CARTOUCHE POUR LE FUSIL BERDAN N
PI. 4S, iig. 287.
Percussion centrale. Douille, y compris la doublure intérieure et l'amorce, en tôle de laiton estampée. Tampon de graisse derrière le projectile; tous deux sont réunis dans une enveloppe en papier.
Détails ultérieurs dans le tableau des dimensions.
En 1871 on adopta en Hollande, pour le nouvel armement de Tinfanterie, un fusil à cylindre-obturateur de Beaumont.
CONSTRUCTION BEAUMONT, hollande, 1871.
PI. 49, fig. 321.
Mécanisme d'obturation et de percussion, coupe. . . PI. 49, fig. 322. Tête d'obturateur avec extracteur PI. 49, fig. 323.
La botte de culasse A, vissée au canon, renferme le cylindre-obturateur. Celui-ci est entaillé du côté droit, pour consolider la fermeture et pour introduire la cartouche, aussi bien que pour extraire la douille vide.
Le prolongement supérieur de cette entaille vers Tarrière, forme rainure pour diriger le cylindre dans son mouvement rectiligne rétrograde. Sur la face gauche intérieure de la boîte se meut l'extracteur. Extérieurement, sous la boîte est fixé Tappareil de détente, dont la tête du ressort pénètre en saillie dans la raie du cylindre.
Ce dernier se subdivise en trois parties C| à C, , dont la pièce de tension seule, avec son levier, est soumise à un niouvement de rotation.
A la tête d'obturation Cj est vissé l'extracteur E, qui glisse dans sa rainure, tandis que l'embase de la pièce de percussion G, se meut dans l'entaille supérieure de la botte de culasse, de sorte que la rotation de ces deux pièces du cylindre se trouve ainsi empêchée, et la pièce de tension seule peut opérer ce mouvement.
Cette pièce de tension Cj , munie d'une embase et d'un levier, contient dans celui-ci le ressort de percussion F et possède à son extrémité postérieure une hélice H.
La pièce de percussion C, renferme la broche de percussion B, une embase, en corrélation avec l'hélice, pourvue des surfaces de tension H Hj et les crans R. (La broche est fixée à la pièce de percussion au moyen d'une vis.)
Fofuiions :
Par le mouvement rotatoire ascendant du levier, la pièce de percussion est près-
8ée en aiTière par Thélice, et le ressort de percussion s'arme ; un petit cran, placé audessus de l'hélice, maintient tendues les pièces de percussion.
Tout le cylindre-obturateur est ramené en arrière, la douille vide est entraînée et rejetée au dehors, ou bien on peut l'enlever avec la main. Ce mouvement de recul est limité par la tige de l'extracteur, qui vient butter à l'extrémité de sa rainure.
Après l'introduction de la cartouche, celle-ci est poussée dans la chambre à cartouche du canon par le mouvement en avant du cylindre. Mais elle ne peut être poussée à fond que lorsqu'on rabat le levier, qui, en glissant sur les surfaces arrondies et inclinées de l'entaille de la boîte de culasse, porte le cylindre à l'extrémité de sa course, ce qui prévient une explosion prématurée. L'embase de la pièce de tension, en s'appuyant contre l'entaille de la boîte, consolide la fermeture.
En abattant le levier, le maintien de la tension des pièces de percussion se reporte sur la tête du ressort de détente, qui, en se retirant par la pression sur la détente, dégage le cran de la broche et fait partir celle-ci pour produire l'explosion de l'amorce.
Un tenon, fixé sur la face droite de la boîte de culasse, et muni d'un ressort, tient lieu de cran de sûreté.
Trois mouvements pour la charge.
La construction Beaumont est simple et solide et par cela même militairement pratique, qualité spéciale aussi de la mire de cette arme.
Pour démonter le mécanisme, il suflSt de dévisser quelques pas de la vis N, reliant les deux pièces Cj et Ca du cyhndre ; alors la pièce de tension avec la pièce de percussion peuvent sortir en arrière, et la tête d'obturateur par l'entaille de la boîte. Pour démonter la pièce de tension Cj, il faut enlever la vis du levier, ce qui a pour effet de séparer celui-ci en deux parties et de rendre libre le ressort de percussion. Les antiques pièces de garniture, qui sont, de même que le canon, encore conservées blanchies, ne paraissent pas appropriées au but de ce fusil (comme arme de précision). Le cran de sûreté aurait pu être plus convenablement établi.
CARTOUCHE POUR LE FUSIL BEAUMONT, modèle 1871.
PI. 49, fig. 288.
Percussion centrale. Douille avec renfort intérieur du fond , amorce et goupille en laiton estampé. Tampon-disque de graisse entre le projectile et la charge de poudre. Détails ultérieurs dans le tableau des dimensions.
En Allemagne on fut conduit, en 1871, à adopter pour le nouveau fusU de T empire allemand une fermeture à cylindre construite par les frères Mauser.
