DES DEPECHES LES PLUS AIN'CIENNES
paît aux délibérations politi(|ues et quij pour plus de précision dans l'énoncé de leurs souvenirs, les appuyaient de pièces copiées par eux, soit pendant qu'ils^ étaient dans l'exercice de leurs fonctions, soit en d'autres circonstances. Les Annali veneti, rédigées par Domenico Malipiero et publiées dans le beau recueil de Florence, Archivio stoinco Italiano, commencées en 1457 et terminées en 1500, reproduisent ainsi plusieurs de ces dépêches. Parmi les collections patriciennes des familles d(! Venise, dont plusieurs furent heureusement léguées à la Bibliothèque de Saint-Marc et au Musée Correr, quel prix ne faut-il pas reconnaître à celles des Gontarini et des Foscarini, centres imposants de recueils de documents politiques de tout genre, et qui nous ont valu la conservation des dépêches complètes de quelques ambassadeurs à différents Princes? Ainsi, la correspondance de Giosafat Barbaro, accrédité auprès du Shah de Perse Ussun-Assan en 1474 '. Quels trésors peut-être j)Our les histoires du (piinzième siècle ne sortiraient pas d'un catalogue soigneusement établi de tous les paj)iers possédés encore en Vénétie par les héritiers de ces patriciens, si glorieux serviteurs de leur patrie? Que de choses enfouies , cachées , oubhées dans ces chambres fermées de tels ou tels de ces palais de la vieille Venise! Beaucoup, sans doute, ont été dispersées, mais combien encore il en reste qui, si elles étaient accessibles, ])ourraient produire de hnnières ! Déj)lorables sont ces
' Voyez Lellcic al Senalu di (Jiosaiat Hauiiaho, piibliéc à Viiuiic-^ en 18.52, par M. CoiikH, d'ajnès l'exemplaire conservé tlans la Raccolta Foscarini.