‹ Les archives de la FranceChapitre 13 sur 27 · PL · texte numérisé non relu

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Ce tableau &. ces ordres avaient circulé dans toute la France. M. Charles Grandmaison, archiviste d'Indre- St-Loire, a exposé ce temps lugubre d'après les procèsverbaux authentiques conservés dans les archives départementales de Tours. J'en détacherai ce passage :

« On s'aperçut bientôt que ces magnifiques parchemins, échappés à l'action destructive des siècles, pouvaient être employés plus utilement qu'à des feux de joie, & un arrêté du Directoire du 1 3 prairial an 11, considérant que la 9^ commission réclame à toute force des parchemins pour la fabrication des gargousses, que l'artillerie a le plus grand besoin de ces objets, charge le citoyen Rougeot de fouiller tous les dépôts des églises, maisons religieuses &. tribunaux, it de faire le tri des parchemins qui s'y trouvent. Trois aides lui furent momentanément adjoints pour cette opération, & le 33 prairial Rougeot remettait au district son procès-verbal, constatant qu'il avait réuni une trentaine de liasses de parchemins pesant 834 livres &. propres au service de l'artillerie, c'est-àdire d'une dimension variant entre 2 pieds et 15 pouces de longueur &. sans trous. C'étaient donc les plus belles &. les mieux conservées d'entre nos chartes échappées aux bûchers qui allaient encore disparaître. Toutes ces destructions ne s'accomplissaient point au hasard; Rougeot y procédait au contraire avec méthode, & ce n'était qu'après avoir soigneusement &

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gnements du même genre dans tous les inventaires .«ommaires, mais, à part deux ou trois archivistes, les autres n'ont rien dit de l'histoire de leurs archives & ont rempli leur intixxiuction de travaux qui sont parfaitement étrangers à l'inventaire.

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I . Les membres du triage des titres, qui avaient manié ces archives, écrivaient : « 11 n*y a pas d'exem- « pie du désordre dans lequel se sont trouvés tous « les dépôts de l'ancien régime. » (Rapport du mois d'août 1800.)

a. a L'ignorance révolutionnaire, » dit l'un des plus violents partisans de la Révolution, a était sur le point « de livrer aux flammes tous les papiers provenant « des établissements supprimés. » (Mémoire de Camus du 35 pluviôse an ix (14 février 1801) adressé au ministre de l'intérieur.)

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I. Cette opération financière a été comparée à celle de Law; elle lui ressemble, mais elle en diffère à l'avantage du grand banqueroutier écossais. D'abord celui-ci a le mérite d'avoir conçu son système, k. il n'est plus un homme de sens qui ne rende justice à

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sa grande sagacité financière; ensuite il avait acquis loyalement les possessions lointaines, les fermes fe les aides sur les revenus desquelles il Fondait sa banque ; nos assemblées pouvaient-elles en dire autant? elles copièrent Law, mais ce qu'elles vendaient aux uns, l'avaient-elles payé aux autres ? Quant à la conduite des deux affaires, & tout était dans leur conduite honnête, la mauvaise foi est égale. Les billets de Law, garantis par des revenus certains, les assignats, par la valeur connue d'excellentes terres, auraient été, les uns &. les autres, de sClrs & loyaux papiers-monnaies ; mais il en fallait mesurer scrupuleusement l'émission, &. Law, comme le comité des finances de la Convention, battirent monnaie sans aucune vergogne ; l'historien consciencieux doit les clouer tous les deux au même pilori.

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I. L'OfEcial disait avec raison, en 1796, à la tribune de la Convention : « En lisant tous les décrets « rendus sur les . archives, tous les rapports qui les tf accompagnent, on sera convaincu que le principal « objet de ces différentes lois &. arrêtés a été la « prompte rentrée dans les domaines nationaux alié- « nés par l'ancien gouvernement. » L'agence des titres expirante fit un rapport pour demander une

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transformation, &, dès les premières lignes, elle proclame quelle a été sa mission : a Un des principaux « objets de notre mission est de rechercher &. de « recueillir tous les titres qui intéressent le domaine M de la République. Nous sentîmes, dès le commen- « cément , l'importance de cet objet pour assurer la (( garantie de la fortune &. de la dette publique. »

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I . Préambule du rapport de L'Official, membre de la Convention, qui amena le décret du 5 brumaire.

a. Cette pénurie empêchait toute mesure utile. Julien Dubois disait à la tribune, le 7 messidor an 11 {2 5 juin 1 794] : a L'Assemblée constituante, par un « décret du 5 décembre 1790, avait ordonné l'inven- (( taire des chartriers des ci-devant chapitres & mo- « nastères, & nous savons que, faute par elle d'avoir « pourvu à la dépense raisonnable qu'il fallait pour y « parvenir, plusieurs corps administratifs, accablés « d'ailleurs, il faut en convenir, d'occupations multi- « pliées, ont jusqu'à ce moment laissé sous les scellés « des titres importants qui depuis longtemps eussent (( accru la propriété nationale. » (Moniteur du 9 messidor an II).

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