CONSTRUCTION DU NOUVEAU FUSII. DE L'EMPIRE ALLEMAND (mauskr).
Ouvert PI. 50, fig. 32-i.
Fermé, au repos PI. 50, fig. 325.
Cylindi-e-obturateiir PI. 50, fig. 326.
Pièce de tension {b au repos) . . .PI. 50, fig. 327.
Autres pièces PI. 50, fig. 328.
Mire PI. 50, fig. 329.
r,|j Au canon est vissée la boite de culasse A, qui renferme le cylindre-obturateur.
^ ^^ ^st entaillée sur le côté droit pour consolider la fermeture, introduire la cartouche, jiji>^^^4rer la douille vide. L'entaille supérieure de la boîte oflfre un passage au cylindre ^ ^on mouvement rétrograde. Sur la face gauche intérieure de la boîte est creusée ^^V^ure directrice de l'extracteur. Extérieurement, sous la boîte, est disposé l'appa- "^^^ He détente B, dont la tête du ressort pénètre en saillie dans l'intérieur de la boîte, et sert d'arrêt (cran) à la pièce de percussion.
Le recul du cyhndre est limité par un disque, vissé sur l'embase, et qui va butter contre le bourrelet (entaillé circulairement) de l'extrémité postérieure de la boîte.
Le cylindre-obturateur est subdivisé en plusieurs pièces Ci à C* ; C, forme tête d'obturateur; Cj est le cylindre-obturateur proprement dit, avec son embase et son levier; C3 est la pièce qui effectue la tension de l'appareil de percussion; C4 estJ'écrou. La tête d'obturateur Cj est forée d'une ouverture étroite, correspondant exactement avec la pointe de la broche. Son extrémité postérieure est entaillée pour donner passage à la languette de la broche. Elle possède enfin une dernière encoche en queue-d'aigle, dans laquelle s'ajuste l'extracteur D. La surface inférieure antérieure de l'embase du cylindre est entaillée en griffe et enserre exactement les saillies de la t^te d'obturateur, de sorte que celle-ci, lorsque le levier est relevé, doit suivre nécessairement le cylindre dans son mouvement rétrograde.
Le diamètre de l'ouverture du cylindre-obturateur Cj répond à la largeur de la languette de la broche*; cependant à son extrémité po.stérieure il est réduit au diamètre de la pointe de la broche, afin que l'embase, qui en résulte, serve de point d'appui au ressort-spiral F, entourant la broche E.
Sous le cylindre se trouvent la rainure pour le tenon ou la tête du ressort de détente, et à l'extrémité postérieure le plan incliné et le cran de sûreté.
L'embase du levier, en tournant le cylindre à droite (pour fermer), se loge dans l'entaille de la boîte de culasse, la remplit complètement et consolide ainsi la fermeture. Comme de part et d'autres les bords ont des plans légèrement inclinés, le cylindre ne peut arriver à fond de course que par le mouvement de rotation qu'on lui imprime en l'abaissant.
La pièce de tension C3 possède en dessous, pour loger la tête du ressort de détente, une rainure dont la profondeur diminue en avant vers le plan de tension, et foraie ainsi cran de tension; tandis que le nez (plan incliné ou hélice) produit la tension du ressort de percussion.
Dans l'embase de la pièce de tension est placée une petite tige ou goupille, mu-
144 ABMSS A FEU.
nie d'un bouton ou patte, et mobile circulairement. La partie antérieure de cette tige,
qui est demi-cylindrique (fig. 327 a et 6), empêche, lorsqu'elle est tournée, la pièce de
tension de se mouvoir en avant, et cette disposition forme ainsi le < cran de sûreté > G.
Une pointe, fixée à l'embase H de la pièce de tension, pénètre dans l'ouverture
de la broche.
La broche, arrêtée par la languette dans l'entaille de la tête d'obturateur en avant et en arrière par une partie plate buttant contre une goupille intérieure, ne peut tourner avec le cylindre, et comme celui-ci opérera seul son mouvement de rotation, il doit, par l'action de Thélice (plans inclinés), pousser la broche en arrière et armer le ressort de percussion. L'écrou G4 fixe la broche à la pièce de tension, et par l'effet d'une petite embase pénétrant dans une entaille de la pièce de tension, il est
empêché de tourner.
Fondiotis :
En relevant le levier, on arme par le recul de la pièce de tension, de la broche et du ressort de percussion. Le cylindre étant ramené lui-même en arrière, la douille est retirée du canon, et on peut la saisir ou bien la faire tomber au dehors par un rapide mouvement tournant du fusil.
Après avoir introduit la cartouche, on repousse et on retourne le cylindre-obturateur pour fermer; la pièce de tension vient butter contre la tête du ressort de détente, qui apparatt en Saillie dans la botte, et qui retient en arrière la pièce de tension, la broche et le ressort de percussion, les maintenant armés jusqu'à ce que la pression sur la détente fasse descendre la tête du ressort de détente et partir la broche.
