelles à la Préfecture, affaires spirituelles à l'Archevêché; mais le triage n'a pas été fait avec très grand soin. Quelques pièces remontent au xiv" siècle, mais la jilupai't des documents sont relatifs aux xvii* et xviii'"; le plus ancien est un martyrologe du xii" siècle, accom|)agné d'un obituairc de Saint- Émilion. Les principaux fonds sont la corresjiondance des archevêques (série C), les ordonnances (série E), les conciles et assemblées du clergé depuis 1561 (série G), les couvents d'hommes et de femmes (séries J et K), les visites des archevêques (série L), les paroisses (série M), confréries el chapelles (série N), les insinuations de bénéfices (série Q), les collèges (série J) et |)ctites écoles (série U), les religionnaires et jansénistes (série X). — Doc. publ : Archives historiques de la Gironde, et Revue catholique de Bordeaux, passim.

GIRONDE 525

La fabrique de la pai'oisse Saint-Michel, à Bordeaux, a conservé des registres de délibérations, de comptes et de confréries depuis le xv'^ siècle, avec un inv. ms. du siècle dernier.

Il y a des archives centrales au consistoire de Bordeaux.

Les châteaux ayant conservé des archives sont assez nombreux dans la Gironde. On peut citer en première ligne celui de La Bréde, près Bordeaux, qui renferme les papiers de Montesquieu, actuellement sous presse; — mais des titres beaucoup plus anciens subsistent, depuis le xm^ siècle, au château de Suduiraut, à Sauternes, où se trouvent les titres de la seigneurie de Noaillan (l'analyse ms. des pièces a été faite par MM. Virac et L. Drouyn^), et au château de Vayres (b°" de Bony), fonds considérable où sont notamment les archives de la famille de Gourgue, avec Inv. ms. par L. Drouyn, en 2 vol. in-4''; — depuis le xiv" siècle, aux châteaux de Naujan, de La Roque à Saint-Christophe-des-Bardes (M. de Roquefort), du Gros à Lou[)iac de Cadillac (c'^ H. de La Chassaigne), de Savignac en Bazadais (b°" de Saint-Mézard), deTalence, près Bordeaux (M. Gragnon-Lacost-e), où se trouve une partie des archives de la seigneurie de Saint-Magne en Bordelais (cf. Revue des Sociélés savantes, 7° série, III (1880), pp. 240-242); de Thouars, à Talence (M. de Gourguei; aux châteaux de Montlau, à Moulon (M. du Cheyron); du Puch de Gensac, à Pellegrue (M. de Puch), de Brugnac flNI. d'Auzac de la Martinie), et du Rétou, à Postiac (M. Latapie), où existe une belle collection d'originaux; — depuis le xvi"^ siècle aux châteaux de La Taste, à Tizac-de-Galgon, de Laubesc [h"'' de Guyonnet) ; du Garpia, à Castillon-de-Castets [c'<' de Baritault du Càrpia) ; du Gua, à Ambarès lM'^'= de Leybardie) ; d'Anglades, à Izon (M. Jules Delpit) ; de Gastel-en Dorthe, au Bouscat (M. des Maisons) ; de Camarsac iM. de Gères de Camarsac) ; de Beauval, à Bassens ; du Taillan (M. de Borellyj ; de Bois-la-Lande , à Villeneuve dOrnon (M. de Fontainieu) ; de La Tresne - (c'« de Bonneval) ; de Taris, à Rauzan, oii se trouvent réunies les archives du château de Cayès à Illats ; de Carnet (M'"'' de Luetkens) ; d Angludet (M"'e (jodard, née d'Anglades j ; de Grissac f^I. de Lur-Saluces) ; de Montbreton, à Pessac-de-

1. Les notes roctieillios par lo même M. Di'ouyii dans les divers dépôts privés que nous allons citer forment, en sa maison de Bordeaux, un niai^iufique répertoire, en plus de 40 vol. gr. in-k".

2. Une partie doi archives de la Tresne est déjjosée à la Bibliothèque publique de la ville de Bordeaux.

Gensac 'M. de Saint-Angel ; de Chaune, à Saint-Jean-de-Blaignac (M. Solminihac) ; de La Basse-Cour, à Saint-Pey-deCastets (M™^ de Fonbourgade; ; de Grossombre et de Larmavaille M. d'Isle de la Lande I ; de Bazas (c^sse jg l^ Roque de Mons), et dans une infinité de petites maisons nobles de la région dont les papiers n'offrent qu'un intérêt très relatif. — La plupart de ces dépôts privés ont été visités par yi. Léo Drouyn, qui en a tiré quelque parti pour ses Variétés girondines, Bordeaux, 1878-1886, 3 vol. in-8° ; pour sa Guienne militaire, Bordeaux, 1865, 1 vol. in-4" ; et pour ses notices parues dans les Actes de l'Académie de Bordeaux et dans la Revue catholique de Bordeaux. Ils ont d'ailleurs été largement mis à contribution pour la publication des importantes Archives historiques de la Gironde, comme l'on pourra s'en convaincre en jetant un coup d'œil sur la liste des sources qui précède chaque volume de textes. Signalons encore l'existence, chez M. G. Trapaud de Colombe, des papiers de la famille d'Aulède ; chez ^L Em. Oberkampf, à Saint- Magne, des papiers de la famille Le Cointe, de Genève (cf. BuUrtin de la Société du protestantisme français, XVII, p. 301'; et chez M. de Brugière de Belrieu, à Bordeaux, des archives de la famille de Belrieu (cf. même Bulletin, XXXIII, \u 369).

Pour les protocoles des notaires de la Gironde, restés chez les titulaires actuels, on aura recours au Catalogue ou tableau général des notaires qui exercent ou ont exercé clans l' arrondissement de Bordeaux..., avec tables alphabétiques suivies d'un appendice présentant les noms des notaires plus anciens dont les minutes sont au.v archives du déparlement (Bordeaux [1864], in-4" . — Pour deux autres arrondissements, on a pul)lié le Tableau général des notaires qui e.rercent ou ont exercé dans l'arrondissement de Libourne iLibourne, 1878, in-4°), — et le Tableau des notaires de l'arrondissement de La Réole et de leurs prédécesseurs dont ils ont les minutes (La Béole, 1846, in-8**). — A Cadillac, le dépouillement de minutes du xvi"' siècle a fourni matière à une comumnication de Ch. Braquehaye au Congrès des Sociétés savantes, section des Beaux-Arts, VIII (^1884, pp. 183 et 421, et X (I8861, pp. 472-497; et huk Docutnents sur l'histoire des arts en Guienne, I. Les artistes du duc d' l^pernon Bordeaux, 1888, in-8°).

lu Académie des belles-lettres, sciences et arts (1*> Bordeaux a des archives, correspondances surtout, répertoriées dans !«• volume de M. de Gères : Table historique et méthodique des travaux et pubiica-

ILLE-ET-VILAIXE 527

tio/is de r Académie de Bordedux depuis 1712 jusqu'en 1875, Bordeaux, 1879, in-8°.

L'administration des domaines, à Montpellier, n'a pas encore versé au dépôt départemental les registres qu'elle détient.

Les archives du consistoire de Montpellier sont fort im|)ortanles ; cf. Bulletin de la Soc. du protestantisme français, II, pp. 89-95 et 584; IV, pp. 392-402; et VI, pp. 9 et suiv.

On connaît i)eu de châteaux, dans l'Hérault, ayant conservé des papiers anciens ; à Boujan, chez ]M. Castelbon de Beauxhostes, ils remontent au xiv'' siècle.

Au couvent des Dominicaines de Cette se trouvent les papiers de l'abbé Gourgon, déporté pendant la Révolution.

ILLE-ET- VILAINE

Les archives de l'ancien Parlement de Bretagne sont conservées au greffe de la Cour d appel de Rennes. Les principales séries comprennent les registres secrets de la Chambre du Conseil (de 1554 à 1789, les registres d'enreg-islrement, en 45 vol. in-fol. (de 1554 à 1789, avec lacune de 1603 à 1606), les registres d'audiences, dont la collection est complète, d'épices, d'instructions au procureur général, d'enquêtes; les procès criminels, et un nombre assez considérable de protocoles anciens de notaires 'xvi*'-xviii'^ siècles). Le tout est en assez bon état de conservation et suffisamment classé. Les registres de 1589 à 1610 ont été utilisés par H. Carré, Le Parlement de Bretagne après la Ligue, Paris, 1888, in-8''. — Cf. Documents historiques inédits, I (1841 , p. 194.

Il reste quelques papiers anciens au greffe du tribunal civil de Rennes, entre autres les registres d'insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Dol (xvii'^-xviii" siècles).

Le tribunal de commerce de Saint-Malo a un fonds considérable, récemment retrouvé par M. L. Vignols. Ce fonds comprend 182 registres d'audience (1678-1790), quelques registres de contrats de vente et de contrats de société pour des navires (1681-1790), et 115 liasses de procédure (1681-1790i, puis le fonds important du consulat, agissant tant comme juridiction que comme représentation commerciale, où se trouvent notamment 262 registres d'audience

fl682-i790), 2 registres de copies des lettres des juges et consuls (1708-1785), 107 liasses de procédures et faillites, et quelques procès-verbaux de saisies de toiles (1739-1785). Pour le tout, on n'a qu'un mauvais répertoire, sorte d'état de lieux très insuffisant, dressé en 1836.

Tout ce qui manque dans le fonds de 1 amirauté, conservé au tribunal de commerce de Saint-Malo, existe dans les archives de la marine, à Saint-Servan. Celles-ci, importantes et curieuses pour l'histoire militaire, commencent en 1678 et ont été classées pjir M. le commissaire Le Beau, dont l'inventaire détaillé est imprimé : Arcliives de Saint-Servan, Paris, 1886, in-8'' (extr. de la Revue maritime et coloniale).

Beaucoup de cures dans le département ont gardé des registres d'état civil que doit examiner successivement M. l'abbé Pâris- Jallobert ivoy. p. 347) ; toutes n'ont pas des registres aussi anciens que celle de Saint-Martin de Vitré icf. Bibliothèque de r Ecole des Chartes, 5" série, II, p, 46, et les publications de M. Pàris-Jallobert], — et toutes ne possèdent pas les registres de comptes de trésoriers pour le xvi" siècle (1519-1553i, comme celle de Pire (cf. Revue des Sociétés savantes, 6'' série, VIII, 1878, pp. 137-146i; — à Izé, ces registres remontent au xv^ siècle (cf. Bulletin de la Société archéologique cl Ille-et-Vilaine, XIII, p. 197).

Il V a de très importantes archives aux chdteau.r de Clays et de La Bourbansais, utilisées par M. le c'« de Palys, Le capitaine Breil de Bretagne, baron des Hommeaulx , gouverneur d'Abbeville, de Saint-Quentin et de Granville (Rennes, 1887, in-8°) ; — du Bordage près Vitré (cf. Revue historique de l'Ouest, VII, documents, pp. 179-200); — de Combourg, où se trouve une faible partie des papiers, des Lamoignon-Malesherbes ; — de La Guichardaye, avec une curieuse correspondance du R. P. Etienne de Carheil, |)ubliée par le R. P. Orhand. — A Entrains, chez M. le v"= de Guiton-\ illeberge, se trouve une importai) le collection de titres historiques, chartes et manuscrits précieux dont l'origine est légèrenient suspecte ; ce sont en partie de véritables volumes du « Trésor des Chartes » de France, qui ^^e trouvaient autrefois au château de Moatanel en Avranchin (cf. Documents historiques inédits, I (1841), p. 349); ils ont servi grantlement aux travaux de l'abbé Desroches, Histoire du Mont-Saint-Michel et de l'ancien diocèse d'Avranches (Caen, 1838, 2 vol. in-8''), et Annales civiles, militaires

IXDHE-ET-LOIRË 529

et généalogiques du pays d'Avranc/tes (Caen, 1856, 1 vol. in-4°) ; et 1 on y trouve l'original du Registre des dons et confiscations dans le duché de Normandie, publié sous le pseudonyme de Gh. Vautier.

Les archives de la Faculté de Droit de Rennes sont connues et appréciées depuis qu'elles ont servi aux travaux de MM. Em. Chénon, Les anciennes facultés des droits de Rennes (Rennes, 1890, in^8°), et Marcel Fournier, dans Nouvelle revue historique du droit français et étranger, 1890, p. 299.

INDRE

Au greffe du tribunal civil de Châteauroux sont restées des archives intéressantes pour l'histoire révolutionnaire (cf. Revue de la Révolution, juillet 1885, pp. 16-18). On y remarque aussi un précieux inventaire des titres du château d'Argy, rédigé au xvi" siècle.

