I. Daunou, dès 1804, donnait aux archivistes ces
mstructions : « Il s agit de distinguer dans les ar-
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«f chives : 1° ce qui a un cachet véritablement histo- « riquej "i® ce qui doit être reporté aux sections domaniale, administrative ou législative. On exa- <( minera dans la section historique actuelle les aru chives de l'abbaye de Saint-Denis bde Montmartre, « celles de Condé U de Penthièvre, les papiers des (( collèges, ficc, &c., dans la section domaniale ac~f( tuelle, les arrêts du Conseil d'État, Secrétairerie de (( la maison du Roi, Conseil de Lorraine, Chambre (( des comptes, Maison du comte d'Artois, Bureau (( de la Ville, Chapitre de Notre-Dame & autres « églises, chapelles, fabriques, papiers de la Régie, (f de la Ferme générale, des émigrés, condamnés, « absents. » Voici donc les archives de Saint-Denis U des ëutres abbayes de nouveau écartelées & leurs membres tirés aux quatre coins des archives de l'Empire, les belles archives de l'Hôtel de Ville ou de l'échevinage de Paris coupées en morceaux historiques, domaniaux, judiciaires, administratifs.
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I . La philosophie était intervenue dans le classement des archives de la ville d'Orange, Quatorze armoires les contenaient & elles portaient des noms en rapport avec la matière : Moïse renfermait les actes législatifs; Apolîo contenait les rapports des consuls
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& des assesseurs*, Jethro, les actes de violation de propriété; Adam, les comptes; Christus, les dettes payées ; La^arus, les hôpitaux ; Joseph fils de Jacoh, les recouvrements de la ville ; enfin Chaoty qui aurait dû être le véritable titre de ce classement, servait à désigner l'armoire des mélanges & pièces diverses. M. Bordier parle avec beaucoup d'éloges de ce ridicule classement : Les archives de la municipalité d'Orange étaient jadis rangées d'une manière fort ingénieuse dans quatorze armoires portant chacune un nom qui rappelait d'une manière générale les documents qu'elle contenait. (Page 374.)
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