‹ Les armes et le duelChapitre 11 sur 219 · AVA>T-PROPOS · texte numérisé non relu

AVA>T-PROPOS

pas dire ; ce ne sont point les balles et les épées qui tuent, CE sont les témoins ; niais mon aphorisme subsiste, surtout si Ton songe à la part immense et à la responsabilité qui pèsent sur les hommes au jugement desquels est soumise une question dont un duel peut être la conséquence.

Le Code du duel, malgré les adhésions qu’il a reçues, malgré l’espèce d’intérêt porté sur lui par les paroles du célèbre défenseur de l’accusé dans le procès auquel nous faisons allusion (1), et celle d’un de nos premiers écrivains (2) qui révéla l'existence de ce code aux magistrats étonnés; ce formulaire de l'honneur, s’il est permis d’employer ce langage, renferme, selon nous, des théories non acceptables. La grande question du duel est encore à traiter, au triple point de vue de la raison, de la morale et des convenances.

Sollicité par de nombreux amis, par mes élèves, et par des personnes dont je m’honore d’être connu, et qui tous désiraient avoir mon opinion sur une question à laquelle se rattachent les intérêts les plus graves, l'honneur et l’existence ; accablé de demandes, j’ai dû céder. J'offre donc au public le résultat de mes recherches et de mes études. Ce livre n’est qu’un essai que doit suivre ou plutôt compléter, dans deux ans, un autre ouvrage plus considérable, plus varié, et plus concluant si c’est possible (3).

J’apporte ici le fruit de lectures assidues, d’observations

(1) M. Bprryer.

(2) Alpiaiidre Dumaa, à la session des assises de mars 1846, à la Cour de liouen.

(3) Ce second ouvrage, dont l'expérienco et la réflexion ont chaque jour étendu les limites et qui, d'ailleurs, devait obéir au précepte de l'école (nùnum prcmatur in anntira), paraîtra vers 1866.

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