Les chdtcau.r qui renferment des chartriers intéi'essants sont ceux de Château-Guillaume, àLignac, où se trouvent des documents relatifs à tous les seigneurs qui en furent propriétaires depuis le xiv^ siècle , les La TrémoïUe , les Gouffier de Boisy, les Chabot, les Le Veneur de Tillières , les de Riffault, les de La Faire; — de L'Isle-Savary, avec une grande quantité de titres historiques originaux; — de Thizay (M. des Méloizes), oii sont conservées les archives de la famille d'Orsanne, depuis le xv'' siècle; — de Valençay, peu riche ; — de Greuil famille du Pin) ; — de La Barre, à Giron (c^^ de Bondy) ; — de Sainte-Sévére (m'^ de Villaines), avec un fonds considérable de chartes et de documents qui ont fourni à ^L Em. Ghénon la matière de son volume : Histoire de Sainte-Sévère en Berri (Paris, 1889, in-8'') ; — de Chabenet, avec un chartrier abondant à partir du xv^ siècle ; — de Nohant, possédant des aveux et dénombrements depuis le milieu du xvi*^ siècle ; — d'Arthon, avec quatre liasses de titres remontant au xiv" siècle; — de Rivière, à La Trimouille, oii se trouvent les archives de la famille de Ghàteaubodeau; — de Gargilesse, où Ion remarque un beau terrier du XVI*' siècle ; — de Méobecq i M'"*" Lembert), où se trouvent de précieux documents (le plus ancien du xi^ siècle, orig ) relatifs à l'abbaye dudit lieu.

INDRE-ET-LOIRE

Parmi les fabriques qui ont conservé des papiers anciens, nous connaissons celle de l'église de Bueil, dont les archives remontent

Archiifcs de l Instoirc de Franee. 34

au xv^ siècle (cf. Bulletin du Comité de la langue, IV, 1857, pp. 254- 263), et celle de l'église de Preuilly, dont les archives ont été fréquemment utilisées par C. Audigé et C. Moisand, Histoire de la ville et du canton de Preuilly (Tours, 1846, 1 vol. in-8").

Quelques châteaux de Touraine ont encore de superbes chartriers ; en première ligne, Chenonceaux, dont les archives jadis découvertes dans les greniers par l'abbé C. Chevalier, présentent un intérêt capital pour l'histoire du xvi'^ siècle, et ont fourni la matière de ses publications : Arcliivcs royales de C/ienonceau. Comptes des receptes et dépenses faites en la chastcllenic de Clienonceau par Diane de Poitiers, duc/iesse de Valentinois. Lettres et devis de Philibert de V Orme et autres pièces relatives à la construction de Chenonceau. Pièces historiques relatives à la chastellenie de Chenonceau sous Louis XII, François I" et Henri II, Diane de Poitiers et Catherine de Médicis (Paris, 1864, 3 vol. in-8''i ; — Dehtes et créanciers de la royne mère Catherine de Médicis (Paris, 1862, 1 vol. in-8°) ; — Diane de Poitiers au Conseil du roi ; épisode de V histoire de Chenonceau sous François P^ et Henri II (Paris, 1865, 1 vol. in-8°); — Histoire de Chenonceau, ses artistes, ses fêtes, ses vicissitudes (Lyon, 1868, 1 vol. in-8''; — et de celle du prince Aug. Galitzin : Inventaire des meubles, bijoux et livres estant à Chenonceau le huit janvier MDCIII (Paris, 1856, in-8''). — A Azay-le-Rideau (m'^ de Biencourt) se trouvent réunis, avec les titres d'intérêt local en grand nombre , les documents de Guyon Le Roy, seigneur du Chillou, premier capitaine de la ville du Havre en 1523, et publiés par St. de Merval, Documents relatifs à la fondation du Havre, Rouen, 1875, 1 vol. in-8" Soc. de l'hisl. de Normaudiei. — On peut citer encore les châteaux de Beaumont-la-Ronce (m'^ de Beaumont), avec des terriers et les litres de fainilb» de la maison de la Bonninière de Beaumont depuis 1348; — de Chàtigny, à Fondelles ic'<' G. de Beaumont), renfermant des archives variées depuis le xvi® siècle, tant sur les environs immédiats que sur les paroisses de Saint-Michelde-Ghava ignés et de Lavaré au Maine, sur Péronne et Roisel en Picardie, Gambrai et le Gandn-ésis (chartes, recueil d'é[)ilaphes, notes de Le Mei"chier île Gonnclieu, cchevin de Gaml)rai au xviii" siècle ; — <lii Coudray-Montpensier, à Seuilly (m'* deLaMotte- Jîaracé), avec une collecliDn Ir^s considérable de titres concernant les seigneuries cl liefs du Loudunais lourangeau, à partir de 12i)2, classée par l'abbé C. Chevalier; — de Chavigny, à Lerné, dont les

ISÈBE 531

anciens titres ont été soigneusement explorés par le propriétaire lui-même, "SI. le m'^ de Chavigny-Lerné ; — de Marçay (M. G. d'Es- |)inay), dont les papiers remontent à 1405; — d'Ussé (c^^ de Blacas), qui appartient aux La Roche Jaquelin ; — do Montrésor (c^^Branicki) ; — des Arpentis, à Saint-Règle (m'** de Bridieu) ; — de La Guériniére, à Damemarie (v*« de Maupas).

Les notaires de la ville de Tours ont conservé des minutes très remarquables depuis le commencement du xv° siècle, qui ont déjà fourni aux érudits de la région des résultats curieux au point de vue de 1 art, notamment à M. Ch. de Grandmaison, Documents inédits sur les arts en Touraine, Tours, 1870, in-8° ; et au D"" Giraudet, Les artistes tourangeaux, Tours, 1885, in-S". — Il existe un Tableau des notaires de l'arrondissement de Tours en exercice au i'^^ jani'ier 1863, avec l'indication de leurs prédécesseurs et des minutes dont ils sont dépositaires (Tours, 1863, in-4°).

h'évéc/ié do Grenoble est rentré en possession, dans la pi-emière partie de ce siècle, de documents anciens qui avaient été réunis, à 1 époque révolutionnaire, aux archives du département. On y remarque des procès-verbaux de visites diocésaines depuis le xvi" siècle, les titres de différentes cures et des registres d'insinuations ecclésiastiques. M. l'abbé U. Chevalier y a puisé la matièi'e de plusieurs travaux.

Les clidteaux qui possèdent des archives dans ce département sont assez nombreux. Nous citerons : Beauvoir, chartes nombreuses de la famille de Rogneins ; — Bienassis, près Ville- Moirieu (famille Guichard de Bienassis) ; — Bonnefamille, archives des familles de Murât et de Moudière ; — Le Bouchet, documents anciens (cf. Bulletin d'histoire ecclésiastique du diocèse de Valence, X, 1890, pp. 49-58); — La Côte-Saint-André, archives de la famille de Dolomieu ; — Montgontier, près Gillouay (famille de Bocsozel) ; — Murinais, abondant charlrier intéressant les familles de JMurinais et de Bellecombe; — L'Artaudiére , près Saint- Bonnet-de-Cliavanrie, chartrier cousidérable de la famille de Marcieu ; — Saint-Cierge, près Saiul-Etienne de Saiul-Geoirs , titres de propriété depuis 1400, documents importants sur les familles de Ginestûus, de Brun et de Tallard d'IIostun, avec les papiers du

maréchal de Tallard ; — Sassenage, belles archives de la famille de Bérenger, remontant au xu"^ siècle, et papiers des Salvaing de Boissieu ; — Tencin (famille de Monteynard) ; — Le Touvet, autre chartrier considérable des Marcieu à partir du xîii'' siècle ; — Driage familles de Gautheron et de Saint-Ferriol) ; — Terrebasse, près Ville-sous-Anjou (M. Alf. de Terrebasse), très importante et ancienne collection de documents liistoriques et féodaux pour tout le moyen âge; — à Virieu-sur-Bourbre i^c"' de Saint-Ferriol).

Il existe à Grenoble une chambre des notaires oii ont été déposées les minutes des études disparues de l'arrondissement; cette collection a été utilisée déjà par M. Edm. Maignien, pour ses Artistes grenoblois (Grenoble, 1888, 1 vol. in-S"); cf. Bulletin du Comité des travaux historiques, histoire et philologie, 1891, pp. 84-85. — Pour ces minutes, aussi bien que pour les protocoles demeurés la propriété des notaires en exercice, on sera fixé sur la richesse de chaque dépôt en recourant au travail de M. Panchon, notaire, intitulé : Répertoire des notaires de l'arrondissement de Grenoble par canton et par rang d'ancienneté, en exercice au 1" mai 1888, avec indication de leurs prédécesseurs et des minutes dont ils sont dépositaires, suivi de l'état alphabétique des anciennes minutes déposées à la Chambre des notaires, et des anciennes minutes des notaires de l'arrondissement de Grenoble déposées aux archives départementales de V Isère (Grenoble, 1888, in-fol. de 44 pp.".

Au couvent de La Grande-Chartreuse se trouvent réunies les archives générales de l'ordre des Chartreux, bien classées, remontant au moins au xiv^ siècle, et déjà utilisées dans les publications de Dom ^I. L. Le Vasseur : Ephcmeridcs ordinis Carlusicnsis, vol. l-ll, Neuville-^ous-Monlreuil, 1890-1, 2 vol. in-4», et de labbé F. -A. Lefeljvre, Histoire de la chartreuse de Notre-Dame-des-Prés à Montreuil, Xeuville-sous-Monlreuil, 1889, in-8".

LANDES

A l'évêché d'Aire-sur-l'Adour existent des papiers peu importants (un livre rouge et quelques procès-verbaux do visites de Mgr de Gaujac).

Les chartriers privés les plus inlércssants de ce dcparlfuient sont au château de Harbaud-Bourdalat (M. le c'" de Ma«piillé), à Villeneuve-de-Marsan (M. G. \'erilicr,, et suriuul au château de

LOIRE 533

Poyanne M. deBellaing). Ces dernières archives, d'un grand intérêt pour l'histoire générale de la région, sont très importantes pour l'histoire de la famille de Béthune-Charost : on a un « inventaire secret des titres et papiers de la maison de Poyanne », inv. ms. rédigé vers 1750 ; et les érudils ont déjà profité de cette riche mine d'inédit, notamment l'abbé de Garsalade du Pont, Documents inédits sur la Fronde en Gascogne, Auch, 1883, in-8° (fasc. I des Archives historiques de Gascogne) ; l'abbé Legé, Les Castelnau- Tursan, Aire, 1887, 2 vol. in-8°; et l'abbé Cazauran, Monguilhem et Toujouse, Paris, 1891, 1 vol. in-8°.

LOIRE

Parmi les fabricjues ayant conservé des titres anciens, nous ne connaissons que Saint-Bonnet-le-Château (cf. Revue du Lyonnais, 4« série, VII, 1879, pp. 30-40).

Beaucoup de châteaux du Forez possèdent d'anciennes archives. Les plus riches dépôts sont, à coup sûr, ceux de Châteaumorand, à Saint-Martin-d'Estreaux, contenant les papiers de la famille de Châtelus ou de Châteaumorand, à partir du xiii^ siècle, en partie explorés par l'abbé Reure, qui a publié une notice sur Châteaumorand et ses seigneurs [Roannais illustre, 3'^ série, 1887, p. 8);

— de Feugerolles 'c*'' de Charpin-Feugerolles), entre d'excellentes mains cpii ont facilité la publication d'un utile recueil : Archives du château de Feugerolles, par MM. Testenoire-Lafayette et Vincent Durand (Saint-Etienne, 1882, in-8''\ et qui les exploitent ellesmêmes ; — et de Saint-Marcel-de-Félines (b°" Piston), où se conservent les titres de la seigneurie de Saint-Marcel et des familles de Marcilly et de Talaru-Chalmazel. — En dehors de ces fonds, il faut mentionner encore les chartriers de Boën (M. de Chabert), contenant une partie des archives de Couzan, des documents sur la Ligue, et les papiers des familles de Rivoire et du Peyrat; — de Saint-Vincent, près Le Coteau (M. du Sauzey), dépôt considérable où sont réunies les archives du château de Chalain d'Uzore, l'autre partie des archives de Couzan, et des papiers des Lévis, Lévis- Lurieu, Luzy de Pélissac, Marcoz, etc.; — de Sugny, à Nervieux (famille Boyer de Sugny) ; — de L'Espinasse, dont les titres de la seigneurie de Saint-Germain-L'Espinasse remontent au xvi® siècle;

— de Montverdun (M. de Saint-Pulgent), dont quelques extraits ont

534 ARCHIVES DIVEnSES

paru fh'jà dans \c BuUciiii delà Diana, V (1890), pp. 250-264; — de Beauvoir, à Arthun (c'^ de Courtin de Neufbourg), où sont conservés les intéressants papiers, en partie militaires, des familles d'Allard, de Pastural, du Tonchy, de Courtin et de Fontrières ; — du Palais, près Feurs (C^ de Poncins), avec les titres voisins du Palais, de la Salle, de Poncins, et de leurs propriétaires; — de Cornillon, à Saint-Paul-de-Cornillon, où est conservé un cartulaire de labbaye du lieu ; — de Marcilly-Le-Pavé (M. de Marcilly^, avec des pièces relatives au prieuré de Marcilly; — de Vauchette fm'^ de Sasselange), où se trouve également un fonds intéressant. — M. le V'« de Meaux, à Montbrison, a en sa possession les papiers de la famille d'Urfé et de la seigneurie de Saint-Just-en-Chevalet ; — INIM. Larderet de Fontanès, à Châtel, près Cleppé; Le Conte, à La Curée, près Vivans ; du Cbevalai-d, à Vougy ; de Chabannes, à Sainte-Colombe-Laubépin ', ont aussi des archives locales, encore peu explorées.

