‹ Les arlequinades de FlorianChapitre 117 sur 133 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MÂTHURINE.

C'pst ce malhoureiix Diival qui a sûrement engagé ma fille à une si mauvaise action.

Oh ! madame Mathurine , tout est fini : ce dernier trait me fait voir clair , votre fille ne m'aime plus du tout. Il faut que je prenne mon parti, et il est pris.

MATHURINE

Je n'ose te donner beaucoup d'espérance, il ne m'en reste guère à moi-môme. Cependant....

Oh! après l'histoire du sansonnet, il n'y a plus de cependant; mon parti est pris, madame Mathurine, mon parti est pris. Dès que le sansonnet a vu qu'on ne l'aimait plus, il s'en est allé tout de suite : le sansonnet a eu raison.

MATHURINE

Écoute-moi : j'imagine un moyen dont l'exécution est difficile, je risque même beaucoup à l'entreprendre; mais, s'il me réussit, avant la fin du jour nous serons tous heureux.

Excepté moi.

MATHURINE

Le serions-nous sans toi, nigaud? Mais n'est-ce pas Duval qui vient là-bas?

Eh, mon Dieu oiii! cette figure-là me poursuit toujours.

MATHURINE

Laisse-nous seuls; je vais lui tendre un piège où j'espère qu'il sera pris. Va m'attendre chez ta mère.

Oh! je n'attends plus, je suis décidé. Mais je vous reverrai, madame Mathurine, je vous reverrai; car je vous aime beaucoup, et je viendrai vous dire adieu. Adieu, madame Mathurine; je reviendrai vous dire adieu. (ii sort.)

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