ARMES BLANCHES ORIENTALES
EpéededonJuan(Armer'm real. — Voy.p. 227, n° 2). — Elle a été, dit-on, conquise par don Juan sur un chef Maure à la bataille de Lépante. Elle serait donc de fabrication orientale. C'est, du reste, ce que confirme l'aspect de l'arme : les ornements de la lame sont d'or, légèrement en relief, sur un fond d'azur; ceux de la poignée et de la garde également, mais le relief est plus fort. L'étoile, au centre du pom-
I ig. i'J. — 1, ." el 5, Baïonnettes. — % Rpée espagnole (voy. p. MH). •4, Épée italienne (voy. p. 221).
meau, est formée par un émail rouge, blanc et vert , c'est riche et élégant.
Les Maures ont toujours aimé les armes bizarres : YÂrmeria real possède entre autres objets de cette provenance une sorte de dague ou de main gauche en trident, adaptée à un brassard, qui a pu servir réellement à la défense, ce qui n'arrive pas à toutes les armes bizarres. On portait ce brassard avec son trident au bras gauche, sans doute, tandis qu'on tenait Tépée ou la hache de la main droite. (Voy. p. 135, n° 4.)
Une adargue mauresque. — Petit bouclier adapté
Fig. aO. — Adargue mauresque.
sur une lance courte, ou plutôt sur un javelot. Le bouclier est lui-même surmonté d'une dague à laquelle il sert de poignée ; cette arme bizarre date du quinzième siècle.
Le bâton de Pierre le Cruel — Ce bâton, déployé, a plus de sept pieds de long, mais on peut rabattre
les deux branches latérales sur la grande lame centrale, et les trois ensemble sur le bâton, qui n'a alors que trois pieds et demi, (Voy. ci-dessous.)