On ne possède aucun moyen de rocherclies facile dans les études de notaires de la région; notons (juo des cxti'aits des protocoles, conservés en l'étude de Saint-Bonnet-le-Chàteau, ont été faits par L. P. Gras, pour les années 1564 à 1654; le ms. en est conservé à la bibliothèque de la Société La Diana, à Montbrison.

Les archives de cette société liistoricpie de Montbrison sont d'ailleurs particulièrement à signaler : M. El. Brassart s'est chargé d'en opérer le classement. Elles sont |)récieuses à consulter pour les familles et les événements du Forez, et se sont encore tout récemment augmentées des papiers de la maison Bonnefond de A'arinay, gracieusement abandonnés par M'""" Martin, de Tarare.

LOIRE (HAUTE

Le tribunal de commerce de Brioude a conservé tous ses papiers depuis sa fondation en 1702.

Les archives seigneuriales les plus importantes sont aux c/idtcaii.r de Maubourg, par Saiut-Maurice-de-Lignon ni'*"' de La Tour-Maubourg), où sont conservés des documents nond)reux sur la famille de Fay de La Tour-Maubourg cpii a fourni de nond^reux clievalicrs, capitaines et ambassadeurs depuis le xiii" siècle; — de La Coste, à

1. Cf. c'" de Saintc-Colonibc, Franfoi.i-Iirnoit de Sainte-Colombe, niart/riix rie Laubespin ; notes Itislori'fiics extraites des orr/iifcs de famille (Bar-le-Dno, IH.SSi

LOIR-ET-CHER

Pradclles (M. J. de Chaumeils), avec des documents sur le général Frévol de la Coste, pacificateur des Gévennes ta la fin du xviii* siècle ; — de Vaux, par Issingeaux (v'« de Vaux), où se trouvent des documents de famille importants, entre autres sur le conquérant de la Corse et le héros de la journée des Tuiles, en 1788, à Grenoble ; — dAllégre (M. Grellet de la Deyte), avec des titres sur la maison d'Allègre d'où est sorti le maréchal de ce nom ; — de La Bergoide, à Vergonghéon, appartenant à la famille d'Apchier (cf. Revue des Sociétés savantes, 6^ série, VI (1877), pp. 35 et 42); — de Bonneville, avec un chartrier utilisé dans la Généalogie de la maison Brunel de Bonneville (Lille, 1890, in-4») ; — de La Voûte-Chilhac (b^-^ de Romeufi, et de Langeac (^I. Gh. de Longevialle) qui sont dans la même famille depuis plusieurs siècles ; — de Chassaignes, par Paulhaguet (b°" de Groze), où sont conservés des documents intéressants pour l'histoire locale. — Au Puy même, M. Gh. Galemard de La Fayette et M. le baron de Vinols, anciens députés, possèdent sur leurs ancêtres des papiers et des correspondances de prix ; il en est de môme des Polignac ; et M™^ la baronne de Veyrac a des titres relatifs à la famille de Rochefort d'AUy, alliée aux La Rochefoucauld.

Il existe pour l'arrondissement de Brioude un tableau imprimé, très rare (s. I. n. d.), des titulaires de chaque étude de notaire, avec les dates extrêmes des minutiers possédés par chacun d'eux.

LOIR-ET-CHER

Il reste au greffe du tribunal civil de Vendôme une série de papiers judiciaires, qui n'ont pu être encore réintégrés au dépôt départemental ; ils présentent un médiocre intérêt et ne remontent guère ({u'au début du xviii*^ siècle.

L'administration des domaines, à Blois, a conservé jusqu'ici des papiers anciens, entre autres les litres de La Motte-Beuvron (xv®xviii*^ siècles).

Un beau fonds d'archives seigneuriales existe au château de Saint- Aignan (c'** de La Roche- Ay mon), où se trouvent la correspondance et les pièces émanant du duc de Beauvilliers, le gendre de Colbert, gouverneur du duc de Bourgogne. — Au château de Rilly, M. le m'^ de Ghauvclin a conservé ce qu'il n'a pas déposé aux archives de la Préfecture, après l'avoir inventorié avec soin (voy.

ci-dessus, p. 167; au château de Cheverny, M. Ilurault de Vibraye a quelques papiers dont l'importance n'est pas en rap|)ort avec le rôle joué par la famille qu'il représente. — Les autres chartriers privés ne paraissent intéressants qu'au point de vue local, mais quelques-uns sont assez riches ; nous citerons M. Archambault, à La Fleur-de-Lys, par Lassay (archives du château du Moulin) ; — M. de F'roberville, à La Pigeonniére, par Chailles ; — M. le c'^ de Cholet, à Beauregard, près Cellettes ; — M. le c'<= de Saint- Maixent, à Saint-Agil-au-Perche (cf. l'abbé Chambois, Une vendetta percheronne en 1011, Alençon, 1891, in-8®) ; — M. le c"^ d'Artigny, à Glatigny; — M. Hardy de Pierrebourg, à Herbault ; — M. le v'« de Beaucorps, à Saint-Denis; — M. de Moutlivault, à Montlivault ;

— M. le m'«de Lorges, à La Ferté-Saint-Cyr ; — M. de Salaberry, à Fossé; — M. de la Selle, à La Ferté-Beauliarnais; — 'SI. le m'* de Pérignv, à La Savonniére, près Archamps; — M. le m'* de Rochanibeau, à Rochambeau, par Thoré ; — M. G. de Pothuau, à Cormeray, par Chitenay ; — M. de Bizemont, à Villesavin, près Cour-cn- Sologne ; — M. le c'" de Villebresnie, à Rocheux, ])rès Fréteval ;

— jNI. le c"^d'IIardiraon, à Selles-sur-Cher ; — M. de Fougères, à Boissay ; — M. le c'" de Quatrebarbes, à Feings ; — M. le c"' de iMontlaur, à Diziers, par Suèvres ; — M. de Piédoire, à La Sourdiére, par Saint-Lubin-en-Vorgonnois ; — M. Dupont d'Aubcrville, aux Dioriéres, près Chauvigny ; — M. de Groy, à Moitteaux ; — M. de la Moraiidière, à Rougeon ; — et SI""' Frogé des Chesnes, à La Gendronniére, par Valaire.

Pour les archives des notaires, on pourra recourir à V Etat sommaire des minutes étant aux dépôts des notaires de l arrondissement de Vendôme au 1" Janvier 1819 (Vendôme, 1820, in-4°), remanié et complété sous ce titre : Etat sommaire des minutes étant aux dépôts des notaires de l'arrondissement de Vendôme au 1" septembre 1861 (Vendôme, s. d., in-4°j.

Sur les archives possédées par la Société arcliéolo<^iquc du ^ endômois, voir une note dans \di Revue des Sociétés savantes, k" série, X (18G0), p. 181.

Le département est entré en possession, virtuellenjent, des archives du greffe du tribunal civil de Nantes, oii se trouvent réunis les papiers provenant des juiidiciiuus seigneuriales et royales sup-

LOIUE-INFÉRIEURE 537

primées en 1790, et ceux des commissions militaires qui fonctionnèrent à Nantes pendant l'époque révolutionnaire ; mais ce dépôt d'archives occupe toujours un local spécial où les recherches sont faciles et les communications autorisées. Cf. Documents historiques inédits, I (1841), p. 308.

La chambre de commerce de Nantes possède d'intéressants documents historiques des xvii« et xviii'^ siècles; un Inv. ms. en a été commencé vers 1765-1770. Cf. Revue des études juives, XIX (1889), pp. 294-300.

L'administration de \di marine possède quelques archives, à Nantes (correspondance nombreuse depuis 1719 et documents sur l'amirauté à partir de 1712); — au Croisic (dépêches de 1785-1789); — et à Paimbœuf i dépôt très peu important depuis 1780).

A Nantes, il est resté un beau fonds d'archives anciennes à V éi'êché ; registres de correspondance et d'insinuations, procès-verbaux de visites diocésaines, nominations, etc., sont en bon ordre et forment une série de 80 vol. in-fol. dont la série presque ininterrompue commence en 1555, jusqu'à l'époque révolutionnaire. La partie révolutionnaire de ces archives a été explorée par l'abbé E. Grégoire.

La cure de Saint-Nazaire a un important dépôt local (voy. ci-dessus, p. 357); on trouve aussi à celle de Sainte-Marie de Pornic des liasses de fondations du xv^ siècle et les délibérations de 1732 à

Au château de Lesnerac, par Escoublac, il y a des documents fort anciens , notamment une pièce* française de 1272 (cf. Bulletin de la Société des antiquaires de France, XXXVII, 1876, p. 114). — Aux châteaux du Plessis-Tison, près Nantes, où M. de laTuUaye possède de nombreuses archives qui paraissent provenir du fonds de la Chambre des comptes de la Bretagne ; — de Saffré, de La Noë, près Vallet, et de Granville, au Port-Saint-Père (c'<= de Rocheforl), les documents, ])our être moins anciens, n'en sont pas moins très précieux au point de vue historique et mériteraient d'être étudiés de près. — Sur les archives du château de Kerfur (m'* de Sécillon), cf. Rei'ue historique de l'Ouest, documents, 1887, p. 8; — sur celles de La Bigotaye-en-Avessac (c"^de rEstourbeillon),où se trouvent des documents pour servir à l'histoire des anciens seigneurs de La Garnache en Vendée, cf. même Revue, 1885, pp. 18-.36.

La Chambre des notaires, à Nantes, possède un dépôt de minutes

considérable et même sommairement inventorié ; mais l'accès en est des plus difficiles.

Le Cercle Louis XVI, à Nantes, est propriétaire de 9 vol. in-fol., en parchemin, qui forment la suite et le complément du Terrier rédigé en Bretagne, sous Louis XIV, pour rechercher les usurpations de titres : c'est un recueil précieux.

II est resté, au greffe du tribunal civil de Gien, quelques registres de jugements de l'élection, des minutes de bailliage, des enquêtes et procédures criminelles du xviii^ siècle, les registres du tribunal du district, et les registres d'état civil des protestants de Gien, pour les années 1570-1581 et 1608-1675, et de ceux de Châtillon-sur- Loire, pour les années 1668-1684.

L'inspection des forêts, à Lorris, possède quelques archives dej)uis le xvi^ siècle ; cf. Annales de la Soc. Iiistorique et archéologique du Gdtinais, IX (1885), pp. 5 et suiv.

L'administration des canaux du Loing et de Briare, à Montargis, a également conservé une intéressante collection de documents historiques dont M. Lèbe-Gigun a commencé à tirer parti dans sa notice : Cosnier et les origines du canal de Briare (Paris, 1889, in-8'>).

Les fabriques des églises de Saint-Paul d'Orléans (depuis le xv^ siècle ; cf. Bulletin du Comité des travaux historiques, 1882, pp. 109-128', de Coulions oi-igiiiaux nombreux depuis le xiv' siècle), de Foucherolles cl de Villemoutiers possèdent des titres d'un intérêt naturellement très local.

