‹ Les armes et le duelChapitre 12 sur 219 · I.K DIKI · texte numérisé non relu

I.K DIKI

consciencieuses recueillies de loutes parts; à défaut d’instruction profonde, j’ai beaucoup réfléclii, beaucoup lu, et j’appuie mes assertions sur des autorités respectables et que je cite toujours.

Maintenant, encore que bien d’autres avant moi aient traité ce sujet, avec la crainte de ne pas offrir à tous mes lecteurs l’attrait de la nouveauté, je puis redouter de rester au dessous des espérances des hommes réputés connaisseui’s dans la science dont je viens exposer les préceptes; mais je crois être le premier, parmi les professeurs, mes confrères, qui, sentant profondément l’importance et la dignité de sa profession, ait osé, à propos de duel, se prononcer aussi franchement contre ce préjugé, en prenant en main la cause de la religion, de la morale et des lois.

L’homme est né pour vivre en société; malgré la dénégation formulée par la plume paradoxale de J. J. Rousseau, cette vérité domine après avoir vaincu d’anciens sophismes et les systèmes nouveaux ; la base de notre organisation repose sur cet axiome établi par la philosophie et la politique.

Chacun de nous doit contribuer au bien-être de la société dont il fait partie; ainsi dans le corps humain tous les membres, tous les oi^anes doivent fonctionner dans un but d’intérêt général.

Mais, au sein même de notre civilisation, subsistent encore d’odieux préjugés, triste héritage des siècles barbares, qui viennent entraver dans sa marche l’action de l’homme sur la société, et celle de la société sur l’homme. Parmi ces préjugés que la religion, la morale et les lois n’ont pu encore que modiGer, le duel est le plus redoutable par .sa nature et par

ses l’ésultals. Je me suis proposé de développer daus cet ouvrage un ensemble de considérations sur l’origine, l’histoire, l’avenir de celte institution déplorable, et de livrer à l’appréciation du public les éléments d’une science nécessaire longtemps encore, puisque seule elle peut tendre à diminuer el, par suite, à faire disparaître un préjugé fatal.

LE DUEL

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