‹ Les archives de la FranceChapitre 25 sur 27 · I . J'ai parcouru avec soin tous les dossiers de de · texte numérisé non relu

I . J'ai parcouru avec soin tous les dossiers de de

Page 2o^y note i. 431

mandes adressées au Garde des archives de 1804 à 1 8 1 6, & je puis affirmer qu'il n'y en a pas concernant des recherches sérieuses & des travaux d'érudition. Pas y est-ce trop s'avancer? Il y en a se-pt, ce qui permet de dire qu'il n'y en a pas. Les voici : 1° M. de Champagny recommande M. Coquebert- Montbret, qui fait un travail de statistique touchant l'état ancien & moderne des différentes parties de l'Empire (10 novembre 1806). — a® Dupont de Nemours écrit à Daunou : « N'ayant pas pu aller hier' à l'In- « stitut, je n'ai pas profité de votre bonté » (il lui demande des copies des lettres de Turgot à Trudaine de 1766 à 1770). « Si elles ne sont pas co- « piées &. si vous voulez bien me les prêter encore ff pour quelques jours, je les ferai copier de suite & a vous les rendrai dans la semaine. Salut, reconnaisa saoce & bien sincère amitié. (12 mars 1808.) » — j° Beyle demande la permission de lire les manuscrits de Rulhière sur la Pologne, & fait tout d'abord cette question à Daunou : « Est-il dans les usages des « Archives de l'Empire de permette la lecture des « documents qui y sont déposés? » (Lettre du 30 août 181 1.) Aurait-il ignoré qu'on travaillait librement aux Archives, si les portes en avaient été ouvertes à un public sérieux? — 4" Monteil ne semble pas avoir été mieux informé; il s'adresse à Daunou, le 1 7 décembre 1 8 1 1 : « Je me suis présenté aux Ar-

« chives du Palais pour y faire des recherches dans (( les registres des Oiim. On m'a dit qu'il était préa- « lablement nécessaire d'obtenir votre permission. « J'ai lieu d'espérer que vous voudrez bien ne pas me « la refuser. » L'entrée aux archives judiciaires du palais de justice lui est accordée à la suite de cette demande. — 5° En 18 14 l'abbé Maury, alors cardinal, voulut prendre des notes, dans les archives pontificales, sur les administrations capitulaires qui remplacèrent en France l'institution canonique des évéques, depuis 1681 jusqu'en 1793. L'autorisation est signée « pour l'Empereur et en vertu des pouvoirs qu'il nous u a confiés. Marie Louise. » 6° Paris, le 7 mai 18x5. « Je vous autorise à communiquer à M. S***, auteur « d'un ouvrage ayant pour titre : Les Jésuites tels « qu'ils ont été, etc., les recueils dont il désire faire « des extraits, si toutefois vous n'y trouvez aucun in- •( convénient. Le ministre de l'intérieur, Carnot. » — 7" Paris, a8 juillet 1815. a Le ministre de l'intérieur (r autorise M. Vallery à faire des recherches histo- « riques dans les extraits français des archives de (( Rome. Pour le ministre, le secrétaire général, Gui- « zot. » Je ne veux pas dire que les demandes de recherches aient été toutes consignées par écrit ; mais puisqu'on inscrivait des noms aussi peu notables, de plus importants n'auraient pas été omis, d'autant mieux qu'il y avait un ordre rigoureux dans

Page 20^^ note 2; page 20 ^^ note i, 433

cette partie du service. Espérons que ces sept messieurs ne sont pas les seuls .qui ont eu recours aux immenses archives de l'Empire pendant douze ans.

a. Si l'on y a travaillé, c'est 1° dans les dépôts mêmes, c'est-à-dire en livrant les archives, ou à la mauvaise foi, ou aux caprices & aux distractions d'un chercheur ; 29 dans les bureaux où la surveillance est impossible. L'article la du règlement ne laisse pas supposer d'autre précaution : « Aucune personne ce étrangère ne s'établira dans les archives ou dans les « bureaux pour y travailler, prendre des notes, faire « des extraits, &c., que lorsqu'elle y aura été autori- (( sée par l'archiviste. » Nous avons vingt brouillons de projets d'organisation écrits par Daunou ; je les ai lus je je ne vois nulle part qu'il se soit préoccupé du service & des commodités d'un public studieux. 11 est vrai que les articles } & i) du décret de i8ia fixent la qualité des personnes admises : a L'entrée c( des archives ne sera accordée qu'à nos ministres, à (( nos conseillers d'État & aux personnes désignées a dans les articles du titre m de notre présent décret. « Nulle autre personne ne sera admise à y faire des « recherches qu'en vertu d'un ordre exprès de notre « ministre de l'intérieur. »

Page 1