Il y a des chartriers privés assez curieux aux châteaux de Châteaurenard (M"'' de ^laleyssie), avec des documents relatifs aux familles de Goligny et d'Orange-Nassau qui en furent autrefois propriétaires; — de Chamerolles (c'= de Brossard , — do Claireau, à Sully-la-Ghaj)elle ini'* de Gourcy), — de Bas-les-Armes, par Fayaux-Loges (m'^ de Garbonnel) ; — de Chevilly, avec les papiers de M. de Cy|)ierre, intendant de l'Orléanais (cf. de Torquat, dans les Mémoires de la Soc. archéologique de l'Orléanais, XI, pp. 351- 377); — de Malesherbes, oii se ti'ouve encore une partie des papiers de Lamoignoii, aujourd'hui si ilispersés ; — du Bignon-Mirabeau (M. O'Gonnor), de Treilles (M™" Forestier de Périgny) et de Cour-

LOinET 539

tempierre (M'"" Whctnall), dont les archives sont intéressantes au point (Je vue local (cf. Courtempierre, Fontainebleau, 1888, in-8'', et Dorn Morin, Histoire du Gastinois, nouv. éd°", tome III, (Pithiviers, 1888, in-V'l; — de Bonhôtel, par Ligny-le-Rihault (M. Dupré de Sairil-Maur); — de La Porte-Martel (m'" de Martel;, qui remonte au XIII® siècle ; — de Saint-Brisson (m'» Séguier de Saint-Brisson), avec des papiers de famille intéressants pour le xvii® siècle. — A Orléans même, on cite des archives privées ^ qui ont donné lieu à des pul)licati(jns spéciales, intitulées : Archives de la famille Maiifras du Cliatelier, par A. Maufras du Chatelier (Orléans, 1881, in-8°; ; — et Histoire généalogique de la famille Colas des Francs, par M. Colas de la Noue (Orléans, 1883, in-4'>).

Les notaires dOriéans possèdent d'injporlantes minutes qui icmontent au xiv'= siècle en originaux, au xn® en copies ; el dans qiH'hjues villes du département, Beaugency^, Montargis, Pithiviers et Ferriéres notamment, il y a des dépôts moins anciens, mais très |)récieux. Pour les études d'Orléans, qui ont été jusqu'ici visitées de préférence, cf. l'abbé Rocher, Notice historique sur la maladrerie des Chdtelliers (Orléans, 1866, in-8°) ; L. Jarry, Les drhids de l" imprimerie à Orléans (Orléans, 1884, in-12) ; et Bulletin du Comité des travaux historiques, histoire et philologie, 1885, p. 36.

La Société d'agriculture, sciences et belles-lettres d'Orléans a des archives propres, et quelques documents à elle étrangers, dont elle a hérité, entre autres un registre du collège de médecine d'Orléans, pour l'année 1745 fcf. Bulletin de la Société, 1887, p. 85).

Parmi les archives qui sont la propriété de la Société archéologique de l'Orléanais, il faut citer les documents (dep. le xv® siècle) provenant du château de Vaux près Combleux (cf. Bulletin de la Société, IX, pp. 396-399], quelques titres et registres relatifs à l'ancienne Université d'Orléans, un censier de Saint-IIilaire Saint- Mesmin d'Orléans (de 1485], une copie en 20 vol. in-4" des généalogies orléanaises du chanoine Hubert, et un certain nombre de pièces originales, des xin® et xiv* siècles, relatives au diocèse de Soissons et à ral>baye de Saint-Jean-des- Vignes de cette ville.

1. Une mention particulière est due à la collection formée à Orléans, place de 1 Etape, par MM. Jarry, qui se sont constitué, par des acquisitions réitérées (et dès 1830, à la vente de la collection Joursanvault), une très belle collection de titres historiques relatifs à l'Orléanais.

2. Cf. aux Archives nationales sous la cote R* 4.59*-i65*, 7 vol. in-i" d'extraits des minutes des notaires de Ijeaujfency (1397-1767).

LOT

Chez MM. Eiig. et Ch. de Braquilange, à Figeac, il existe un chartriex' intéressant (cf. Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, 1891, pp. 149 et suiv.); — de même au château voisin de Lintilhac 'cf. Bulletin du Comiié des travaux historiques, histoire et philologie, 1885, p. 23). — M. le m'^ de Turenne, à Aynac, possède les riches archives de la baronnie de Graniat, du marquisat d'Aynac et du château d'Assier.

LOT-ET-GARONNE

h'éi'éc/ié d'Agen a des litres historiques depuis le xiv^ siècle, assez bien classés, mais encore peu utilisés ; ce sont, comme dans tous les dépôts de ce genre, des procès-verbaux de visite, d'ordination et d'insinuation auxquels il faut joindre quelques documents relatifs à la juridiction de l'évêque sur les paroisses et quelques établissements religieux, et à ses rapports avec le pouvoir royal et ses représentants.

Il y a des archives de famille chez M. Daurée de Prades et chez M. de Laville-Montbason. — Au château de Cauzac se trouvent des documents déjà étudiés par M. Ph. Tamizey de Larroque : Les \fieux papiers du château de Cauzac 11592-1627), documents inédits (Agen, 1883, in-8°).

LOZÈRE

Au château de Vielvic, près Villefort (c'" de Narbonne-Lara), collection importante de titres anciens. — Chez M. le c'*" Dupont de Ligonnès se trouvent les archives de la famille de Sales et de la seigneurie dEstaliles de Randon à partir de 1553 ; — chez M. le c'« de Châteauneuf-Randon, beau chartrier (cf. Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 4" série, I, p|). 309-321).

Chez le notaire de Villefort, on remarque un cartulaire <le la seigneurie de Mii'andol (xvi'' siècle) des documents sur la juridiction des barons de Randon et des titres divers à partir du xni" siècle; voir une notice de rai)bé Bosse dans le Bulletin de la Société d'agriculture, etc., de Mende, XIV (1863), pp. 72, 168 et 311-323. — A Chirac, le minulier ne remonte pas moins haut [idem, pp. 178-183).

MAIXE-ET-LOIRE 541

MAINE-ET-LOIRE

Au greffe de la Cour d'appel d'Angers sont restés d'importants documents de la période révolutionnaire, notamment les papiers de la Commission militaire, utilisés en partie par M. C. Bourcier, La Terreur en Anjou, Angers, 1869, in-S". Au greffe du tribunal civil on conserve entre autres registres d'état civil, celui des protestants de Sorges (comprenant la ville d'Angers) ; — à celui de Baugé et à celui de Saumur, on trouve également les registres de l'ancien état civil protestant.

Le tribunal de commerce d'Angers n'a versé qu'une partie de son fonds ancien aux archives départementales.

Les archives actuelles de Vévéché d'Angers ne consistent guère qu'en pièces données ou acquises à une époque assez récente ; ce sont des fondations et inventaires relatifs aux anciennes paroisses de la ville d'Angers, des titres concernant la maison de refuge ou communauté de la Providence, et les archives des fabriques de La Chapelle-du-Genêt, la Jubaudière, Soulaines, Soulaire, etc. (quelques-uns de ces documents ont été déjà utilisés par M. l'abbé Gh. Urseau, La confrérie des prêtres d'Angers, dans la Revue de r Anjou, 1891).

Parmi les fabriques qui ont conservé jusqu'à ce jour leurs anciennes archives, on peut citer Candè, où se trouve le journal de ^'aluche, publié par la Revue de l'Aujou en 1870; — Marcé, où Mgr X. Barbier de Montault a trouvé des comptes remontant à 1407 (cf. Mémoires de la Société nat. cV agriculture, sciences et arts d'Angers, XVII, 1874, p. 48); — La Membrolle (actes paroissiaux depuis le xv" siècle); — Les Cerqueux de-Maulévrier et Mûrs (belles séries de comptes); — Saint-Macaire-en-Mauges, Saint-Martin de Beaupréau, Villevêque et autres d'où M. l'abbé Urseau a tiré divers renseignements pour son histoire de L' instruction primaire avant 1189 dans les paroisses du diocèse actuel d'Angers (x-Vngers, 1890, in-12). — Sur les archives de la cathédrale d'Angers, voir Revue des Sociétés savantes, k^ série, V (1867), pp. 516-526; — et sur celles de l'église Notre-Dame en la même ville, voir L. Rondeau, Histoire de la paroisse Saint-M'ichel-du-Tertre d'Angers, Angers, 1891, in-S".

Il y a d'assez nombreux châteaux en Anjou possédant des archives'. Chez M. le m'« de Durfort-Civrac, au château do Beau-

1. Les archives du château de La Lorie avaient été acquises de la famille d e

préau, beau dépôt contenant entre autres documents le carlulaire de la maison de Neuchàlel-Gomté, dont quelques extraits ont été publiés par M. J. Gauthier dans le Bulletin du Comité des travaux historiques, histoire et philologie, 1886, pp. 100-110. — Chez le c''= 0. de Beauinont, au château du Plessis-au-Maire, près Noyant, belle série de chartes originales, depuis le xiii*^ siècle, relatives aux familles angevines et tourangelles Le Prévost de Bonnezeaux, de Crochart, d'Argy et Guillon de Piochecotte ; — chez M. de Broc, au château de La Ville-au-Fourier et au château de Brissac, très belles archives de la famille de Gossé-Brissac, remontant au xii" siècle \ depuis longtenq^s signalées [Revue anglo-française, II, 183.5, p. 117 ; — chez M. Tréton du Mousseau, au château de Launay, près Villebernier, chartrier remontant au xiv* siècle ; — chez le c'^ de La Rochefoucauld, au château de La Potherie, près Gandé, très important dépôt commençant à la même époque ; — chez M. le b°" de Gandé, au château de Noyant, nombreux aveux et dénombrements de l'ancienne baronnie de Gandé. — On [)eut mentionner encore, comme intéressants au point de vue local, les chartriers des châteaux de Chavigné, à Brion (M. S. Pocquet de Livonnière!; du Châtelet près Fontaine-Milon ; de Brezé (cf. Répertoire archéologique de l'Anjou, 1863, pp. 65 et 235) ; de La Frapiniére en Gossé (M. de Tervesj ; de Soucelles, appartenant au duc i\v La Rochefoucauld (archives de la baronnie de Briolay, comprenant une centaine de liasses et de registres depuis le xiii*^ siècle) ; de La Possonniére; de Vallières ; du Verger près Seiches; de La Beuvriére, à Grez-Xeuville ; de Lavoir, à Neuvy chartrier dv. rEtaiig-de-Gennes ; de Pimpéan, à Giésillé ; des Haies-de-Brion, de La Saulaie de Freigné (M. de l'Esperonnière), utilisées jjar Gh. Gourlaux, Histoire généalogique de la maison de l'Esperonnière (Paris, 1889, in-S" ; de Bourmont près Frcigné (documents sur la Ghouannerie) , et du Plessis-Villoutreys, à Ghaudron (m'^ F. tle N^illoulreysl. — Nous ne menlionuerons (jue pour mémoire les vieilles archives du château de Serrant, appartenantà M. le duc de la Trémoille et réunies aujouid Imi

l-"itz-Jaiiics jnir fou M. .\ndrc .loubcrt, (jiii fii a tir»' parli piitw son livro : Les Ciinslantin, seigneurs de Varcimes et de la Lorie, Paris, 1890, iu-S".

Lo chartrier do la seigneurie de Port-Joulaiii se trouve aujoiinrinii chez M. Max. Riciiard, à .Viigers.

l. Ce chartrier a clé rendu par les Archives départementales sous la Restauration,

au fonds du chartrier de Thouars ; alors qu'elles en étaient encore distinctes, elles ont servi à diverses publications, notamment de M.- P. Marchegay, dans la Bibliothèque de V Ecole des Chartes, 4^ série, IV, p[). 74-96; le Bulletin de la Société du protestantisme français, IV, p. 106; VI, p. 191 ; VIII, pp. 136 et 511 ; X, pp. 258 et 356; et à part : Cartulaire des sires de Bai/s (Paris, 1857, in-8'''i, et Chartes angei'ines en langue vulgaire de 1258 à 1275, notices et documents historiques (Angers, 1857, 1 vol. in-S"). — A Angers, la famille d'Andigné a un fonds d'archives personnelles considérable ; à Pontron, près Le Louroux-Béconnais, se trouvent 21 vol. in-fol. de |)ièces relatives à l'ancienne abbaye, avec plans, et un répertoire en 3 vol. ; — à Cunaud, M. Dupuis-Charlemagne possède le fonds de l'ancien prieuré, composé d'originaux en 39 vol. in-fol., fort précieux (le plus ancien est un acte de Louis le Débonnaire).

Une notice sommaire des notaires de la ville d'Angers et de l'étal de leurs minutiers anciens paraît chaque année dans V Annuaire de Maine-et-Loire ; et pour l'arrondissement de Baugé, on peut recourir au Tableau des offices de l'arrondissement de Baugé (Bauo-é, 1873, in-4°j. — Il existe dans l'étude de M" Senil, notaire à Longue, un grand nombre de pièces historiques sur Jarzé, et les chartriers d'Avoir et d'Etiau.