La mire est une mire à charnière et à glissière, avec cinq crans (entailles), dont le premier (jusqu'à 300 mètres) est taillé dans l'embase du pied de mire, le second (jusqu'à 400 mètres) dans le petit cadre à charnière et les trois autres dans le cadre à glissière ; ces deux cadres que Ton redresse verticalement pour viser, contiennent les divisions des distances de 500 jusqu'à 1600 mètres.
Les subdivisions de 50 en 50 mètres sont marquées en traits, et en chiffres pour chaque centaine, sur le bord de gauche de 500 à 1050, distances pour lesquelles on se sert du cran inférieur de la glissière. De 1100 à 1200 mètres on emploie les deux entailles supérieures (crans), après avoir baissé la glissière jusque sur le pied de mire.
Pour de plus grandes distances on remonte de nouveau le cadre à glissière, en lisant sur le bras droit du cadre à charnière les divisions de 1250 à 1600 mètres, et en visant par le cran ou encoche supérieure de la glissière.
CARTOUCHE POUR LE FUSIL IMPÉRL\L ALLEMAND, modèlr 1871.
PI. 4S, fig. 389.
Douille en laiton estampé, vernie à l'intérieur; percussion centrale. (Construction Nitzke.)
Composition du fulmitiate :
Mercure explosible (ou fulminate de mercure hydraté). . . . 4, —
Chlorate de potasse 2,^
Antimoine 1,»
Verre pulvérisé. 2, —
Douille de laiton estampé, vernie à l'intérieur. Percussion centrale. (Construction Nitzke.)
Ffdmwate:
Mercure explosible 4,0 Chlorate de potasse 2,5 Antimoine 1,5
Verre pulvérisé 2,0 Le nouveau fusil impérial allemand appartient aux systèmes à charge simple avec trois mouvements pour charger, il est d'une construction généralement solide.
Ce que Ton peut critiquer, au point de vue technique des petits détails, ce sont les angles vifs et les arêtes, facilement endommageables, qui sont laissées partout à la mire, aux garnitures et à la fermeture; la diminution de l'épaisseur du canon aux arêtes (précisément aujc endroits où elle devrait être le plus soigneusement renforcée) ; enfin la mire avec sas prescriptions par trop compliquées.
Le démontage de ce fusil est simple ; après avoir enlevé la vis de l'embase du levier avec son disque d'arrêt, on peut, en appuyant sur la détente, retirer le cylindreobturateur piur derrière et le démonter complètement sans instruments, cx)mme suit :
. 1** Détendre ou désarmer le ressort de percussion ; 2** enlever la tête d'obturateur et Textracteur ; 3" presser en arrière la broche (en abaissant le levier et en appuyant sur la broche) et dévisser l'écrou, ce qui a pour effet de disjoindre la pièce de tension, la broche et le ressort de percussion.
Le remontage se fait dans l'ordre inverse ; en armant on doit appuyer sur la tête d'obturateur, afin*qu'elle ne se sépare pas du cylindre. Détails ultérieurs dans le tableau des dimensions.
La fabrication du nouveau fusil impérial allemand s'exécute en partie d'après le principe de la division du travail. Les diverses pièces de l'arme sont remises à des entrepreneurs privés et elles sont ensuite montées dans les fabriques de l'État en un fusil ccnnplet, de sorte que Texactitude des différentes parties de l'arme, de même que l'uniformité de celle-ci faite et finie peuvent être convenablement et facilement ol)tenues.
La guerre franco-allemande en 1870-71 ayant constaté les bonnes qualités aussi bien que les défectuOvSités du fusil Chassepot, modèle 1866, on procéda immédiatement après la campagne à son perfectionnement.
La cartouche, modèle 1866, offre des inconvénients sérieux au double point de vue du transport des munitions et du service de l'arme. En campagne, les munitions ne sont pas suffisamment solides, et en particulier les cartouches restées libres dans la cartouchière se détériorent rapidement. De plus, dans le service de l'arme, les débris non expulsés finissent par s'accumuler dans la chambre, par donner lieu à des difficultés de chargement et, enfin, par limiter le tir de l'arme à un nombre de coups relativement restreint.
D'autres inconvénients quoique bien moins sérieux pourraient être repmchés au modèle 1866. .
Les études de perfectionnement, organisées par ordre ministériel, se portèrent d'abord sur la cartouche d'avenir, qui, après des expériences minutieuses, fut établie à Vincennes par la Commission d'examen.
Le résultat ne pouvait être qu'une cartouche à douille (étui) métallique et inflammation centrale. Suivant les expériences, on donna à cet étui une longueur de 60"" et un diamètre à la base de 13"'-'',8, afin qu'il puisse renfermer une charge de poudre F/1 de 5'',25, demandée pour le projectile d'un poids de 25 grammes.
