‹ Les armes et armuresChapitre 16 sur 20 · ARMES BLANCHES OCCIDENTALES · texte numérisé non relu

ARMES BLANCHES OCCIDENTALES

Lépée des avènements ou de Gonzalve de Cordoue (Armeria real). — Cette épée (voy. p. 229) est une lame large et forte, creusée d'un canal jusqu'au tiers de sa longueur dans le style ordinaire des lames

espagnoles si renommées au seizième siècle. Le pommeau, formé d'une boule aplatie, porte d'un côté les armes du grand capitaine, à qui elle doit son nom ; de l'autre, en relief, la représentation d'un combat entre des soldats, j'allais dire vêtus, non, déshabillés et nus à l'antique. Cette ciselure est du meilleur style. Jiien n'est plus délicat aussi que les vignettes qui décorent la plate-bande du pommeau, les quillons recourbés vers la lame et les pasd'ûne. C'est sur cette épée qu'à chaque avènement, les grands dignitaires de l'Espagne prêtent serment à l'héritier présomptif du nouveau roi.

L'épéediteaumascarondp.VlQ. — lbid.). — C'est une de ces œuvres incomparables qui nous viennent delà Renaissance, aussi Ta-t-on attribuée, sans preuves, àBenvenutoCellini,cequ'on ne manque pas de faire quand on trouve quelque superbe ouvrage anonyme. Le mascaron qui décore le pommeau et auquel l'épée doit son nom, est très-beau, surtout de face, où il apparaît coiffé par les deux volutes gravées qui sont posées latéralement. L'enfant qu'on voit dans chacune de ces volutes, à cheval sur une guirlande, contraste par la grâce de sa pose avec la sévérité du mascaron. Au dos de celui-ci, de l'autre côlé du pommeau, un petit médaillon représente Hercule étouffant le lion de Némée. C'est gravé dans de très-petites proportions, et cependant la vigueur, l'énergie du héros sont rendues d'une manière sai-

Fig. 48. — Lépée au iiiascaion.

sissante. Les médaillons qui décorent la garde des deux côtés, les bustes qui terminent les quillons recourbés en sens inverse, les enfants couchés sur les pas-d'âne, ces derniers surtout, sont d'une exécution égale au reste, c'est-à-dire merveilleuse.

Uépée de Charles- Quint (ibid.). — Magnifique épée de fabrication allemande. Les jolies figurines en demi-relief qui décorent le pommeau, les quillons et les gardes sont en argent. Les fleurs et les feuillages de la fusée sont en filets d'argent plaqué sur fond d'acier. La lame est d'acier bruni presque noir.

Dague (Musée d'artillerie, J, 488). — Cette dague, d'origine espagnole et de la fin du dix-septième siècle, est remarquable par sa poignée repercée à jour et ciselée. Le creux qu'on voit au talon de la lame était destiné à recevoir le pouce (voy. p. 135, n° 3).

Ibidem, J, 72. — Voici (p. 224, n° 4) un spécimen de ces épées de ville, dont nous avons dit quelques mots ; elle est d'ailleurs remarquable par les sculptures que présente sa poignée en ivoire. La fusée est formée par le groupe d'Hercule et d'Antée, luttant ensemble. La garde représente Hercule terrassant le lion de Némée dans sa partie antérieure, et à la postérieure, le puissant repos du dieu. La lame, d'origine espagnole, est gravée et dorée.

Ibidem, J, 127. —Épée allemande du dix-septième

m LES ARMES ET LES ARMURES.

siècle. La poignée repercée à jour, ciselée et quadrillée, est d'un travail étonnant. (Voy.p. 175, n° 2).

Ibidem, J, 64. — Sabre italien du dix-septième siècle. Cette arme (p. 273, n° 2) est remarquable à certains égards. La forme de sa lame,- qui est celle du cimeterre, dénote l'influence orientale. Le sabre, surtout très-courbé, n'était pas en vogue auprès des capitaines de l'Europe, comme nous l'avons déjà dit. La lame est ciselée et champ-levée. La pointe des quillons et les pommeaux sont figurés en tête de lion. La fusée porte des masques et des feuilles d'acanthe ciselées en relief.

Ibidem, J, 125. — Épée italienne du dix-septième siècle. Deux bustes d'enfants comme bout de quillons. Le groupe des trois Grâces et deux enfants du style le plus gracieux, forment la fusée.

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