Les greffes des tribunaux civils de Coutances et de Valognes ont conservé leurs anciens papiers judiciaires, y compris les archives des juridictions seigneuriales y ressortissant (cf. R. P., 1884, p. 402) ; à Coutances, il existe en outre un lot considérable de papiers de l'époque révolutionnaire, étudiés et publiés en partie par M. Euo-. Sarot. La Chouannerie devant la juridiction répressive et en particulier devant la juridiction militaire de la Manche pendant la première Révolution, Coutances, 1877, in-8" ; — Les sociétés populaires et en particulier celles de Coutances pendant la première Révolution, Coutances, 1880, in-8''; — Des tribunaux répressifs ordinaires de la Manche en matière politique pendant la première Révolution, Coutances, 1881-1885, 4 vol. in-8°.

Les bureaux de l'administration des Domaines sont encore détenteurs d'un certain nombre de registres, plans et documents antérieurs à la Révolution, à Coutances, à Saint-Lô et à Valognes.

Le commissariat de la marine, à Cherbourg, ne possède en fait de

documentr^ anciens que deux registres de correspondance commençant en 1784.

Les archives diocésaines sont en presque totalité conservées à Ye\'éc/ié de Coutances ; elles remontent au xiii'= siècle, comprenant des cartulaires et des liasses entières de documents originaux qui présentent un véritable intérêt historique et paléographique ; il en existe un Ixv. ms. insuffisant, en double à la Bibliothèque nationale, mss. nouv. acq. françaises, n" 3796 bis. Cf. abbé Hersent, .\oticcs sur le livre noir du chapitre, le livre noir de l'évêché et le livre blanc de l'évêché de Coutances, dans les Mémoires de la Société académique du Cotentin, I (1875), pp. 198-206, et II (1877), pp. 212-216; — abbé Lecanu, Histoire des évéques de Coutances, Coutances, 1839, 1 vol. in-8''; —et abbé E.-A. Pigeon, Histoire de la cathédrale de Coutances, Coutances, 1875, 1 vol in-S".

A Coutances, Mortain et Valognes , les différentes fabriques des églises possèdent des papiers ne remontant guère au delà des premières années du xvii« siècle. — Sur celles des cures dAvranches et de FoUigny, très importantes depuis le xv^ siècle au moins i)<>ur Ihisloire de l'église et du diocèse d'Avranches, cf. Documents historiques inédits, I (1841), pp. 349-350.

Les châteaux du département les plus riches en archives sont à Liesville M. de Liesville) ; — à Fontenay (M. de Pontgibaud), chartrier très important; — à Sottevast M. de Chivré), titres de famille et papiers de la seigneurie de Soltevast depuis le xv« siècle; — à Chanteloup (M. de la Valeinerie], dont les pièces remontent au xiv« siècle; — Saint-Pierre-Église (c^^*'^ de Choiseul) ; — et Tocqueville, près Valognes, ou Ion conserve en partie' les très considérables archives de Laraoignon-Malesherbes, si inq)ortantes pour les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI (lettres de Louvois, de Va'Lban, de Letellier, etc.), avec des papiers provenant des Pithou, c'est-à-dire des traités, documents et actes divers du xvi" siècle, vraisemblablement retirés par eux « du Trésor des Ciiartes » du royaume où ces érudils puisaient pour leurs travaux. — Les héritiers du duc de Coigny ont conservé, après la vente du château, plus de 30000 pièces, lettres autographes et historiques des trois derniers siècles qui présentent le i)lus grand intérêt. — Le charlner de la maison de Matignon, à Marigny, est considérable mais abonde

1. Le reste est à Combomg (lUe-ct-Vilaine) ou ou .Mesnil, près M:.nl.s iSeineel-Oise).

en documents faux : cf. Gaillière, Histoire du maréchal de Matignon (Paris, 1661, in-fol.); — le Journal des savants de Normandie, I (1844) ; — et Fr. Michel , Extrait abrégé des vieux mémoriaux de Vahhaije de Saint- Auhin-des-B ois en Bretagne (Paris, 1853, in-18). — M. F. Dolbet, archiviste départemental, possède personnellement par héritage les plaids, gages, pièges et autres titres de la seigneurie de Gei'ville.

M. F. Dolbet a dressé, en 1884, un répertoire resté manuscrit, donnant l'état actuel des tabellionages et des minutes conservées dans chacune des études de notaires du département de la Manche.

Les archives du greffe d a palais de justice de Reims comprennent les fonds du présidial de Reims, du bailliage ducal et de l'officialité diocésaine. Les documents qui les composent forment une importante série où rien n'est antérieur au xvii^ siècle '.

Il ne reste au greffe de la chambre de commerce de Reims que quelques pièces peu intéressantes du xviii« siècle, le reste ayant été réuni aux archives municipales.

Parmi les chartriers de châteaux, on peut citer Baye, où se conservent des documents sur les familles de Châteauvillain, de Béthune et de Broyés, anciennement propriétaires, et sur l'abbaye voisine du Reclus; cf. b»" J. de Baye, Quelques documents historiques relatifs ci la baronnie de Baye, Paris, 1880, in-S" (extr. de la Revue de Champagneet de Brie] ; — Béthon(M. Le Brun de Neuville), et Montgenost (c'« de Vaubercey), avec des papiers dont ^L O. de Poli a tiré son étude sur Le château de Béthon et ses seigneurs, Paris, 1885, in-12 • — Audeville (cf. Bulletin du Comité des travaux historiques, histoire et I)hilologie, 1884, p. 99; — Brugny (c^^ de Clermont-Tonnerre), avec une belle collection de documents originaux, à partir du xiv« siècle, sur les familles de Sainl-Blaise, de Maudésir et de Maizières, et dont les papiers du xvm«^ siècle ont fourni la matière

1. Alors que les archives du greCfe du tribunal civil de Vitry-le-Francois étaient encore dans cette ville, elles avaient été utilisées dans diverses publications, entre autres par G. Hérelle : Louis XVH en Champagne [an Vl-an X d'après des documents orl-rinaux (Paris, 1878, in-12), et le m- de La Mothe La société à Vitry-le-François aux XVII" et XVIIl' siècles (Vitry, 1878, in-12) • ~ e Revue de Champagne et de Brie, VI (1879), pp. 89-100.

Archives de l'histoire de France. o-

d'un volume de Ed. de Barthélemv, Correspondance inédite du duc de Bourbon Paris, 188(3, in-8°), et d'un article du même, .sur le cardinal de Xoailles, dans le Bulletin du Bibliophile, 188(), passini ; cf. un état sommaire des jjIus anciens documents dans \' Histoire du château de Brugny, par Arm. Bourgeois iGhàlons, 1883, in-S") ; — Montmort, oii sont des archives des familles de Hangest , d'Aguerre, de Pleurs, en partie analysées par le b°" J. de Baye dans ses Notes sur le château de Montmort, Arcis-sur-Aube, 1884, in-8° (extr. de la Revue de Champagne et de Brie) ; — Somsois f papiers de la famille Du Gretz, xvii^ siècle); — Congy Ii"" Cliauliry), dont on trouvera quelques analyses dans la Revue de Champagne et de Brie, XI, pp. 202-206; — et le chartrier du m'® de Bouthillier-Chavigny, à La Charmoye, doii M. le c''^ de Mellet a extrait jadis d'intéressantes correspondances, de Richelieu et autres grands personnages du xvil^ siècle, dans la Revue des Sociétés savantes, 6'^ série, V (1877), pj). 3 et 18.3-190.

11 y a. à Reims et à Ghâlons-sur-Marne. dans les études de notaires, des minutes assez anciennes et conservées généralement avec soin. A Reims, oii elles commencent à la fin du xv*^ siècle, de nondjreux extraits en ont été faits par M. Duchénois, employé à la l)il)liolhèque de la ville, et sont conservés dans les cartons de ladite bibliothèque ; à Chàlons ^ (dep. 1550), des dépouillements considérables ont été entrepris par L. Grignon qui en a profilé jiour un certain nonjbre de ses plus récentes |)ublicalions (v. Annuaire de la Marne, [)assim\ et qui a laissé en mourant ses notes à la bil)linilirqne de la ville de Chrdons, où elles seront mises à la disposition (ki pul)lic.

MARNE (HAUTE

La fabrique de La Ferté-sur-Amance conserve un registre de confrérie qui remonte au xvii° siècle ; celle de Serqueux est riche en j)archemiiis anciens, placés dans un pilier de l'église

Au château d'Échenay, tili-es assez iinpoi-lants de la région et de la famille La ^'allée de Pimodan (cf. Revue de Champagne et de Brie, janvier 1891, p. 33 et ss.), qui remontent au xv'' siècle ; — au château du Pailly. nombreux actes et documents relatifs aux seigneuries du

1. M. Pélicicr, archiviste du départcinciil, a coniimiiiiqiié au Coiniti' des travaux historiques, on 188G, une note sur les « anciens registres des notaires à Chàlons-sur-Marne » ; ce travail, dont nous ignorons l'iniportaMcc et l'étendue, n'u pas été imprimé.

MAYENNE 547

Paillv et de Violot, et à la famille Moreau du Breuil de Saint- Geniiain, depuis la même é[)oqne ; — à Piépape, près Villegusien, archives importantes de la famille Philpin de Piépape ; — à Enfonvelle, papiers anciens de la famille franc-comtoise des Gigier de la Moite, qui eut des membres à l'armée pendant la guerre de Trente ans.

Pour les recherches chez les notaires, on pourra recourir à VÉtat des notaires anciens et en exercice dans l'arrondissement de Chauinont, indiquant les mi/mfes déposées dans chaque office, Chaumont, [1876J, in-12 ; et au Tableau général des minutes des notaires de Varrondisscment de Langres, Langres, [1850], in-4°.

Le couvent des Dominicaines, à Langres, possède quelques registres relatifs à son histoire, connus du R. P. Emm. Bayonne, Le monastère des Dominicaines de Langres, Langres, 1881, 2 vol. in-8°.

MAYENNE

L'administration des domaines . à Laval, est encore en possession de registres d'insinuation commençant en 1707.

De nombreuses cures ont conservé leurs propres archives depuis une époque assez reculée, dans ce département. Ce sont Ahuillé, Ambriéres xv*" s.), Brécé (fondations depuis le xv'^ s.), Brée (registres de confrérie, xvi^s.j, Changé, Chàtillon-sur-Colmont (xvi^ s.), Colombiers [lettres patentes d'érection du collège, xvm^ s.), Gommer, Épineux-le-Seguin comptes de fabrique dep. le xv'= s.), Évron, Fougerolles, Gorron ifondaiions du xvi" s.), Javron, Jublains, Laval la Trinité, avec inv. ms. du xyiii*^ s. par Jardrin), La Bazouge de Chemeré idocuuients des xiv'^-xv'^ s.. iuq>orlants pour Ihistoire des guerres de religion), La Chapelle-Rainsoin (riches dep. le xv^ s.), La Dorée, Le Bignon (actes de 1253 et du xv^ siècle, documents sur la famille de Simon Ilayeneuve), Le Pas, La Poôté fonds considérable), Martigné (comptes et fondations du xvi^ s.^, Mayenne (Notre-Dame, riche dépT)! depuis le xv'^ s. . Ménil, Prez-en-Pail, Saint- Aubin-du- Désert, Saint-Berthevin-la-Tanniére ^xv"" s. , Saint-Cyr-en-Pail. Saint- Calais-du-Désert, Saint-Laurent-des-Mortiers. Sainte-Suzanne (dépi'it considérable et curieux depuis le xv*" s.), Vautortes, Villaines-la- Juhel 'série ininterrompue de comptes de fabrique dep. 14G0i, et Vimarcé xvi'= s.)