D'un autre côté, la Commission, après avoir fixé la base des perfectionnements (la cartouche), procéda aux modifications nécessaires à l'arme, soit : tubage du canon, modification de l'appareil de percussion (percuteur-broche à la place de l'aiguille), introduction d'un extracteur, et en même temps elle^prit en considération la réduction — de quatre à trais — des mouvements pour là charge (voir page 107 de cet ouvrage).
Parmi de nombreuses propositions de transformation du modèle 1866 pour l'emploi de 'la nouvelle cartouche, deux furent soumis au choix définitif, surtout eu égard à la préférence que la Commission donna à une construction qui permet l'unité de l'armement, soit des armes transformées du modèle 1866, soit pour les provisions futures d'armes neuves.
Ce sont les constructions de Beaumont (voir PI. 49, fig. 321-23) et du capitaine Gras qui furent destinées à des épreuves ultérieures, quoique celle de Beaumont eût demandé un changement pour les carabines de cavalerie et les mousquetons d'artillerie, ces deux armes ayant, — pour des raisons de service, — le levier recourbé, qui ne pouvait donc renfermer le ressort de percussion ; la construction &ras, par contre, conserve le ressort à boudin du modèle 1866.
De ces deux constructions furent établis à St-Étienne, ensuite d'ordre ministériel, un nombre sufiisant de fusils, soit transformés du modèle 1866, soit neufs pour les essais en grand dans trois régiments d'infanterie, un régiment de cavalerie et un régiment d'artillerie. Ces essais devaient, suivant le programme, représenter l'équivalent de plusieurs années d'un service courant et correspondre le mieux possible aux circonstances qui peuvent se présenter pendant une campagne.
Indépendamment des épreuves de tir, les cartouches furent également l'objet d'épreuves spéciales de transport dans les caissons et dans les cartouchières des hommes. A la suite de ces expériences, chaque corps adressa au ministre de la guerre un rapport d'ensemble, et ces divers rapports, avec les pièces à l'appui, furent soumis d'abord au Comité de l'artillerie, puis à une haute Commission, présidée par le maréchal Canrobert. Sur la proposition du ministre de la guerre^ M. le Président de la République, par une décision du 7 juillet 1874, approuva les conclusions de cette haute Commission et adopta :
1® La construction Gras pour le fusil, la carabine et le mousqueton ; 2® L'épée-bayonnette pour l'infanterie.
Les armes neuves de la construction Gras i-eçui^ent la dénomination de 'fusils, carabhieSy inoitëquetons modèle 187 4 ^ et les armes modèle 1866 transfoimées d'après la même construction, celle de modèle 1866-74.
DEL-KEUVIÈME SIECLE. 147
La construction Gras, modèle 1874, se distingue du modèle 1866 principalement P*r Tobturation, la hausse ou mire, Tarme accessoire (épée-bayonnette) et la cartouche.
FUSJL FRANÇAIS, modèle 1874 (cunstkuction gras).
Armé et ouvert PI. 51f, Hg. 363
Coupe . PI. 51f, lig. 3C>i
Cylindre-obturateur complet (culasse mobile) fermé et dé^iarmc . . PI. St, fig. 365
Hausse ou mire : PI. 5», lig. 306
Douille (étui) de cartouche PI. 5», fig. 367
Projectile PI. M, fig. 368
Épée-bayonnette . .*. PI. »», fig. 360
'^»Hptwn et expressions techniques ai rapport avec la c Revue militaire d*arUlleric » de France.)
La chambre du canon, modèle 1866, est remplacée par une chambre i*éduite, ^^^logue à la forme de la cartouche.
. La boite de culctsse A, vissée au canon, renferme la culasse mobife ; le rempart ^k^^^'pendiculaire, qui donne appui au renfort du cylindre, présente à son coin gauche un '^ïiceord hélicoïdal, afin d'arrêter le cylindre à hauteur (Je ce raccord et d'achever la v^riueture seulement en rabattant le levier pour empêcher une explosion prématurée et achever en même temps de bander le ressort à boudin. L'ouverture rectangulaire audessus de l'entrée de la chambre à cartouche sert de logement aux extrémités des branches de l'extracteur. La tête de la .
ViS'èjcdeur B provoque le rejet de l'étui de la cartouche extraite, en ce que celui-ci butte contre la tête de la vis en saillie dans le fond de la boîte de culasse. A la partie inférieure de la boîte se trouve fixé l'appareil de détente, conforme à celui du modèle 1866.
• Ld culasse îfwhUey fig. 365 se compose des parties suivantes :
C cylindre, avec poignée et renfort ;
D tête mobile, avec renfort ;
E extracteur:
F percuteur;
G ressort à boudin (de percussion, spiral) ;
H chien, avec renfort ;
I manchon.
