‹ Les armes et le duelChapitre 16 sur 219 · I.E lU'KL · texte numérisé non relu

I.E lU'KL

proiionçaienl ii gonoux, Ik'e ti faco et les mains entrelacées, les parrains visitaient les armes, ordonnaient aux combattants de faire leur prière et leur confession, et après une nouvelle tentative do pacification, ils octroyaient le combat. Par malheur c’était toujours là qu’aboutissaient les retards apportés par la prudence et l’amour de la paix.

Ils combattaient donc, puisqu’il le fallait, ils combattaient sans trêve ni merci, ces hommes fatalement crédules; la mort sauvait seule le vaincu du supplice, il no survivait pas pour l'infamie ; tombé mort sous les coups do son advcrsiiire, il ne se voyait pas dépouillé par la main du bourreau et traîné sur lu claie. Vainqueur , son innocence était publiquement reconnue et constatée; souvoiit, nous en sommes convaincus, la justice n’eut point à déplorer une erreur; la conviction de l’innocence, la bonté do la cause assuraient le bras et doublaient l’énergie des efforts.

Aujourd’hui les choses oui bien change. L’invention du moine Berthold Schwartz (I) a substitué l’adresse au courage et à la force. Dans un tir, on apprend à s’impiiéter peu do la justice de sa cause; le monde aujourd’hui entoure souvent de sa considération le duelliste qui, armé d'un pistolet, frappe son ennemi ; peut-être, dans un duel judiciaire et l’épée au poing, cet homme aurait senti son bras faiblir en rencontrant l’arme de son adversaiie.

Malgré la force des préjugés universellement répandus qui autorisaient celte déplorable coutume, ilo nombreuses réclamations s’élevèrent contre le duel. Les papes, les évôques

(1) Ilcrthoirt Scliwnrtz, moino allpinand, iiivcn(.T la puuilra on 1333.

Page 1