Un certain nombre de châteaux ont des charlriers curieux. Ce sont : Argentré (riches archives d'Hauterive, comprenant les titres de toutes les seigneuries du voisinage acquises au xviii'^ siècle par la

famille Bersel d'Hauterive) ; — Bailly (ai'chives de la terre de Souvré, dep. le xvi*^ s.] ; — Bois-de-Mayne, près Lassay (remontent au xiv^ s.) ; — Bouëre (archives du château de La Vaizouzière, en partie détruites jadis par le feu) ; — Bouessay (heau dépôt du Ghesnays, comprenant les titres de Ballée et Saint-Loup-du-Doigt) ; — Bourgan, à Montourtier (très riche collection des archives des seigneuries du pays de Jublains ; — Bréon, à Marigné-Peuton aveux des seigneurs de Daon) ; — Changé, près Laval; — Grez-en-Bouëre (quelques documents anciens à La Guenaudière) ; — Fresnay, à Bourgneuf-la-Forêt (titres concernant Daviel et Saint-Hilaire, remontant au xiv'" s.i; — Gresse, à La G.hapelle-Anthenaise (depuis le xiv'' s.) ; — La Haute- Roche-d'Azé (M'^^Lepec), avec des documents historiques utilisés par A. Joubert, Le marquisat de Chdteau-Gontier de IGSk à 1690, dans le Bulletin de la Commission liist. et arch. de la Mayenne, 1890); — La Sionniére (archives également vues par A. Joubert ; cf. son article « Ramefort de Genncs » dans la Revue liist. et arch. du Maine, \\\\, 1880, pp. 38-56); — Lassay (dépôt important depuis le xiv® s., a|)p. à M. le c*^^ de Beauchesnoi ; — La Rongére, à Saint-Sulpice (fonds précieux); — Les Chesnets (duchesse de Chevreuse), chartrier bien classé; — Les Rochéres, près Meslé (m'* de Viennay), avec les archives de la seigneurie de Saint-Brice près Sablé, depuis 1360; L'Isle-du-Gast, à Saint-Fraimbault-de-Prières (archives remontant au xiv^ s., avec ixv. ms. du xv!!*") ; — Luigné, à Goudray ; — Magnanne, à MéniP ; — Mezauger (château du Rocher); — Puy , à Saint-Martin-de-Connée ; — Saint- Amadour, près Selle-Craoïinaise; — Sainte-Gemme archives intéressantes); — Thévalle, ]))'ès Laval (cliarlrier concernant Ghemeré et Saulges, autographes du xvii*^ s., appartenant à la marquise de La Roche-Lambert;; — Torcé (chartrier depuis le xiv^ s.) ; — Vautorte, — et Vaugeois, près Marcillé (registres de remembrances à |)arlir du xv'' siècle). — En outre, M. Gh. Pointeau, curé d'Astillé, a entre les mains les belles collections du château de Goué près Fougerolles ; M"'« Moriceau, à Mayenne, conserve celles du château d'Ambriéres ; ci >L Leblanc, ancien député, à (Mayenne, celles du châlcau d'Averton, plus coiisidéraides que les précédentes.

Pour les notaires, on a un tableau intitulé : Département de la Mayenne; notaires de l'arrondissement de Mayenne (Le Mans, 1861), 10-8°). — Sur la concentration des ujinutes au palais de justice de

1. Une partie est en la possession de M. l'abbé Nuil, à Cbàleau-Gonlier.

Laval, cf. R. P., 1888, pp. 278-281. — Chez M« Barouille, à Château-Gontier, on trouve des documents du xiu" siècle, provenant de l'abbaye de La Roë ; chez M" Chevallier, à Saint-Denisd'Anjou, abondant dépôt remontant au xv^ siècle; chez M® Guérin, à Château-Gontier, titres relatifs à la Garaudière (Mayenne) et à La Jaille-Gron (Maine-et-Loire) .

La Cour cl appel do Nancy a consei'vé jusqu'à ce jour toutes les archives de l'ancienne cour souveraine ou Parlement de Lorraine et des anciens bailliages, magnifique collection de documents historiques, procédures, nominations aux offices, etc., qui est insuffisamment classée et assez peu abordable ; on pourra jusqu'à nouvel ordre, pour en connaître l'importance, se référer à un court travail de H. Lepage, qui avait été admis à y jeter un coup d'œil rapide, dans le Journal de la Société d'archéologie lorraine, 1862, pp. 261- 279. Il y a là un beau fonds inexploré, dont le dépouillement et l'inventaire rendraient d'immenses services : les titres les plus anciens sont du xv*^ siècle.

Les archives de?, greffes des tribunaux civils sont restées jusqu'ici à Briey, à Lunéville et à Toul ; rien n'y est antérieur au xvii^ siècle. Quant à Nancy, le tribunal civil ne possède, outre les doubles des registres d'état civil à partir de 1763, cjue deux registres plus anciens et assez curieux, sur lesquels H. Lepage a appelé l'attention dans le Journal de la Société d'archéologie lorraine, 1880, pp. 112-129.

Au tribunal de commerce de Nancy se trouve également une assez intéressante collection de documents historiques, registres de jugements, de délibérations, des causes de la justice des consuls de Lorraine, à partir de 1630 environ; procurations, scellés et inventaires de biens de marchands faillis, depuis 1628 ; états de créances, sentences et arrêts depuis 1750 : le tout dans le plus grand désordre.

La maison d'arrêt, à Nancy, est en possession dune série de registres d'écrou qui commence en 1680; M. D. Germain en a récemment tiré un curieux travail intitulé : Ecrous et élargissements ; documents inédits sur l'histoire de la Lorraine et sa législatio/i (Nancy, 1890, in-8°; extr. des Mémoires de la Soc. cVarchéol. lorraine \.

La fabrique de Saint-Epvre, à Nancy, celle de Cons-la-Grandville possèdent quelques papiers des deux derniers siècles; celle de Trondes a des documents un peu plus anciens, qui ont servi à la pré-

paratioii (11111 travail sur les petites écoles du lieu, que doit prochainement faire paraître l'ancien curé de la localité.

Les chartriers privés les plus importants existent aux châteaux de Richardménil près Nancy (m'® de Ludrei, avec un beau fonds remontant au xni^ siècle ; — de Ludre c^^ de Ludre) ; — de Manonville près Domèvre (M. d'Hamonville:, où se trouvent des documeals liistoriques et diplomatiques précieux })0ur le règne de Léopold de Lorraine; — de Cons-la-Grandville (m'* de Lambertye), où se conserve, entre autres pièces historiques du moyen âge, la charte originale d'L gny publiée par L. Germain : Chartes d'nffra/uhissrine/it iVUgiiy, de Tellancourt et de ViUers-la-Chcvre ; — de Gerbéviller {m'« de Gerbéviller) et d'Aulnois fc"' de Riocour . — La famille de Ligniville a aussi des archives importantes avec l.w. ms. rédigé par M. F. des Robert'.

La plus grande partie des minutes, j)rovenant des études de notaires supprimées dans tout l'ancien département de la Meurthe, a été réunie au greffe de la Cour d'appel de Nancy : superbe collection de plus de 4000 registres et liasses, qui remonte au xv" siècle (la plus ancienne liasse provient de Gondreville, 1445 ; Nancy ne commence qu'en 1490), et pour laquelle on a un répertoire ras. onomastique dressé par II. Lepage (au l)ureau des archives départementales), et une brochure du même : Les archives du notariat à Nancy (Nancy, 1859, in-8«).

Le Musée lorrain^ à Nancy, est dépositaire, sous la garde de la Société d'archéologie lorraine, d'archives qui ont été données à cette association scicntifi(pie ; on y remarcpie, depuis 1870, des chartes à partir du xii" siècle concernant Liverdun ^, où se trouvent des documents originaux émanés des évoques de Toul, des ducs de Lorraine et des rois de France (ces derniers modernes) ; des chartes

1. On doit signaler, ù la bibliothèque ])ubliqiie de Verdun, le don fait, eu 1888, des papiers constituant jadis le ebarti-ier du ehàteau de Maxéville-lès-Nancy ; ils comprennent notamment des lettres de Chevert, les archives du comte de (^hnbo, lieutenant général des armées du roi au xyiii" siècle, et de la famille de Lattier- Bayanne, où l'on remarque les mémoires inédits du cardinal de Laitier sur les premières années de ce siècle, utilisés par M. des Robert [Mcmoires tic l'Académie (le Stanislas, 1890). Sur cette donatic)u, voir plus de détails dans la Liste des dons faits par des particuliers à la bibliothèque de l'erdun pendant l'année 18SH, par l'abbé N. Frizon, bibliothécaire (Verdun, 1889, in-S"), pp. 7-9.

2. Elles ont été oflertes par .M. Dufresne, dont lu collection a élé vendue en partie, il y a quelques années, à Francfort-sur-le-Mein. Ladite collection comptait plus de 200 belles pièces provenant des dépôts publics de Metz et de Toul.

concernant Saulny près Metz (charte du xiii*^ s.) ; et depuis 1886, les archives des familles d'Esclaibes et de Rutant, provenant du château de Saulxures-lès-Nancy et offertes par la baronne de Joybert.

On conserve au greffe du tribunal civil de Saint-Mihiel de très importantes archives judiciaires, qui commencent au xiv*^ siècle; elles enrichiraient singulièrement les archives départementales auxquelles il n'est pas question du reste, |iour le moment, de les réunir; elles sont à peu près classées et munies d'un bon Inv. ms. (1855-1860), sans index, par Dumont (en double au dépôt de la Préfecture).

Pai'ini les cures qui ont conservé leurs archives, on cite Ville-sur- Cousance, dont le plus ancien titre est l'acte de consécration de l'église en 1326; cf. P. Dony, Monographie des sceaux de Verdun, évêques (Verdun, 1890, in-8°), p. 52 ; — et Réhon.

Trois beaux chartriers de famille existent dans le département; au château de Vaubecourt^, M. le m'^ de Nettancourt-Vaubecourt, et à Louppy-sur-Loison, M. le m>* d'Imécourt possèdent des documents remontant au xiv'' siècle, parmi lesquels diverses pièces historiques. — A Bar-le-Duc, chez M. de Widranges, très belles et complètes archives de famille commençant à 1349 et contenant d'intéressantes correspondances, aveux, etc., depuis le xvi'' siècle.

Il est impossible de ne pas signaler ici la très riche collection de pièces originales relatives à Verdun et au Verdunois que détient actuellement ^I"" M. Buvignier-Clouët, qui la héritée de son père Armand Buvignier et antérieurement de son oncle l'abbé Glouët (voy. plus haut, p. 195) ; on y trouye par exemple les cartulaires de Saint-Paul de Verdun iin-4", fin xiii" s.), de Saint-Vanne (in-fol., coj)ie xviM" s.), de Saint-Airy (in-fol., copie xviii" s.), le Mélinon ou traité de la juridiction des échevins de Verdun, composé en 1320 (in-4'*, copie xv^ s.), l'Histoire verdunoise au temps de Nicolas Psaume, par Mathieu Husson, et une partie des archives del'évéché et du chapitre de Verdun qui proviennent tant des greniers de la sous-préfecture, où elles étaient en 1830 totalement à l'abandon, que de collections privées (notannnent colle de Emmery). C'est princi-

1. Le ins. 5996 de la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, est un recueil de nièces provenant des archives de Vaubécourt (1490-1725).

paiement cette riche moisson de documents qui aura servi de point de départ à l'abbé Clouët, pour son Histoire de Verdun et du pays verdunois, Verdun, 1867-1870, 3 vol. in-8°, et à M"^ Buvignier- Clouët, pour son Chevert, lieutenant-général des armées du roi, Verdun, 1889, 1 vol. in-8°.

Les minutiers des notaires ne paraissent pas antérieurs au xvi^ siècle dans la région. Il existe un Etat sommaire des études de notaires de V arrondissement de Bar-le-Duc, dressé en 1850 (Bar-le- Duc, s. d., in-8'').

MORBIHAN

Les bureaux du génie militaire ont conservé à Vannes, à Lorient et au Palais Belle-Isle) des papiers ailciens, et surtout des plans d'un grand intérêt.

Les bureaux de la marine, à Lorient, renferment une série importante de documents qui remontent à 1666. Ils se composent des archives de la marine rojale et d'une partie de celles de la Compagnie des Indes. Dans ces deux fonds considérables, on trouve un vol. de décisions (1759-1778) ; 6 vol. d'ordres du roi (1691- 1787); 145 vol. de dépèches (1672-1789); un grand nombre de lettres diverses de France et des pays étrangers (1731-1783j, adressées à la Cour, aux ministres, à la Compagnie des Indes, à M. de la Vigne-Buisson, au bureau des armements, au bureau militaire; plus de 1200 registres de matricules et rôles d'équi|)ages (1719- 1792i ; de nombreuses liasses relatives aux comptoirs français dans l'Ile-de-France, aux successions dans l'Inde, aux décès dans l'Ilede France (1735-1790j; des documents sur les constructions navales (1746-1787), aux travaux hydrauliques (1666-1817 1, aux sul)sistances fl719-1766t, aux invalides (1720-1771 , et aux prises et naufrages (1746-1747).

h'éfécké de Vannes a conservé quelques registres de délibérations synodales et d'ordinations (1633-1793), d insinuatious ecclésiastiques (1585-1599), de provisions de bénéfices (1695-1791, de visite pastorale (1633), et environ 200 pièces conccrnaiU l'hisloire du diocèse dans les deux derniers siècles '

1. M. Gh. Esticnne, archiviste du dcpartemont, à qui nous devons cette communication, veut bien nous informer qu'autorisation lui a été accordée de faire figurer l'iiiv(.'iitaire du ces pièces avec celui de la série G des archives de la Préfecture.