Le cylindre C, avec poignée de manœuvre et renfort, est la pièce de fermeture proprement dite ; son mouvement horizontal est guidé par le renfort glissant dans la fente longitudinale de la boîte et limité par
Lii vis d'arrêt K. Le cylindre C seul suit le mouvement tournant du levier, tandis que ses autrea parties restent dans leur position perpendiculaire ; il est muni à l'extérieur d'un bouton en saillie qui doit engrener dans le logement qui lui correspond sous la queue du renfort de la tête mobile, de manière à rendre ces deux pièces solidaires dans le mouvement de translation. Entre le renfort et le bouton règne une nervure se prolongeant en avant, pour empêcher tout déversement du cylindre, ramené en arrière. On remarque ensuite la rainure de la vis-arrêtoir et la rainure donnant passage à la tête de gâchette (ressort de détente) ; cette rainure se coude à angle droit, suivant une surface hélicoïdale du rempart de la botte de culasse. Les deux rainures sont mises en communication par une fente transversale qui sert de passage à la vis-éjecteur. A la partie postérieure du cylindre se trouve une entaille dans laquelle s'engage le coin d'arrêt du chien lorsqu'il se porte en avant pour produire la percussion.
Le côté droit de cette entaille a la forme d'une rampe hélicoïdale qui, en s'appuyant sur une rampe semblable du coin d'arrêt, fait reculer le chien lorsqu'on tourne le levier de droite à gauche, pour ouvrir la culasse, ce qui produit automatiquement l'anné du chien. L'éyidement arrondi à l'extrémité antérieure de cette rampe est exigée pour la fabrication mécanique de cette pièce. A côté et à droite de l'entaille de dé^ part se trouve, sur la tranche postérieure du cylindre, un cran dit < cran de l'armé, > dans lequel pénètre la pointe du coin d'arrêt et qui a pour objet de maintenir le chien au brfndé. Le cylindre est foré pour le passage du percuteur, le logement du ressort à boudin oui l'entoure, et pour l'entrée du collet- de la tête mobile.
La tête mobile D termine en avant la longueur nécessaire du cylindre; sa tranche antérieure, évidée conformément au culot de la cartouche, appuie contre celle-ci ; le renfort à sa partie supérieure est prolongé en arrière et contient le logement de l'extracteur avec évidement pour son bouton. Sur le côté droit du prolongement se trouve une mortaise destinée à recevoir le bouton du cylindre pour relier ces deux pièces en ouvrant la culasse. On remarque sur le pourtour du corps cylindrique de la tête mobile la rainure inférieure pour le passage de la vis-éjecteur, le bout antérieur arrondi de la rainure latérale pour la vis-arrêtoir et un évidement transversal ou rigole, destiné à servir, à l'occasion, d'issue aux gaz qui proviendraient de la rupture d'un culot de cartouche et se seraient engagés dans la rainure inférieure. Le collet sert d'axe. Le forage de la tête mobile est ovale vers son arrière et conformément à la forme du percuteur, afin d'éviter la rotation de la tête mobile avec le cylindre; il se resserre circulairement en avant, conformément à la pointe du percuteur.
Uextractcur E se compose de deux branches formant ressort ; la branche supérieure porte, — eu arrière, — le bouton par lequel l'extracteur se relie à la tête mobile et se termine en avant par un renfort incliné qui, dans le mouvement de fermeture du tonnerre, vient glisser sur un plan incliné correspondant de la boîte de culasse. La branche inférieure porte une griffe, pour saisir le bourrelet de cartouche.
Cette double disposition facilite à la griffe de passer par-dessus le bourrelet de cartouche en fermant, empêche tout ballottement de la culasse mobile et assure l'extraction de l'étui vide.
L'extracteur est maintenu fixe dans la tête mobile par son bouton et l'appui de la surface du cylindre ; il suit tous les mouvements horizontaux du cylindre et retire donc aussi l'étui vide, tandis que l'entrée de ses deux branches dans l'ouverture de la botte empêche tout mouvement de rotation de la tête mobile.
Le peradeur F se termine par deux entailles formant un T, qui reçoit le manchon pour le réunir au chien ; son épaulement et sa pointe sont raccordés par un méplat ovale qui pénètre dans le logement correspondant de la tête mobile, d'où il résulte que le percuteur se trouve maintenu dans le sens transversal et qu'il n'est susceptible d'aucun mouvement de rotation, la tête mobile n'ayant elle-même, dans la manœuvre, qu'un mouvement de translation. *
Le ressoH à boudin (de percussion) G, en til d'acier de l^-^S de diamètre, enroulé en hélice et faisant 20 tours sur 75"" de longueur, se comprime (au bandé) de 11"",5 et exerce un effort de 13 kg. environ.
