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27f) LES ARCHIVES DE VEÎNISE.
clôtures, inutiles à tous, et surtout à leurs possesseurs , qui, le plus souvent, ne sont pas assez persuadés que les ressources qu'on en pourrait tirer sont uniquement de celles qui n'ont rien de commun avec les intérêts matériels, et que par conséquent, en abandonnant volontiers ce genre de biens aux célèbres dépôts des manuscrits ou des imprimés qui sont l'honneur de leur pays, ils appelleraient du moins à eux la reconnaissance publique.
Avec la fin du quinzième siècle , apparaît le recueil en cinquante-huit Registres in-folio si admirablement formé par Marin Sanudo, et ce recueil est si précieux que, depuis l'année 1496, parle récit de laquelle il s'ouvre, jusqu'au mois de septembre de l'année 1533, qui est sa limite, tous les historiens des pays de l'Europe peuvent y puiser avec abondance les informations les plus particulières. Marin Sanudo a construit la majeure partie de son immense journal « des choses advenues » de 1496 à 1533, avec les dépêches des ambassadeurs que la Seigneurie recevait de toutes parts. Il fut Sénateur, il avait la confiance du Conseil des Dix, il avait été spécialement admis à la connaissance et à l'examen des papiers de la Scci'ète, il notait et écrivait chaque jour, en ces temps où les dépêches originales nous manquent encore. Son diario, ?,on journal, se?, mémoires sont un monument auquel il est impossible d'accorder de suffisants éloges. Le lecteur verra au chapitre suivant de quelle nature peuvent être les services rendus parle journal de ce grand curieux pour parer aux lacunes des dépêches originales de France particulièrement. Or ce que nous disons à cet endroit relativement aux recherches des documents diplomati-