MORBIHAN 553

Parmi les fabriques, celle de la cathédrale de Vannes doit être signalée comme renfermant quelques bulles, lettres patentes, documents relatifs aux confréries, le tout remontant au xiv" siècle, et un dossier concernant la canonisation de saint Vincent Ferrier.

Les châteaux ont en général leurs papiers ; quelques dépôts sont même particulièrement riches. Nous citerons ceux de Penhoét, près Josselin (v"^'' du Noday), où se trouvent réunies les archives (dep. lé xiv« s ) des familles de Trégaranteur, de Pengréal, Le Parisy, de Bogat, Le Mézec, Cassard de Pontueix, Le Guennec, Bolland du Noday, avec lettres patentes royales et ducales; — de Josselin (prince de Léon), avec beaucoup d'originaux scellés; — de Talhouët en Pluherlin (c^^de Danne), où M. A. de Boislisle arecueilli des pièces fort intéressantes pour l'histoire de la maison de Talhouët, publiées

dans la Généalogie de la maison de Talhouët (Paris, 1870, in-4"') ;

de La Villequéno, à Carentoir (fonds de même nature); — de Kerguéhennec en Bignan (ct« Lanjuinais), avec répertoire ms. très sommaire, rédigé par Bosenzweig en 18G5, à consulter aux archives départementales; — de Callac en Plumélec (M. de la Buharaye), dépôt important non classé, où se confondent les archives des familles de Cadoudal et du Guémadeuc, des seigneuries de Cadoudal et de Callac ; — du Vaudeguip en Allaire, et de Lambilly près Taupont, importantes collections de titres, également non classés; — du Bois-de-la-Roche, en Néant familles de Volvire, de Ruffec et du Bois-de-la-Salle ; — de Bellouan en Ménéac (famille Bellouan) ; — de La Grandville en Brandivy, dépôt utilisé dans la Revue historique de l Ouest, 1891, pp. 344 et ss.; — de Trémohuarn en Berric (familles de Berric, de Bazvalan, de Quifistre et de Gouvello) ; — de La Ville-Janvier' en Cournon, archives anciennes ; — et des Salles, à Sainte-Brigitte, avec répertoire ms. très sommaire, rédigé par Rosenzweig en 1865, à consulter aux archives départementales. La plupart de ces dépôts privés remontent au moins au xv« siècle. — On peut signaler encore des dépôts moins considérables et moins connus, par exemple à Beauregard en Saint-Avé, à Diarnelez eu Guiscriff, à Estimbrieuc en Guéhenno, à Keronic en Pluvigner, à La Caunelaye, près Le Roc- Saint-André, à Ménoray en Guémené sur Scorff, à Pontcallec en Lignol, à Séréac près .Muzillac, et à Tronjoly en Gourin. — M. P. Audren deKerdrel, à Saint-Uhel près Lorient, possède un inventaire des titres des seigneuries du Plessis-Peillac, du Boisbic et de Villeneuve (1 vol. in-fol.l.

Les papiers de la cure de Tannay sont assez importants depuis le XIII* siècle • ils proviennent de l'ancienne collégiale et renferment des sceaux des évêques de Nevers, sur lesquels on peut voir le Bulletin du Comité des travaux /listorirjues, histoire et philologie, 1891, pp. 101-108.

Les châteaux de la Nièvre sont assez riches en archives anciennes. Nous connaissons : La Montagne, à Saint-IIonoré im'^ d'Espeuilles), dont le chartrier est considéral^le kf. Bulletin de la Société uivernaise des sciences, lettres et arts, 2" série, VIII, pp. 323-405) et intéresse les seigneuries de Lanienay, d'Espeuilles et de ]\Iarigny depuis le XV*' siècle ; — Montgoublin, dont les titres ont été signalés par Chérin au xviii" siècle et par Gougenot des Mousseaux dans 1 /:s.5«/ généalogique sur la maison de Saint-Phalle (Coulomraiers, 1800, in- 4''j ; — Vandenesse et Sermoise (prince de Béarn), fonds importants remontant au xiv*^^ siècle, provenant des nombreux fiefs qui rele- A'aient du marquisat de Vandenesse, et concernant les familles de Ghampdiou, de Gossaye, de Frasnay, de Reugny, de Iiohmd, de Billy, de Bourgoing, de Houppes, de lîongars ; — Uxeloup ; — Villars, à Saint-Parize-le-Ghâtel ; — La Chasseigne ; — La Chaux, à Alligny-en-Morvand ; — Giry, près Préraery (prince de Beauvau), avec des chartes depuis le xni" siècle, relatives aux familles de Giry, de La Rivière et de Veilhan ; — Les Granges, à Suilly-la-Tour (M. de Riberolles), où sont les titres des familles df Pernay, de Fargues et Sallonnier; — Aunay, et Chàtillon-en-Bazois, oii existent les débris des anciennes archives (dep. le xiii" siècle de la lamille de Pracomtal ; — Vauban, à Bazoches ; — Pruneveaux, à Xolay ; — Quincize, à Poiissignol-Blismes (M. de Sermizellesi, renfermant des terriers à partir du xvi** siècle ; — • La Roche-Millay, oii se conservent les archives de l'ancienne seigneurie ; — ■ La Bclouze, près Poiseux (famille Andras de Marcy), depuis le w'' siècle ; — Les Bordes, à Urzy (M. Richard), oh le chartrier consichirable remoiile au xill* siècle (cf. Bulletin de la Soc. nivcrnnise, 2^ série, I, pp. 4()l-2); — Marcilly, à Gervon (c'« Lepcletier d'Aunay), oii l'on conserve de iu)nd)reux originaux depuis le xv'^ siècle; — Toury-sur-Abron (v""" de Soullrait , Vésigneux (••" de Doui-bon-Busset), Poussery, à Moniai-oii. Beauvoir. ;i .Saim-Gei-maiu-

Chassenay, riches en pièces d'intérêt local, et Alligny, avec les précieuses archives de la famille Quarré d'Alligny où se remarquent entre autres des lettres de Philippe et de Louis de Vendôme, du maréchal de Tessé, du marquis de Bachivilliers, de Vauban et de Catinat : celles de Catinat ont été publiées par M. H.

Beaune dans le Bulletin du Bibliophile, 1861, pp. 425-443. On

cite 'aussi les archives des familles de Bourgoing, de Maumigny et de Thoisy

Les archives de la Cour d appel de Douai, ou de l'ancien Parlement de Flandre, sont à |)eu près impénétrables ; on sait qu'elles remontent au xvi« siècle et renferment des collections précieuses pour l'histoire du pays et ses habitants, et qu'elles sont à peu près en ordre. Il serait à souhaiter qu'un régime moins sévère en autorisât la communication au public, et qu'on pût, comme autrefois, publier des documents qui y sont conservés (cf. Vernimen, i?ec7<e/7 ^/es édits, déclarations, arrêts et règlemens qui sont propres et particuliers aux provinces du ressort du Parlement de Flandre, Douai, 1720, in-4°).

Les archives de la marine, à Dunkerque, se composent seulement d une collection complète de dé|)êches ministérielles commençant en 1705, et se continuant jusqu'à nos jours, sauf interruptions pour les années 1715, 1716 et 1786. — Quant aux papiers provenant de l'amirauté, ils ont été transportés aux archives centrales du Ministère de la marine, à Paris.

Au château de Potelles (AL Frémin du Sartel) se trouvent les belles archives de la famille de Garondelet ; — au château du Coincy, près Douai (mi« de Barbentane), titres de la fjiniille d'Aouste depuis le xv« siècle; — aux châteaux de Bernicourt, à Ro-Warandin (M. de Ghastenet), de Gœulzin (M. Tafiind'Orsel), du Fay, j)rès Douai (b°" de La Grange), du Sart à Croix-Wasquehal (c'« Vander Gruysse de Waziers), de Vendegies-au-Bois, près Valenciennes (c'« Bouchelet de Beaurain), archives de familles intéressantes, surtout au point de vue local et remontant ordinairement au xvi*' siècle; — au château d'Abancourt, riche chartrier de la famille de Franqueville, avec chartes originales munies de sceaux à partir du xiv" siècle. — Ghez M. Anaclet do Rouvroy, à Lille, se conservent des archives de famille étudiées par M. A. Houzé de l'Aulnoit, auteur de La finance d'un bourgeois de Lille au XFIP siècle; livre de raison de François-

Daniel Le Comte iLille, 1890, in-8°). — M. Ch. de Warenghien, à Douai, possède entre autres documents historiques les mémoires de Monnier de Richardin, dont des fragments ont été imprimés, tant dans les Archives du nord de la France et du midi de la Belgique 'd'Arth. Dinaux\ 2'' série, III, pp. 160 et 314, et IV, p. 288, que dans les Documents sur l'Université de Douai do 1690 à llOk, par M. Pillot (Douai, 1850, in-8°).

Les minutes des notaires de Lille et des environs ne remontent point très haut, si Ton en croit le Tableau des notaires de l'arrondissement de Lille depuis le i" mai 1671 Jusqu'au i" mai 1852, par Edmond Brun (Lille, 1852, in-fol.), réédité en 1861, in-4°. Celles qui proviennent des études supprimées sont réunies dans le gardenotes de la Chambre des notaires. — Il existe à Cassel, dans une des études, une intéressante collection de titres d'où Ch. de Smyttère a tiré ses Fragments historiques sur les pères Récollets de Cassel avec sommaire de leurs archives (Dunkerque, 1862, in-8" .

OISE

h'inspection forestière de Compiégne a conservé dans ses archives une cinquantaine de registres des xvii" et xviii* siècles, curieux à consulter pour l'histoire des environs. Leur importance a été signalée par C. de l'Hervilliers, dans un article intitulé : Des droits d'usage dans la foret de Compiègnr, et publié dans La Picardie, IX ^1863), pp. 451 et ss.

Parmi les fabriques du diocèse de Beauvais où se trouvent ciicoi'e des archives anciennes, on cite l'église Saint-Etienne, à Beauvais, (nombreuses liasses depuis le xvi^ siècle), les églises de Plailly et de Ressons-sur-Matz.

Le Miagiiili<{uc londs d'archives privées qui appartient au duc d'Aumale, à Chantilly, réunit à la fois celles de la famille royale des Condé (en i)arlie) et Conti, et delà famille des Montmorency, l'une des plus noliles et des plus considérables maisons de France. Il faut donc s'attendre à y trouver, non seulement des titres relatifs aux très nombreux biens et propriétés de ces familles, titres qui remontent au xii'^ siècle, mais encore des papiers personnels, des correspondances politiques et militaii'cs, du plus haut intérêt pour l'histoire nationale, des caries et ])lans, des registres do couqiles et des inventaires, etc., surtout depuis le xvi'' siècle. A l'époque révo-

OISE b57

lulionnaire, on avait fait main basse sur une partie de ces richesses manuscrites « au profit de la nation » ' ; mais, dans les vingt premières années de ce siècle, elles furent en presque totalité restituées au château de Chantilly^ où l'on peut, avec l'autorisation du propriétaire, les consulter : ce qui est on ne peut plus facilité par son extrême libéralité. Sur l'histoire générale de la France aux xxi" et xvii'^ siècles, il y a là des documents de premier ordre, classés pour la plupart et comprenant des correspondances (250 vol.), des mémoires, des inventaires, des actes de toute nature ; sur l'Ile-de-France, Montmorency, Luzarches, Chantilly, Creil et Senlis, le Valois, la Goële, le Beauvaisis, le Clermontois (Argonne), l'Orléanais, le Berri, le Bourbonnais, le Thimerais, la Thiérache, etc., il y a une infinité de documents originaux de haute valeur, titres de propriété et de vente, terriers, aveux, etc., dont quelques-uns remontent au xiii*^ siècle. Pour le récit des guerres auxquelles la France prit part pendant deux siècles, pour la biographie des capitaines qui se sont illustrés dans ces guerres, comme pour l'étude du sol français, de la condition morale des personnes, du droit féodal et des institutions contractuelles, de l'émigration, il n'y a pas que nous sachions de plus important dépôt privé. M. le duc d'Aumale se sert de ses propres richesses pour éclairer d'un jour nouveau l'histoire de sa famille, dans l'Histoire des princes de Condé pendant les XVP et XVIh siècles, Paris, 1876-1889, 5 vol. in-8°, et est encore l'auteur de la pulJication suivante : Inventaire de tous les meubles du cardinal Mazarin dressé en 1653 et publié d'après Voriginal conservé dans les archives de Condé (Londres, 1861, in-4°) ; — citons aussi le cartulaire de Saint-Evremond de Creil, publié par le D"" Boursier dans son Histoire de la ville et chdtellenie de Creil (Paris, 1883, in-8°) ; — et des lettres du magistrat de Strasbourg (1636-1643), tirées des archives des Condé par L. G. Pélissier [Revue alsacienne, octobre 1888, pp. 138 et ss.). — A côté de Chantilly, les autres chartriers de châteaux de ce dé[)artement paraîtront bien pauvres. Il importe de mentionner cependant Mouchy, oii se trouvent en partie les papiers

1. On conserve aux Archives nationales, AA. 15, n" 737, une peu intéressante Liste des archives de la maison de Condé trouvée chez M. Dardet, son archiviste en aoilt 1793.

