‹ Les armes et le duelChapitre 183 sur 219 · I.ES MklTRKS II ARMES · texte numérisé non relu

I.ES MklTRKS II ARMES

Mais elle roveiuliiiuo aussi pour la majorité do ses membres une large place dans reslime et la considération des hommes sensés et des gens de bien. Impartial avant tout, dans ce livre écrit avec conviction, et animé par l’amour d'un art auquel notre vio a été consacrée tout entière, nous pèserons également le bien et le mal. Heureux si après nous avoir lu, l’on veut bien faire, à la suite de nos explications, pencher la balance en notre faveur.

Nous avons aussi de beaux noms à présenter à côté de ceux qu’on pourrait venir jeter devant nous ; nous aussi, nous avons notre gloire, et comme un beau manteau, elle recouvre largement les taches que la méchanceté ou le peu de sympathie cherche à découvrir.

Une vérité bien reconnue est celle de l’utilité des armes pour la santé et la bonne tenue des jeunes gens; l’escrime est aujourd’hui le complément indispensable de toute bonne éducation. Cette nécessité rapproche donc essentiellement le professeur d’armes des classes de la société chez lesquelles tous les avantages d’une éducation bien achevée sont sentis et appréciés. L’on conçoit alors que les familles, pour lesquelles ce préjugé contre le maître d’armes existe encore profondément enraciné, redoutent le contact de leurs enfants avec des hommes aux mœurs et aux allures grossières ; mais, ainsi que le dit M. de la Bocssière : qu’elles se rassurent, si notre profession a malheureusement encore quelques types incomplets que le temps effacera, elle compte dans son sein quelques hommes auxquels les pères peuvent confier, avec toutes les garanties morales et intelligentes, le soin de compléter l’éducation de leurs enfants.

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LES MAÎmES d'armes. oIO

Sans répéter encore ce qui a été dit et écrit par tant d’autres et par nous sur la profession des armes, nous avons cependant à établir que nulle n’a besoin de plus de considération, et nous l’avouons hautement sans crainte d'étre démenti, nulle peut-être ne compte dans ses rangs plus d’hommes jaloux de conquérir dans le monde une position bien assise et que chacun doit rechercher avec ardeur.

Le professorat est une espèce de sacerdoce, il y a longtemps que cette sage opinion a été émise; pourquoi donc le professeur d’escrime ne suivrait-il pas l’exemple donné par les autres membres du corps enseignant et pourquoi ne marcherait-il pas sur la même ligne que ceux dont il complète auprès de la jeunesse les bons soins et les excellentes leçons?

Un rapprochement que voudront bien admettre les hommes sensés, au cœur et à la raison desquels nous soumettons nos avis, nous paraît cependant naturel. Nous croyons à la possibilité d’une comparaison entre l’escrime et tout autre enseignement, peut-être même trouvera-t-on que chei nous les difficultés à vaincre sont plus nombreuses.

Le professeur d’une classe quelconque a bien plus que nous tous les éléments nécessaires pour captiver l’attention souvent peu soutenue de ses jeunes auditeurs. La leçon qu’il donne est et doit être écoutée en silence. Il parle à tous ; et, comme nous, ne s’adressant pas à 1a fois à l’intelligence et à la souplesse corporelle, il n’agit que sur la première, et l’absence de la seconde de ces qualités ue paralyse pas le progrès de l’autre.

Ce n’est pas posséder l’art de l’escrime que de manier avec plus ou moins de rapidité un fleuret dans l’espace, et même

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