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LA MÊME. APPAREIL DE PERCUSSION

PI. 40, flg. 33f.

A sa partie inférieure renforcée, le canon est muni d'une coquille dans laquelle ^ fixée la cheminée.

Il est vissé à la culasse, qui forme de son côté la tête d'une plaque ou bande en

fer allongée, à laquelle sont fixés les appareils de percussion et de détente, ainsi que la mire.

La mire, simple hausse à échelons, est subdivisée pour des distances de 300" jusqu'à 1100».

Entre la culasse et le pontet se trouve le tube du grand rassort, renfermant ce dernier, qui est en spirale, ainsi que son boulon ou plutôt sa tige, teiminée par une tête cylindrique creusée, destinée à frapper sur la cheminée, absolument comme la tête du chien dans les fusils ordinaires. A son autre extrémité, la tige du grand ressort est vissée dans la barre de tension, terminée par une languette à crochet.

Au pontet est fixée la détente et son ressort. Avec cela les appareils de percussion et de détente sont au complet. La simplicité de cette construction est remarquable. En tirant en arrière le bouton de la barre de tension, on arme le grand ressort et le crochet de languette de la barre de tension s'engage dans celui de la détente, qui, en se décrochant, lâche la tige, dont la tête va frapper sur la capsule, placée sur la cheminée au bas du canon.

Longueur du canon 42*""; calibre 12'""; 4 rayures à base concentrique de 0"'",3 de profondeur avec un pas d'un tour sur 660"»'". Point culminant de la trajectoire (flèche) sur une distance de 1000*" = 55 mètres.

1862. Les essais poursuivis en Hollande d'une manière continue depuis 1860 sur les armes à feu portatives, sont terminés.

Les expériences faites portent de préférence sur < la question des calibres > et par conséquent sur < les projectiles et la charge. > Après avoir mis à l'épreuve des armes des calibres ll'"'",4, 12'"'»,5, 13'"",4 et 13'"'",7, on trouve que la palme appartient en réalité au calibre suisse de 10'"'",4 permettant un jeu de 0'"'",4 avec 4'',25 de charge, et un projectile forcé du poids de 22'^',5 sur une longueur de 25'"", et le centre de gravité à 13"" de la pointe. Cette arme présentait évidemment les meilleurs conditions. Cependant on réclamait contre le peu de longueur du canon, qui faisait naître des craintes au sujet des feux sur deux rangs. On pourrait, du reste, facilement faire disparaître cet inconvénient en portant cette longueur à 98'" et en construisant le canon en acier fondu. De cette manière, la longueur totale de l'arme, sans la bayonnette, serait de 138*". Sur ces entrefaites le gouvernement institua une nouvelle commission, qui proposa l'adoption du calibre de 12"",6, avec une charge de poudre de 5*^',5, un projectile, muni d'une cavité à expansion et de rainures pour la compression, du poids de 21*',4, ayant une vitesse initiale de 466 mètres.

En Angleterre la commission des armes à feu portatives s'occupait depuis quelques années déjà de l'examen de différents modèles de fusils se chargeant par la culasse, qui lui avaient été soumis, et de ceux de constructions diverses qui avaient été en usage dans la guerre américaine de la sécession.

Sur le continent on attachait encore peu d'importance à cette modification introduite dans la manière de ^charger, quoiqu'elle offrît évidemment des avantages trèsconsidérables. Tous les efforts restaient concentrés exclusivement Bur les effets ballisti^ ques de l'arme, le calibre, la nature et la disposition des rayures, le projectile et la charge, la mire, etc.

Ce n'est qu'après les guerres de 1864 et 1866, dans lesquelles le fusil à aiguille prussien prouva d'une manière si incontestable sa supériorité sur les armes se chargeant par la bouche, que l'on se vit bien forcé dans les autres États du continent d'admettre qî4€ la méthode de la charge par la botidie avait vécu.

Néanmoins, avant de passer à Tétude sérieuse des armes se chargeant par la culasse, il paraît opportun d'en finir complètement avec les quelques données qui restent encore à citer relativement aux fusils se chargeant par la bouche, tout en ajournant de peu de temps Tavénement de la charge par la culasse, — qui du reste avait déjà fait à cette époque d'importants progrès, surtout en Amérique, — afin de suivre une méthode systématique, et d'avoir sur la question une vue d'ensemble plus complète. Ce léger retard semble d'autant mieux justifié, que le gros des précurseurs de ce nouveau système — précédé d'une insignifiante avant-garde et suivi d'une aussi faible arrièregarde — se produit en réalité dans le court espace de temps de 1865 à 1870.

Ajoutons que les dates d'invention n'ont pas toujours pu être exactement déterminées, par cela seul que la plupart de ces constructions ont été l'objet de petites modifications et de légers perfectionnements, ayant pour résultat de reporter fréquemment soit en arrière soit en avant l'époque exacte de la construction particulière de telle ou telle arme. H arrive d'ailleui*s souvent que les inventions nouvelles ne sont pas toujours connues immédiatement.

1863. Conformément à la décision du Conseil fédéral du 7 février 1862, on avait reg>risi en Suisse les essais interrompus sur les fusils d'infanterie. Avec le petit calibre de 10",4 on mit en parallèle ceux de 11"",4, 12-'",3, 14—,7 et 15—,6.

Eu égard à ses résultats favorables pour le tir, le fusil d'infanterie, calibre 10"",4, * charge pjr la bouche avec projectile Buholzer, obtint la préférence, d'après les pro- P^^^i €:*ions de la minorité de la commission. La majorité recommandait le calibre anglais ^® ^ -^t~,7, en se fondant plus particulièrement sur le motif que l'arme de petit calibre ^st ti^Bnop délicate (comme arme de guerre). C'est l'argument de militaires qui mettent plus ^e confiance dans la bayonnette au bout du fusil que dans le fusil lui-même comme *rm^ de tir.

On fit abstraction de la charge par la culasse, parce qu'on n'avait point foi en innovation. Le modèle cité plus haut fut adopté par le Conseil fédéral le 24 déde cette année, sous le nom de :

FUSIL D INFANTERIE SUISSE , modèle 1803.

PI. f s, fig. 182.

Ce fusil est de 6"' plus long que le fusil de chasseur, modèle 1856, et n'en diflère

Tès-peu dans toutes ses autres dispositions.

Longueur, du canon 990""; calibre 10"",4; rayures, au nombre de 4, concentri-

^^^ avec le forage et de même largeur que les pleins, à angles vifs ; pas, 1 tour sur

*^ ; hauteur du guidon au-dessus de l'axe du canon 15",4; hauteur de la mire au-

s du même axe :

4Ue^

ies

^^^Hlri[iètres 21,9 24,3 27,45 30,9 34,8 39 48,8 49,2

Mii-e k cadran avec deux petits ressorts latéraux, au lieu de vis d'arrêt; la gra- ^^^tion est faite sur les deux bords des joues de la mire, à gauche pour les centaines

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paires et à droite pour les impaires ; elle est indiquée en pas; vis de culasse avec crochet à bascule; garnitures en fer bleui ; platine à chaînette avec un seul cran.

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