SCÈNE XVII
LES ENTANTS.
Ah! mon papa, pardonnez à notre maman.
(Arlequin, ému, relève sa femme et se met à genoux '.) ARLEQUIN.
C'est à toi de me pardonner d'avoir pu te croire coiipa])le.
LES ENFANTS, à leur mère.
Ah! maman, pardonnez à notre papa.
ARGENTINE , Tembrassant.
Enlin, me voilà heureuse ! Mon ami, je te promets qu'il ne te restera pas le moindre nuage ; je jure que tout sera éclairci....
Tout l'est, puisque tu m'as embrassé.
(Il remet dans son sac tout ce qu'il en avait ôté.)
Non, mon ami; j'exige de toi que tu ne me quittes pas une seule minute jusqu'au moment de ma justification.... Mais voici mademoiselle Rosall)a. Comme elle est agitée! Eh! mademoiselle, qu'allez-vous nous apprendre ?
1. « Quelques personnes ont trouvé mauvais qu'Arlequin pardonnât à sa femme avant qu'elle eût prouvé son innocence. Si c'est un défaut, on doit d'autant plus me le reprocher, que c'est pour ce défaut-là que j'ai fait la pièce. » (Florian.)