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fiiez iiueli[iies iimateurs (]iii, soit dit en iiassant, ^'àlent dans leurs pi'Oléj'és (]ucl»[ues lionnes qualités ([u’ils ont, en leur faisant croire (jii’ellcs leur sullisent ; ils vont riqié'tant à tout venant; Onol lionnne! quel professeur! Ali! liravo! c’est surprenant ! c’est beau ! c'est inagniliquo ! Voyez connue il touche souvent I Quelle vitesse ! C’est admirahle ! C’est le premier maître !...
Voilà de vos arrùte, messieurs les gens do goût!
Sans doute la vitesse est une ipialité essentielle en fait d’armes, surtout chez un amateur ; mais convenez donc que le maître ipii n’aipie cette qualité est un être assez triste. Deniandez-lui de la théorie, il vous répondra par un coup de bouton. Mais, lui direz-vous, donnez-nous donc des explications. Vite, deux, trois, quatre, cinq coupsvous répondront avec la rapidité de l’éclair: c’est làsa théorie. Si l’on vous consulte alors sur le mérite de ce premier maître, vous serez obli|îé, n’ayant rien vu de plus, de dire: C’est uu homme du plus grand talent : il tire vile, .\insi, le postillon qui court la poste à crever dix chevaux de Paris àHoiien sera le iireinierécuyer ; riionimeipu parle lejdus vite sera le plus éloquent. A celui qui soutien t une semhlable thèse, la barrette du fou ou du bouffon revient de droit.
N’est-il pas triste do penser qu’un professeur devra tirer vanité de sa vitesse? Et combien no serait pas à plaindre le maître d’armes dont on dirait : Dans sou poignet est toute son intelligence ! Eu vérité, en entendant ces messieurs, on est tenté de s’écrier avec le bon La Fontaine :
Mi^nx vaut sagn pnnemi qu’un impnulent ami.