‹ Les archives de l'histoire de FranceChapitre 7 sur 182 · X. Charmes, op. cit., p. l'iO · texte numérisé non relu

X. Charmes, op. cit., p. l'iO

2. La présente introduction, imprimée dans le n° de sept. 1890 de la Revue Historique, nous a valu avant l'apparition de notre livre des encouragements et des sug-gestions. Puisque nous parlons de réformes, en voici une qui nous a été recommandée par l'un de nos confrères, et qui nous paraît digne d'être prise en considération : — En admettant qu'on sache mieux désormais où sont les documents, c'est encore un grand inconvénient de la décentralisation des archives qu'on soit obligé de se déplacer pour les consulter. Dans bien des cas, sans doute, on ne pourra se dispenser d'aller travailler sur place, mais, la plupart du temps, des voyages très gênants pourraient être évités si l'on organisait le prêt des docu ; ments entre archives, sur le modèle du prêt tel qu'il est pratiqué entre bibliothèques, même entre bibliothèques de pays différents. En fait, les archivistes de province échangent dès maintenant entre eux des communications de ce genre; il n'en résulte aucun inconvénient; mais, en agissant de la sorte, ils ne sont pas couverts parles règlements. Quant aux Archives nationales, elles se refusent énergiquemont à toutes les communications au dehors, quelles que soient les garanties offertes par l'établissement emprunteur. Notez qu'en Allemagne, les prêts de documents entre dépôts d'archives sont ofBciellcmcnt et parfaitement organisés; ils rendent de grands services. Pourquoi ne pas supprimer chez nous une tradition surannée et aussi injustifiable ([ue peu libérale .'

3. A moins que l'historique et les indications en question n'aient été déjà donnés correitcnient dans des publications accessibles. Auquel cas nous y renverrons.

IXTRODICTIOX

répertoires de service, dont le public ignore généralement l'existence, sans oublier de signaler les fonds qui manquent encore d'indices détaillés. Ainsi se justifie la définition que je donnais en commençant notre ouvrage. Comme le livre longtemps classique, et toujours utile quoique vieilli, de M. Bordier (1855), c'est un inventaire sommaire des archives de Ihistoire de France, ou plutôt un inventaire de leurs inventaires ; un guide à travers les dépôts où ces archives sont conservées ; j ajoute un tableau exact de leur organisation, arrêté exactement à la date de 1890. — Cette compilation condense les résultats de tous les travaux partiels qui ont été publiés jusqu'ici ; et, en outre, le fruit de notre expérience personnelle. Elle groupe donc, d'une manière commode, des connaissances indispensables, que bien des érudits regrettent de n'avoir pas. Ces érudits, ces archivistes, ces historiens n'auraient pu sans doute les acquérir qu'au prix des tâtonnements et des efï'orts qu'elles nous ont coûtés à nous-mêmes. C'est le titre de ce recueil à leur attention.

Ch. V. Langlois.

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