2. Il existe, aux Arcliives nationales, un inventaire très sommaire des plans qui y avaient été placés pendant quelques années et ont depuis fait retour à Chantilly.

(les Xoailles (cf. A. Geffro}', Madame de Maiiitenoii d'après sa correspondance authentique^ Paris, 1887, 2 vol. in-12; et m'** de Caslellane, GentilsJtomnies démocrates, Paris, [1890], in-12 ; — Douy, près Nivil- 1ers, où se conservent des titres l'elatifs à la ville de Beauvais et à la famille de Malinguehen ; — Montataire, près Creil, dont on trouvera mentions et extraits dans le livre du 1)"° de Gondé, Histoire de Montataire (Paris, 1882, in-S") ; — La Follie, près Pierrefonds, où sont les titres des seigneuries d'Appilly, Mondescourt et Waripont depuis le xvi** siècle; — Le Plessis-Brion, près Ribecourt (famille de Bréda), avec un chartrier utilisé par C.-A. Serrure, |)our son Histoire de la souveraineté de s'Heerenhcrg/i (i^aris, 18G0, in-4'^) ; — Avricourt, près Lassigny (c^'= Balny d' Avricourt), avec un fonds d'archives seigneuriales assez curieux; — Délincourt, près Ghaumont-en-Vexin c*^ de Noinville) , dont les archives ont été explorées par l'abbé Baticle, Histoire de Dé/incourt Pontoise, 1891, in-8" ; — La Villetertre [)rincesse de Béthune), Le Boulleaume, à Lierville (c"^ de Chézellesj, et Merlemont, à Warluis, dont les chartriers remontent au xv^ siècle;

— Beauvoir, près Breteuil (famille de Guilleboni ; — Avelon, où se conservent des |)ièces du xvi^ siècle [Mémoires de la Soc. académique de l'Oise, 1889, p. 115); — Cuts i famille Fouache d'Halloy) ; — Le Fayel, près Estrées-Saint-Denis, où se trouvent les archives de la IMothe-Houdancourt depuis 1550, de Fayel depuis 1627, de Ganiaches en Picardie, des maisons de Rouault-Gamaches, d'IIéricy (avec fiels de Cartigny, Neuilly-rEvêque, Castilly, Isigny, Ancretteville, Saint- Pierre-en-Port, Butot, et Étrepagny en Normandie], de Palaiseau et de Pomponne, et des seigneuries d'Armancourt Oise), INIontréal, Ronchères (Yonne) et autres de la Puisaye; — Le Meux, près Eslrées- Saint-Denis, avec les papiers relatifs aux seigneuries du Meux et de Rivecourt, aux maisons de Rouville et de Maleyssie (1523-1790;;

— Villette, près Pont-Sainte-Maxence, avec les titres de la seigneurie de Bazicourt, des maisons de Bicnfaicte 1478 , de Ligny il491- 1607), de Fouilleuse-Flavacourl 1577-1737] et du marquisat de Villette (1737-1859); — et Roberva), près X'erberie (M. de Varanval», avec les titres des seigneuries de Rimys, Saint-Germain cl Roberval, et des maisons de Popincourt, La Roctiue, Magdaléaii, Lévis- Venladour, à partir de 1472

Enfin les anciennes archives du chàleau de Bachivillers soûl aujourd'hui partagées entre trois propriétaires; l'un est M. Boi-el de Brélizel, à ^'ieux-Rouen, près Aumale (Seiiie-Iiilérieure) ; le

ORNE 559

second est M. Le Caron de Troussures, à Troussures (Oise); le dernier est M. Auxcousteaux, ;i Paris. La plus intéressante collection est à Troussures, dont le chartrier, des plus précieux pour l'histoire du Beauvaisis, contient en outre de nombreuses lettres de Galland (l'auteur du journal à Gonstantinople publié par Ch. Schefer) à l'abbé du Bos. — M'°'^ Le Maréchal, à Beauvais, possède un certain nombre de documents et registres provenant des archives du chapitre de Beauvais.

Il existe un Tableau général des notaires de l'arrondissement de ^ert«ra/s [par X. Dangoisse], Beauvais, 1861, in-8°.

ORNE

Au greffe du tribunal civil d'Alençon, on conserve des reo-istres du tribunal criminel révolutionnaire, auxquels renvoie M. Euo-. de Robillard de Beaurepaire, dans son travail : Le tribunal criminel de l'Orne pendant la Terreur (Paris, 1866, in-8°).

L'administration des domaines n'a pas versé à la préfecture, dans ce département, les archives qu'elle a conservées de l'ancien réo-ime.

Les principaux chdteau.r qui possèdent des chartriers historiques sont Fiers, où se trouvent en outre des documents concernant l'organisation municipale de cette ville, et des archives seigneuriales utilisées par le e^ H. de la Perrière : Histoire de Fiers, ses seigneurs et son industrie (Paris, 1855, in-8") ; — Damemarie (JNL Le Couturier de Sainte-James), qui possède des lettres de Catherine de Médicis, Louis XIII, Louis XIV, Henri IV (à Pierre de Fontenay, seigneur de Renièrc, gouverneur de Bellême), du cardinal de Vendôme, de xAI">« de Maintenon, etc.; — Carrouges (c'« Le Veneur), avec une collection précieuse de titres relatifs aux familles Blosset et Le Veneur depuis le xiv^ siècle; — Courtilloles, du chartrier duquel son propriétaire même, E.-F. de Courtilloles, a tiré un Recueil de documents relatifs à la tenue des États Généraux du grand bailliage d'Alençon en 1789 (Ciierbourg, 1866, in-8°) ; —La Courbe, près Écouché (M. Vict. des Diguères), avec des archives importantes provenant des Rouxel de Médavy et des Le Frère de Maisons, utilisées par M. V. des Diguères lui-môme. Familles illustres de Normandie; étude historique et généalogique sur les Rouxel de MédaK'ij-Grancey dans les armées, ci la Cour et dans C Église (Paris, 1870, in-S") ; — Gevraise (c'« de Romanet), avec les titres de la famille

de Souvré ; — Lonné c'* d'Orglandes), avec un fonds assez riche à partir du xiv'' siècle ; — Maison-Maugis M. de Moucheron), où le plus ancien document est de 1292; — et Aunay-les-Bois {h'^"- de Briraont), où se trouvent les archives de la famille de Bonvoust et des documents en grand nombre depuis le xiv" siècle, intéressants surtout pour la période des guerres de la Ligue.

Sur les minutes des notaires d'Alençon, cf. Bulletin du Comité des travaux /listoriques, histoire et philologie, 1885, p. 251; et Réunion des Sociétés savantes, section des Beaux-arts, XIV (1890), pp. 651-

Les archives du greffe du tribunal civil de Boulogne-sur-Mer sont considérables, mais le classement n'en est encore que provisoire ; elles comprennent les papiers de la sénéchaussée depuis 1560, et pour les xvii*^ et xviii* siècles, les j)apiers des bailliages de Boulogne, Desvres, Londefort, Bellefontaine, Etaples, avec quelques pièces provenant de diverses justices seigneuriales, de la maréchaussée et de l'amirauté (depuis 1641); à défaut d'inventaire, on consultera Y Histoire de Boulogne, de d'Hauttefeuille et Bénard (Boulogne, 1860-61, 2 vol. in-S"), où sont mentionnés des actes importants trouvés par ces deux auteurs dans le dépôt du greffe de Boulogne ' .

Des archives du greffe du tribunal civil de Montreuil-sur-Mer, en grande partie transportées aux archives départementales, quelques notes historiques ont été extraites par A. Braquehay ; elles

1. E. Dramard, dans sa Bibliographie géographique et historique de la Picardie, tome I (Paris, 18G9, in-8"), indique quelques manuscrits et reg-istrcs de ce dépôt, notamment p. 240 (documents sur les Etals g-énéraux de 1789); p. 325 (procès-verbal de réformalion des coutumes du Boulonnais en 1530) ; pp. 330- 331 (des registres d'insinuations, d'inventaires, d'enquêtes, aux causes de la sénéchaussée de Boulonnais, le plus ancien commençant en 1563); pp. 335-336 (baronnie de Baincthun et seijjneurie de Wimille) ; p. 365 (proci's-verbal de l'assemblée du tiers-état en 1789); pp. 382-383 (registres d'état civil catholique à partir de 1553, et protestant pour les années 1633-1650) ; p. 'i27 (minutes et registres d'insinuations du bailliage de Desvres, à partir de 1613); p. kk'k registres du temple de Guincs \w\ir la religion réformée, qui viennent d'être publiés intégralement par W. Minet et \V. Chapman Waller : Transcript of Ihe registers of the prolestant Church at Guisnes front 10G8 to 1G85, Lymington, 1891, in-4° (publ. de la Huguenot Society of London, III); p. 'i53 (registre aux causes du bailliage de Marquise, 1665 à 1790) ; p. 486 (sentences, enquêtes et registres d'audience de la seigneurie de Wimille ù partir de 1617).

remontent au xvi^ siècle (cf. Cabinet historique de V Artois et de la Picardie, III (1889), pp. 354etss., et IV (1890), pp. 14 et 50.

Le greffe de Saint-Omer y est resté tout entier et ne comprend pas moins de quarante-trois fonds différents, provenant tant du bailliage principal que des bailliages secondaires et seigneuriaux. Les plus anciens documents remontent à la fin du xv^ siècle; ils constituent une mine très précieuse, encore peu exploitée, sauf par M. de Lauwereyns de Roosendale, auteur de V Histoire d'une guerre échevinale de LU ans, ou les baillis et les cchcvins à Saint-Omer de 1500 à 1611 (Saint-Omer, 18G7, in-12).

Les papiers conservés au greffe du tribunal civil de Saint-Pol sont encore moins connus et à peine classés; ils proviennent de fonds de même nature et ne présentent pas un moindre intérêt.

La chambre de commerce de Boulogne-sur-Mer a conservé ses archives anciennes (xviii'' siècle), non inventoriées.

Les bureaux de la marine, à Calais, n'ont conservé que quelques rôles et matricules du xviii^ siècle.

Vévêché d'Arras possède * un certain nombre de pièces d'archives et de manuscrits, dont quelques-uns ont été déjà utilisés, et une suite importante de comptes de fabriques des églises de la ville d'Arras depuis le xv" siècle. — Doc. publ. : abbé Van Drivai,

Nvcrologe de V abbaye Saint-Vaast d'Arras, Arras, 1878, in-8'' •

L. Ricouart, Les biens de i abbaye de Saint-Vaast dans les diocèses de

Bcauvais, de Noyon, de Soissons et d'Amiens, Anzin, 1888, in-8"' ;

abbé Dei'amecourt, Le clergé du diocèse d'Arras pendant la Réi'olution, Arras, 1884-1886, 4 vol. in-S".

Malgré de nombreuses restitutions faites, dans le cours de ces dernières années, aux archives départementales, par les fabriques qui avaient conservé des papiers anciens, on signale comme en possédant encore Bailleul-sire-Berthoult (comptes), Boiry-Notre- Dame (comptes, délibérations et procédures], Herbelles, Lens (éo-ljse Saint-Léger) et Tournehem. Ces petits dépôts ne commencent ordinairement qu'au xvi" siècle.

Des chartriers privés existent dans les châteaux de Couturelle, près d'Avesnes-le-Gomte (b<"» de la Fontaine-Solare), où se trouvent des documents anciens signalés dans La Picardie, 2^ série, III (1880), p. 415; — Souverain-Moulin, près Boulogne (c^^e je

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