Le chien H, de forme analogue au modèle 1866, porte au-dessus de la partie cylindrique le renfort qui la dépasse en avant et qui doit guider le chien dans les divers mouvements que la culasse mobile peut prendre dans la botte de culasse ; ce renfort se termine en arrière par une gorge et par une crête quadrillée. Sous le coude du renfort se trouve le coin d'arrêt, qui s'engage dans l'entaille correspondante du cylindre lorsqu'on met le chien à l'abattu, et dont l'un des côtés est taillé en rampe hélicoïdale, à la demande de celle de l'entaille du cylindre ; un léger évidement demi-cylindrique à l'extrémité de cette rampe facilite la fabrication mécanique et n'a pas d'antre but. À la partie inférieure on a pratiqué le cran de sûreté ou de repos et le cran de l'abattu ou de départ avec plans inclinés sur lesquels glisse la tête de gâchette. Le forage du chien pour le percuteur se termine par le logement du manchon, soit deux cloisons transversales, fixant le manchon, et deux coulisses croisées, formant une ouverture normale aux cloisons, permettant au contraire de dégager le manchon. La fente dé repère à l'arrière de la crête se met en correspondance avec la fente du manchon.
Le manchon I relie le percuteur au chien au moyen du raccord en forme de T, et parle fait que les deux ailettes du manchon s'emboîtent dans les cloisons du chien. La manière doBt le manchon est fixé au percuteur et la forme ovale du percuteur et de son logement dans la tête mobile empêchent le manchon dç se tourner, soit de se dégager du chien, ce qui ne peut avoir lieu qu'api-ès avoir séparé la tête mobile du cylindre.
Le démontage s'opère de la manière suivante :
Après avoir dévissé la vis-arrêtoir de trois filets, retirer la culasse mobile de la boite de culasse, conduire le^chien à l'abattu, enlever la tête mobile et en séparer l'extracteur qui se dégage facilement. Puis, après avoir placé les deux fentes de repère du chien et du manchon dans le prolongement l'une de l'autre, appuyer fortement la pointe du percuteur sur un corps dur, pour faire sortir les ailettes du manchon de leur logement et les d^ager du T du percuteur. Laisser le ressort se détendre librement et séparer ensuite, le cylindre, le ressort et le percuteur.
Fondionneimnt du, mécanianie. Manœuvre de Varnie.
En tournant le levier de droite à gauche, le cylindre touine indépendamment des autres pièces et oblige par sa rampe hélioAdale le chien de reculer et le coin d'arrêt tombe dans le cran de Tarmé ; les trois renforts se trouvent alors dans le proliMigement Tun de Tautre.
Ce mouvement de recul du chien a été suivi du percuteur relié au chien par le manchon et le percuteur en reculant a comprimé le ressort de percussion. En même temps le bouton du cylindre est entré dans son logement dans le renfort de la tête mobile, de sorte que, en retirant le cylindre en arrière pour ouvrir la culasse, Tétui de cartouche est également retiré, et — en buttant contre la tête en saillie de la vîs-éjecteur, — rejeté au dehors, si Ton ne préfère pas de le saisir pour un emploi réitéré.
Après avoir introduit une cartouche, on avance le cylindre et abaisse le levier ; par ce dernier mouvement le coin d'arrêt se dégage du cran de Tarmé et le chien est d'abord retenu par le cran de sûreté ; en terminant le mouvement de rotation du cylindi-e^ la tête mobile avance à fond d'obturation et le chien avec manchon et percuteur est forcé à un mouvement final de recul, en comprimant davantage le ressort à boudin, et la tête de gâchette s'eQgage dans le cran de l'abattu ou de d^art.
Une pression sur la détente dégage la tête de gâchette du cran de l'abattu, le ressort devenu libre se détend et entraîne brusquement le percuteur avec chien et manchon ; la pointe du percuteur dépassant à l'abattu la tranche de la tète mobile et frappant sur l'amorce logée dans le centre du culot de cartouche, détermine l'inflammation de celle-ci.
Le cran de sûreté du chien doit remplacer un appareil spécial pour le cas où Ton voudrait conserver Tanne chargée sans faire feu tout de suite. A cet effet, il suffit Qià chien se trouvant à l'abattu, de relever le levier jusqu'à ce que l'on entende la tète du ressort de détente tomber dans le premier cran. Si par contre le chien était au bandé, il faudrait amener le renfort du cylindre dans le prolongement du pan droit de la boîte de culasse, puis placer la main gauche sous la botte de culasse, les doigts sous le levier pour l'empêcher de se rabattre complètement ; appuyer légèrement sur la détente et accompagner le chien en le retenant avec le pouce, de manière qu'en abandonnant la détente la tête de gâchette tombe dans le premier cran et y soit arrêtée. L^anne au repos, le percuteur ne se trouve que de 1"'",5 éloigné de l'amorce (ll"",5 lorsquHl est au bandé), distance insuffisante pour provoquer la percussion en cas de départ involontaire. Pour rendre l'arme de nouveau prête au tir (mettre le chien au cran du bandé), on relève et rabaisse le levier.
