‹ Les armes et le duelChapitre 142 sur 219 · LES NOUVELLES SALLES · texte numérisé non relu

LES NOUVELLES SALLES

La paix rendit la liberté aux infortunés que la mort épargna; mais avec le retour de la tranquillité l’on avait diminué l’elTectif do notre armée, et notre marine avait besoin de longues années pour se reniettro des blessures terribles

(1) Voir sur l'intérieur et le régime des pontons, le livre si remarquable du général Pellet.

444 DEUX MÉTHODES COMPARÉES

qu’elle avait reçues sous l’Empire ; la majeure partie des tireurs qui avaient reçu dans les pontons ces fameux brevets de maître et de prévôt vinrent s’établir en France, et cherchèrent à gagner au moyen de leur tlenret les éléments d'une existence qu’ils ne pouvaient plus olfrir au pays. Avec eux commença la nouvelle école, avec eux s’éleva le nouveau drapeau dont la devise portait le fameux dicton : on touche

A RAISOM.

Nous ne voulons pas qu’on se méprenne sur nos paroles, nous protestons hautement d'avance contre toute espèce de rapprochements que l’on voudrait établir; nous ignorons les personnalités offensantes, et après cette profession de foi, nous pouvons dire combien, dans celte masse do ferrailleurs, il y avait peu d’exceptions, peu de gens capables d’enseigner les théories sur lesquelles repose l’escrime, et de les faire pratiquer convenablement.

Donc, tous ces bretteui-s, et tous ces porteurs de derai-espadon (1) que la paix avait replacés malgré eux dans la vie civile, allèrent dans les différentes villes frapper leurs appels sur le plancher d’uue pièce enfumée, placèrent dans un cadre leur brevet couvert de deux cents signatures, croix et paraphes incorrects, et s’intitulèrent Maîtres d’armes.

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