I.E PROFESSEUR ÉTRANGER
J'ai relrouvâ prî's (reiit des ftouvcnir5 de France.
(Grimer.)
Nous trouvons encore à l’étranger des [)rofesscurs qui nous rappellent le type du maître académicien de l’époque de Louis XVI. La Russie, cette terre que l’on peut dire française sons bien des points de vue, accueille le professeur d’escrime avec bienveillance. J’ai connu à Saint-Pétersbourg deux de nos compatriotes qui n’avaient point ii regretter le règlement de 1656. Ils avaient le grade de major, de nombreuses décorations ornaient leur cou et leur poitrine, des serfs leur appartenaient, et les maisons les plus aristocratiques leur étaient ouvertes.
Jusqu’ici nous avons présenté le tableau sous le jour le plus brillant; nous avons cité, après les noms de ceux qui ont illustré la profession, ceux qui gardent les nobles traditions de notre art. Mais toute médaille a son revers, et d’ailleurs toute peinture a besoin d’ombre ; nous .avons adopté pour devise : Vitam impendere vero; nous serons fidèle à notre maxime. Après les modèles à suivre, il y a les exemples mauvais à fuir.