Jja hausse ou mire, fig. 806, est une hausse à curseur ; elle se compose : du pied de hausse qui est brasé sur le canon et dans lequel est encastré un ressort plat ; de la planche de hausse graduée, fixée à charnière sur le pied, et d'un curseur mobile à rallonge qui glisse sur la planche. Un petit ressort interposé entre la plandie et le curseur règle le frottement doux et le maintien du curseur en place. Un arrêtoir placé à la par-
Dlt-NEUVDEME SIÈCLE. 151
tie suj>^rieiire de la planche guide le curseur et en limite le mouvement. La planche de lia.u.:5se, munie de son curseur, peut être soit levée soit rabattue en avant ou en arriërie ; le ressort du pied de hausse, en agissant sur le talon à trois cames de la planche, la fixo ^lans chacune des trois positions.
Xie talon de la planche poite le cran de mire de 200 mètres (la planche étant rabAeùvjK^ «1 avant) ; dans la pièce-arrêtoir se trouve le cran de mire de 300 toètres (la plan dm ^^ rabattue en anière) ; à partir de cette distance on se sert de la planche levée qui i>om--t« les crans de mire de 350 mètres (cran inférieur) et de 1300 mètres (cran supérieim-)- Sur les deux côtés de la planche sont marqués les traits indicateurs du tir pour I cs^ s distances variant de 25 en 25 mèti^.
A graduation va de 400 à 1200 mètres sur le côté gauche, et de 1400 à 1800 sur le côté droit de la planche, et elle est marquée en traits et chiffres pour les cent^Kir^^ de mètres, en demi-traits pour les 50 et en points pour lès 25 mètres.
3C^ ligne de mire de Tarme varie donc à 200, 300, a50, 400-1200, 1300 et 1400 à 1800 mi:».^tres, soit de 6 points de mire.
i* épee-bayonnette, fig. 360, comprend la lame, la monture et le fourreau. La mon.t^umr^^ se subdivise elle-même en deux parties : la poignée et la croisière. Sur la poignée qm:a^i est garnie de deux plaquettes en noyer, se trouvent fixés le poussoir et son ressoirt ^ qui servent à maintenir l'épée-bayonnette au bout du canon. La croisière porte d un o^^-^ la douille dans laquelle on engage le bout du canon et le quillon qui sert à
les faisceaux.
fourreau, en tôle d'acier, est bronzé ; deux battes rivées à Tintérieur du corps Kinent la lame. Le pontet sert à fixer Tépée-bayonnette au ceinturon du soldat.
accessoires sont :
mai
la
ordirà».î
nécessaire d'armes et 1 lavoir en laiton. Le nécessaire d'armes se compose de : la botte (tôte de fer), l'huilier (couvercle de la botte), la lame de tourne-vis, e-curette, la trousse en drap ; la botte sert de manche au tourne-vis. n outre, et indépendamment de ces pièces, le soldat doit être pourvu des objets ^^^rnent employés pour le nettoyage et le graissage des armes.
LA CARTOUCHE, modèle 1874
^ '^^tHyse de l'étui (douille), de l'amorce, de la charge de poudre, du lubriftcateur et du ï**"oj^tile.
^ -^étui^ fig. 867, de laiton estampé et à bourrelet massif, porte au centre du fond
\^ ^^tïient (formant enclume) de l'amorce, percé de deux trous de lumière.
Il' amorce comprend la capsule en cuivre rouge, chargée de fulminate, et le couorce en laiton, destiné à maintenir l'anKyrce dans son logement.
152 ARMES A FEi:.
Le lubrificateur, qui s^are, dans Tétui, le projectile et la poudre, se compose d'une i-ondelle en feutre gras, comprise entre deux rondelles de carton mince.
Le projectile est enveloppé (de gauche à droite) de papier parcheminé.
La provenance de Tétui de la cartouche ainsi que Tépoque de sa fabrication et rindicaiion des^ diverses réfections de Tétui, sont poinçonnées sur le culot de la cartou* che. Les cartouches sont empaquetées par paquets de 6, les projectiles alternant avec les bourrelets, les cartouches isolées les unes ^es autres par une feuille de papier les entourant successivement.
L'enveloppe consiste en papier fort, lié d'une ficelle.
La construction du fusil français, modèle 1874, est une combinaison pratique, surtout au point de vue de l'unité de construction des armes à feu portatives en général, transformées du modèle 1866 ou neuves, pour l'annement de l'infanterie, de la cavalerie et de l'artillerie. Les armes pour la cavalerie et l'artillerie ne diffèrent de celtes de l'infanterie qu'en dimension des garnitures et du levier recourbé pour raisons de service.
La cartouche est de construction solide et pratique.
Détails ultérieurs dans le tableau dçs dimensions.
La trcaisforinfttimi du modèle 1860 (Chassepot) en modela 18G(i'74^ comprend :
P Le tubage du canon ;
2* Le remplacement de la culasse mobile modèle 1866 par une culasse neuve du modèle 1874;
3' La modification de la hausse, d'après le modèle 1874 ;
4'' Quelques légères modifications à la botte de culasse et aux garnitures.
P Pour diminuer les dimensions de la chambre suivant l'exigence de la cartouche modèle 1874, le canon est pourvu à son extrémité postérieure d'un tube conique, dont les dimensions correspondent exactement à celles de la chambre alésée pour le recevoir. Le tube d'une longueur de 10 centimètres, foré au calibre de H"", présente un diamètre de 16"",1 à sa partie antérieure et de 19"", 1 à sa partie postérieure; à cette dernière il est muni de deux ailettes, correspondant à deux entailles du canon. Chassé dans son logement, l'extrémité antérieure du tube buttant contre le fond du logement, les ailettes affleurant la tranche postérieure du bouton fileté du canon et la botte de culasse s'appliquant contre les ailettes, le tube n'est susceptible d'aucun mouvement, soit horizontal, soit de rotation.
Après le tubage on raccorde le calibre du tube exactement avec l'ftme du canon et on y établit la chambre à cartouche.
De nombreuses expériences ont constaté que, sans altérer la précision du tir, on pouvait se dispenser de prolonger les rayures dans le tube, en donnant à la partie lisse qui sépare le projectile de l'entrée des rayures un diamètre de 11"", 15.
DIX-KEUVIEMfi SIECLE. 153
2"" L'emploi de la cartouche métallique, modèle 1874, aurait exigé moins de ehangements dans la construction de Tarme modèle 1866, mais afin de rendre Tarme transformée aussi identique que possible avec le nouveau modèle 1874 , on a préféré Vadaptian cTune cttkisse mobile complète et neuve du modèle 1874.
3** Le tir du modèle 1866 répondant, avec emploi de la cartouche modèle 1874, au tir du nouveau modèle, la hausse est également rendue identique. A cet effet elle est munie d'un curseur à ralonge avec ressort et vis d'arrêt ; les gradins sont enlevés et les parois du pied ne servent plus qu'à protéger la planche de hausse rabattue sur lui. La graduation de la planche a subi le changement, exigé par la nouvelle trajectoire du projectile. Cependant, la planche mobile de la hausse modèle 1866 étant plus courte, ' le cran de mire de son sommet sert à la distance de 1200 (au lieu de 1300) mèti-es, et celui du sommet du curseur à 1700 (au lieu de 1800) mètres, limite de graduation.
4** Les modifications ultérieures sont :
a) Aléser la boîte de culasse et retailler les différentes faces de la fente supérieure et de l'entaille, pratiquer le logement de l'extracteur et fixer la vis-éjecteur.
6) Reculer le ressort-gâchette de 9**", afin de lui donner la même position que dans lé fusil modèle 1874.
c) Donner à la détente le même profil qu'à la détente du modèle 1874.
d) Ajuster à queue d'aronde et braser un taquet-écrou vers l'extrémité de la feuille antérieure du pontet pour fixer la baguette.
e) Pratiquer dans la tête de la baguette une fente transversale pour permettre l'introduction d'une lame de tourne-vis, et fraiser un trou (sur la tête) pour servir au démontage et au remontage de la culasse mobile.
Il reste à observer qu'une correction de la déviation angulaire initiale, compensée en partie déjà par le rayage de droite à gauche, est plus complètement corrigée par le déplacement des crans de mire seulement au modèle 1874, et des crans de mire et du guidon au modèle 1866-74, la largeur inférieure de la planche de hausse, modèle 1866, n'ayant pas permis d'appliquer cette correction sur elle seule.
Défi^oemekt du :
GurooN.
CnidipM
de la Planche.
Cni
de PArrêtoir.
Grai iiférieur
de la Planche.
Cm iifériesr
du Curseur.
JPttRil modèle 1874 > > 1866-74
mm. 0,— > 0,8 D
mm. 1,7 G > 0,9 G
mm. 1,3 G > 0,5 G
mm. 1,3 G > 0,5 G
mm. 0,8 G > 0,-
Gomme le fusil modèle 1866 offre incontestablement de bonnes qualités, il justifie une transformation plus coûteuse, le portant après l'exécution de celle-ci sur le même rang que le nouveau modèle.
D'un côté les armes à feu portatives neuves et transformées de la République française remplissent les conditions des meilleures armes de guerre de ce genre, de l'autre côté on a dignement reconnu l'immense valeur que Tuniformité de construction de l'armement d'une nation représente.
154 ARMES A F£a.
Il fut présenté en Italie, en
1875, et soumis à la Commission royale technique-militaire un fusil, construction Pieri, qui, quoiqu'il ne put obtenir la supériorité vis-à-vis du modèle adopté en 1871 (Vetterli), sera mentionné ici pour cause d'originalité. Le constructeur en prétendait les qualités supérieures suivantes :